Pas évident de se faire une place sur un segment dominé par les constructeurs allemands. Ça l'est encore moins pour la S60 qui, au sein de la gamme Volvo, vit dans l'ombre de la S40. Pile dix centimètres plus longue (4,58 m) que cette dernière, la familiale scandinave, lancée en 2000, n'est pas un monstre d'habitabilité, surtout à l'arrière. Idem pour le coffre au volume moyen de 424 l.
Passé ces quelques inconvénients, la suédoise séduit par son style typé, la qualité de sa présentation et le plaisir de conduite qu'elle procure. Pas étonnant puisque la S60 ne dispose que de moteurs à cinq-cylindres (de 140 à 250 ch). Une débauche d'énergie qui arrive à mettre à mal l'équilibre du châssis au niveau de la motricité ou sur route humide.
Moteurs à la hauteur
Que ce soit en essence ou en diesel, la S60 offre un agrément exceptionnel et une sonorité plaisante. Dans tous les cas, les blocs à essence sont rares, voire très rares pour les modèles turbo. Le 2.4 de 140 ch est une bonne entrée en matière mais sa déclinaison de 170 ch offre de meilleures reprises (à partir de 9 000 €).
En diesel, le D5 de 163 ch fait la loi et se négocie à compter de 9 500 €. Même si les gros kilométrages ne lui font pas peur, eu égard à sa fiabilité, misez sur un budget de 13 000 € pour moins de 100 000 km. Enfin, sa déclinaison 2.4D de 130 ch, sortie un an après, reste chère.





















