Vous êtes ici :

Dossier Qualité / Fiabilité Ford Fiesta III (2002  -  2008 )

Pas toujours à la fête

En fin de carrière, la Fiesta s’est imposée par ses aspects pratiques et sa tenue de route sans faille. Des qualités qui ne peuvent faire oublier son style passe-partout et son ambiance intérieure austère. Ses prix attirants font la différence.

Points forts

  • +Dans le cadre d’une utilisation familiale, la Fiesta est tout à fait appropriée. Alors que bon nombre de ses rivales sacrifient les places arrière ou le coffre, cette Focus en réduction propose un espace à bord et un volume de coffre au-dessus de la moyenne, le tout dans un gabarit compact.
  • +Pour ne pas gâcher le plaisir, sa version diesel est un monstre de frugalité, et son comportement rassure.
  • +Des qualités auxquelles s’ajoutent des tarifs en occasion très abordables alors que les modèles proposés disposent d’un équipement complet, avec la climatisation.

Points faibles

  • -Si sa plastique ne déchaîne pas les passions, le traitement de son habitacle peut rebuter, à moins d’opter pour une version restylée. Fabriqué à l’économie, il ne respire pas la gaieté et présente un vieillissement moyen.
  • -On en dira autant de ses lacunes en matière d’insonorisation ou du manque de tonus de ses petites motorisations.
  • -Dernier point et pas des moindres, ce modèle certes attirant à l’achat se révèle cher à l’entretien. En prenant en compte les pièces d’usure courantes, elle figure parmi les mauvaises élèves de la catégorie.

Témoignage d'internaute - VIGREUX

+ freinage
- émetteurs récepteurs d' embrayage.

Tous les témoignages Donnez votre avis


En cinq générations, la Fiesta est devenue une incontournable dans le paysage automobile européen au même titre que l’Opel Corsa. La saga a commencé en mai 1976, puis elle s’est poursuivie en septembre 1983 et en mars 1989 avec les deuxième et troisième générations. En 1995, la Fiesta quatrième du nom ne sera qu’une extrapolation de son aînée.

Dès lors, Ford repartira d’une feuille blanche pour donner naissance en 2002 à la nouvelle Fiesta. À l’époque, le constructeur axe ses développements sur le châssis et les moteurs Diesel, en partenariat avec PSA, au détriment du style. La période Edge Design ne touche pas la Fiesta qui affiche des lignes sages bien loin de la nouvelle griffe de la marque dont bénéficiera la future Fiesta.

Bien née
Construite à Cologne puis à Valence, la petite Ford a séduit 190 375 acheteurs en France jusqu’à la fin de 2007. Un vivier qui permet de trouver son bonheur en occasion. Face à ses rivalesfrançaises ou à la Volkswagen Polo, la Fiesta se vend à des tarifs nettement plus attrayants. Son rapport prix équipement est d’ailleurs l’un de ses points forts au même titre que son habitabilité.

Mais son début de carrière est entaché par un souci d’économie qui engendre des lacunes criantes. Les plus visibles sont la présentation tristounette (ce qui n’est plus le cas après 2005), l’emploi de matériaux de bas de gamme, et l’insonorisation bâclée, mais aussi des soucis électriques liés à une connectique de qualité moyenne.

Dommage, car cette cinquième génération affiche des prestations routières de premier plan et une fiabilité satisfaisante, si ce n’est des débuts cahoteux du Diesel 1.4 TDCi, et surtout de l’électronique embarquée.
 
Y a d’la joie !
Si, chez certains constructeurs, le restylage d’un modèle s’apparente à de la poudre aux yeux, ce n’est pas le cas de la Fiesta.

Outre le remodelage des phares et du bouclier qui apportent un vent de fraîcheur, l’habitacle gagne en gaieté et, surtout, la qualité fait un bond en avant. Fini les plastiques durs, la planche de bord revêt un matériau moussé, et ce sur toutes les finitions.