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Dossier Qualité / Fiabilité Alfa-Romeo 159 (2005  -  2013 )

Séduisante, mais perfectible

Après cinq ans de carrière, elle demeure l'une des plus belles familiales du marché. Mais sa ligne suffit-elle à faire oublier son habitabilité moyenne et ses problèmes techniques ? .

Points forts

  • +Sa ligne à la fois spectaculaire et sportive et son habitacle chic séduiront, sans conteste, les amateurs de belles voitures. Mais les talents de la 159 ne se résument pas uniquement à son esthétique.
  • +Son châssis affûté est un régal à conduire sans que le confort pâtisse de cette efficacité.
  • +L'atout de la gamme demeure le SportWagon à la fois splendide et plus pratique que la berline.
  • +Les motorisations diesels JTD sont éprouvées et ont été fiabilisées au fil du temps.
  • +Dernier argument, la décote est plus prononcée que celle de ses rivales allemandes.

Points faibles

  • -Les amoureux de la marque et de la 159 qui s'attendent à un modèle au tempérament de feu n'en auront pas pour leur argent. Le poids met sous l'étégnoir la plupart des motorisations, et il faut viser haut dans la hiérarchie pour avoir des sensations.
  • -L'agilité n'est donc pas son point fort, comme l'habitabilité arrière qui demeure restreinte au regard du gabarit. Idem pour la capacité de chargement.
  • -D'autre part, la liste des avaries techniques n'est pas vierge et le service après-vente n'est pas en phase avec le standing affiché.

Témoignage d'internaute - db14

+ Fiabilité-Très bonne tenue de route-Consommation raisonnable-Conduite sportive-Airbags
- Changement des mécanismes de lève vitre pour deux vitres. Bougies de préchauffage à remplacer.

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Lancée en 1997, la 156 a remis en selle la marque italienne de la plus belle des manières, en touchant un large public. Sa remplaçante était attendue avec une certaine impatience, et la 159 a su se faire désirer. En toute logique, elle aurait pu pointer le bout de son nez plus tôt, mais nombre d'aléas ont repoussé l'échéance.

Un temps développé en commun avec Saab, une marque de General Motors partenaire du groupe Fiat, la nouvelle plate-forme ne servira finalement qu'à Alfa Romeo, Saab jetant l'éponge suite à des désaccords techniques.

Le second contretemps sera le fait du nouveau patron de la firme, Karl-Heinz Kalbfell, transfuge de chez BMW. Son souhait : faire d'Alfa Romeo le BMW italien. Or, à son arrivée, le projet 159 ne répond pas aux objectifs de qualité et de fabrication souhaités.
 

Grandes ambitions

Ce n'est donc pas par hasard que le constructeur dévoile à la presse sa dernière-née en terre munichoise.

Si la ligne signée par Giugiaro fait l'unanimité, la 159 râte son départ commercial. En cause, des tarifs élevés proches de ceux pratiqués par la concurrence allemande qui interdit à une clientèle moins huppée l'accès à l'univers Alfa comme ce fut le cas avec la 156.

Pour dégonfler les tarifs, le constructeur déshabille son offre et lance une finition d'entrée de gamme dépouillée. Mais le mal est fait. Surtout que la marge de manœuvre est faible, la 159 étant chère à produire.

De plus, on reproche à la berline italienne son poids qui muselle les mécaniques, ainsi que le manque de brio de nouveaux blocs à essence. Cet embourgeoisement a des conséquences sur les ventes puisqu'à fin 2009, Alfa Romeo a écoulé en France seulement 17 500 unités.

Fiabilité, en progrès mais...
La mauvaise réputation de la marque n'est plus entièrement justifiée. Toutefois, cela ne veut pas dire que la 159 est épargnée par les problèmes.

Pour preuve, si elle est adulée par ses propriétaires, ces derniers reconnaissent être ennuyés par une foule de pépins. Le sérieux de la construction est en cause tout comme l'efficacité du service après-vente, souvent montré du doigt.