Volvo XC 70 D5 Geartronic Summum
- Diesel
- 180 ch
- 12 CV
- Disponible
- 50 800 euros
Audi Allroad 2.7 V6 TDI Tiptronic Avus
- Diesel
- 180 ch
- 12 CV
- Disponible
- 60 200 euros
Vous prévoyez un budget de 50 000 € pour votre nouvelle acquisition, et vous êtes tenté par un SUV de luxe. Seulement voilà : l'Audi Q7 de votre voisin a vu sa peinture griffée par un écologiste peu sympathique, et le Volvo XC90 de votre beau-père se fait régulièrement dégonfler les pneus en stationnement... Pour éviter ce genre de désagrément, ces deux marques ont pensé à vous. Elles proposent dans leur gamme des véhicules qui rendent, à quelques détails près, les mêmes services que ces gros 4 x 4... tout en gardant l'allure d'innocents breaks routiers. Le nouveau XC70 en fait partie. Apparu il y a peu, il est de nouveau décidé à rouler sur les plates bandes de son unique rival, l'Audi Allroad. Comment ? En reprenant les méthodes de l'allemand : équipements luxueux, finition exemplaire, allure distinguée. Il y ajoute une technologie plus poussée, axée sur la sécurité. On ne se refait pas.
À conduire
Pour développer la respectable puissance de 180 ch (185 ch pour la Volvo), nos deux acolytes ne s'y prennent pas de la même manière. Le XC70 reprend son fameux cinq-cylindres diesel de 2,4 litres. Performant, fort en couple, il pèche par son timbre de voix rauque, assez lassant à la longue. Et sa boîte automatique, adepte des hauts régimes n'arrange pas vraiment les choses. Elle passe ses rapports assez tardivement, et n'offre pas assez de frein moteur à la décélération. Pour y remédier, vous pourrez toujours basculer le levier en mode manuel, et passez les rapports quand bon vous semble.
De son côté, l'Allroad emploie un V6 de 2,7 litres. Et prouve que l'agrément de conduite est proportionnel au nombre de cylindre présent sous le capot ! Onctueux, silencieux, et tout aussi pèchu que le D5, le TDI s'entend à merveille avec l'excellente boîte Tiptronic, pleine d'à-propos dans ses changements de vitesse. Elle dispose, en plus, d'un mode sport et d'une fonction séquentielle assez rapide. Pour les fans de sensations, sachez que l'Allroad est aussi disponible avec un V6 3.0 TDI de 233 ch, pour 2 590 € supplémentaires. Il accompagnera à merveille le châssis de l'Audi, précis et dynamique. Sur ce point, la Volvo est davantage axée « confort » : en virage, le comportement reste plus pataud, la direction moins informative.
A vivre
Si l'Audi est longtemps restée la référence en termes de finition, elle a désormais trouvé à qui parler avec cette Volvo très soignée. Design original, plastiques de qualité, assemblages parfaits, le standing est monté d'un cran dans l'habitacle par rapport à l'ancien XC70. Les larges sièges (chauffants, et mêmes ventilés en option) offrent moelleux et ergonomie, tandis que l'habitabilité s'avère généreuse, à l'avant comme à l'arrière.
L'Audi pâtit d'une sellerie plus ferme et d'un espace arrière moins satisfaisant : le tunnel de transmission est plus imposant, la place centrale moins confortable. Heureusement, les suspensions affichent un moelleux appréciable. Les pneus à flanc haut et le débattement majoré permettent à l'Allroad de filtrer efficacement les irrégularités de la route, chose qu'une A6 classique, en roues de 18 pouces, peine à réaliser. Le bilan de la Volvo est plus mitigé : notre modèle d'essai, équipé d'une suspension active baptisée Four-C, s'est montré trop souple en position Confort, et peu douillet en position Sport ou Advanced. Cette option facturée 1 500 €, apparaît donc superflue.
À charger
Sous leurs airs de baroudeurs, nos deux protagonistes restent, avant tout, deux grands breaks. Banquette en place, les volumes de coffre sont identiques à 10 litres près, mais l'agencement diffère : la Volvo privilégie la largeur de chargement, l'Audi la longueur. Le XC70 propose une meilleure modularité, avec une banquette escamotable en trois parties (contre deux pour l'Allroad), et un siège passager avant rabattable. Seulement, ce dernier se replie mal et n'offre pas un espace de chargement plat. En face, l'Audi profite de sa hauteur de caisse variable pour fournir un seuil de chargement plus bas de dix centimètres par rapport à la Volvo. Un écart non négligeable, lorsqu'il s'agit de charger le lourd buffet de belle-maman !
A acheter
Ce chapitre est rarement le point fort des Audi. L'Allroad ne déroge pas à la règle : il coûte, à l'achat, 9 400 € de plus que le XC70. Côté options, la suédoise enfonce le clou en proposant des équipements innovants, indisponibles sur l'allemande. Le régulateur de vitesse actif, qui conserve une distance donnée avec le véhicule qui vous précède, ou le système « BLIS », qui surveille les angle-morts, se révèlent très reposants sur long trajet. Le radar anticollision en revanche, qui émet un signal sonore et lumineux lorsque vous approchez trop près d'un obstacle est plus gênant, et l'amortissement piloté reste peu convaincant. Il y a donc du « tri » à faire dans les options de la Volvo, mais vu l'écart de prix par rapport à l'Audi, il y a de quoi se faire plaisir. Reste que, sur le marché de l'occasion, celle qui gardera la cote la plus soutenue n'est sans doute pas celle venue du nord...
Bilan
Montée en gamme, le XC70 n'a plus de complexes en terme de présentation et de finition, face au luxueux Allroad. L'agrément de conduite reste toutefois un ton en dessous : son duo moteur / boîte, moins convaincant, la dessert.






































































