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Dossier Qualité / Fiabilité Citroën C4 Picasso (2007  -  2013 )

Des débuts périlleux

Ces deux monospaces se sont imposés en référence sur leur marché. En seconde main, leurs nombreuses qualités sont doublées de tarifs très accessibles. Seul point noir : la fiabilité. .

Points forts

  • +Bien que la concurrence se soit renouvelée, le C4 Picasso garde une longueur d'avance sur certains fondamentaux. À commencer par la modularité, via les sièges qui s'escamotent tous dans le plancher.
  • +La liste des points forts comprend aussi le confort de roulage, les aspects pratiques, l'habitabilité, le volume de chargement... autant de qualités qui font que le C4 Picasso n'est pas devenu le monospace préféré des Français par hasard.
  • +Mais l'argument principal demeure ses tarifs en occasion. Une enveloppe de 11 000 à 12 000 € permet de trouver son bonheur.

Points faibles

  • -Qu'est-ce qui pourrait vous faire renoncer à l'achat de ce véritable best-seller ? Si le C4 Picasso ne souffre pas de gros défauts, certains détails comme la lenteur et les à-coups de la boîte BMP6 déplaisent. Ce qui est d'autant plus regrettable qu'elle est parfois inévitable comme sur le 2.0 HDi 138 et que leur association n'est pas très heureuse.
  • -Son tempérament, centré sur le confort et le bien-être, peut lui être reproché car le plaisir de conduite n'est pas sa priorité.
  • -Mais l'inquiétude vient surtout de la cascade d'avaries qu'il a rencontré. Les modèles avant 2008 sont à surveiller de près.

Témoignage d'internaute - Mickaël Manigaud

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Si la C4 a initié le renouveau de la marque à partir de 2004, le C4 Picasso a accéléré la tendance. Dès sa commercialisation, l'objectif était clairement défini : devenir la référence de la catégorie.

Le pari est réussi puisque le Grand C4 Picasso et son « petit frère » ont rapidement pris le dessus sur le Renault Scénic II, ex-star de ce marché. En l'espace de cinq ans, Citroën a écoulé plus de 320 000 exemplaires en France. Mais ce succès ne doit pas masquer un début de carrière difficile en termes de fiabilité. Face au succès commercial, la montée en cadence de la production n'a pas arrangé les choses.
 

Deux années difficiles

Mais cela n'explique pas tout. Nouvelle plate-forme, boîte manuelle robotisée inédite, intégration de fonctionnalités (frein de parking électrique)... autant de nouveautés pour lesquelles les premiers clients ont essuyé les plâtres.

De plus, outre la complexité technique, l'usine de Vigo (Espagne) a montré ses limites dans une période où le groupe PSA a mis en place de nouvelles méthodes de production, dont les premiers effets se sont ressentis à partir de 2008.

Résultat, la phase de lancement a été jalonnée de problèmes de tous ordres, et notamment des erreurs de montage. Les services techniques ont ainsi eu du pain sur la planche, multipliant les notes techniques en 2007 et 2008 afin de rectifier le tir.

Les problèmes ont d'autant plus été amplifiés que le C4 Picasso avait trouvé son public et s'écoulait en nombre. Heureusement pour les clients, le taux d'incidents a baissé régulièrement depuis 2008, les motifs de problèmes techniques s'étant taris à la source.