Dossier Qualité / Fiabilité Fiat 500 (2007  -  ... )

Craquante malgré ses défauts

Trois ans après son lancement, la plus mode des citadines arrive en force en occasion. Sans conteste meilleur modèle de la gamme Fiat, la 500 fait encore tourner les têtes... en matière de prix.

Points forts

  • +Un seul regard suffit pour tomber sous le charme. La Fiat 5OO est sans conteste la citadine la plus branchée du moment. Et que dire de l'habitacle dont le design mêle clins d'œil au passé et éléments modernes en toute harmonie. Une présentation qui doit aussi beaucoup à la qualité des matériaux utilisés et à un assemblage de bonne facture.
  • +La 500 séduit aussi par ses compétences urbaines poussées ainsi que sa faculté à prendre la route.
  • +Mais l'un de ses atouts non négligeables demeure sa facilité de revente et la bonne tenue de ses cotes.

Points faibles

  • -Il faut bien l'avouer, avec sa bouille craquante on lui pardonne presque tous ses petits défauts. Les places arrière et le coffre sont exigus et les côtés pratiques font défaut.
  • -Autre désavantage, son sex-appeal se négocie au prix fort en occasion. Sa rivale la Renault Twingo est bien plus homogène, mais son style ne fait pas tourner les têtes.
  • -Si on peut fermer les yeux sur les imprécisions de la 500 sur la route (direction et amortissement trop souple), les occupants sont en droit d'attendre un meilleur confort. Raté... notamment à cause de suspensions mal réglées.

Témoignage d'internaute - Nat221

+ agréable à conduire
- service réclamation, relation clientèle

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Spécialiste des petites voitures, Fiat a réussi un coup magistral avec la 500. Après avoir ressuscité la Panda en 2003, le constructeur italien a senti, avec le succès de la Mini, que le néorétro faisait recette. Et quel autre modèle que la 500, l'une des citadines les plus emblématiques de l'histoire, pouvait faire l'objet d'une réinterprétation ?

Au Salon de Genève 2004, le centre de style maison dévoilait un concept car baptisé Trepiuno dont la mise en production n'attendait qu'un coup de pouce du destin. Il interviendra en février 2005 lorsque General Motors annoncera son divorce avec Fiat, le groupe italien récupérant au passage plus d'un milliard d'euros. De quoi industrialiser la « nuova 500 ». Et, symboliquement, le constructeur choisira le mois de juillet 2007 pour la commercialiser, cinquante ans après la première mouture lancée en juillet 1957.
 

Un charme fou

Même si la voiture a pris de l'embonpoint (3,55 m contre 2,97 m), les formes sont identiques. Même chose à l'intérieur où l'on retrouve le compteur rond et le rappel de la couleur de la carrosserie sur la façade de la planche de bord. Prise d'assaut par des milliers de commandes, l'usine de Tychy en Pologne mettra de nombreux mois à résorber les délais.
 

En moins de trois ans, 500 000 exemplaires ont été produits dont plus de 60 000 vendus en France. Le marché de l'occasion est aujourd'hui bien fourni, mais les prix restent encore élevés.

Et pour cause, nombre de propriétaires ont personnalisé leur 500 chérie faisant rapidement grimper la note. Preuve que l'italienne plaît, elle ressort première de sa catégorie selon le classement 2010 de JD Power dont les avis sur la qualité et le design sont prépondérants dans la note finale.

Fiabilité, loin du « zéro tracas »
En s'appuyant sur une base éprouvée, les utilisateurs pouvaient s'attendre à plus de tranquillité de la part de la 500. Pour preuve, pas moins de neuf rappels et huit actions de services ont été diligentés. Si certains problèmes n'ont rien d'avaries graves, ils se révèlent toutefois vite agaçants pour les clients obligés de faire des allers-retours dans le réseau.