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Dossier Qualité / Fiabilité Mercedes-Benz Classe E IV (W212) (2009  -  2016 )

Ratés à l'allumage

Sans bouleverser les fondamentaux de son aînée, la Classe E de dernière génération s'est modernisée avec pour objectif n° 1 la fiabilité. But qu'elle n'a pas atteint.

Points forts

  • +Sur ce segment des routières de haut de gamme, la Classe E est devenue incontournable. La nouvelle mouture ne révolutionne pas le genre, mais elle s'est modernisée tout en gardant les points forts de son aînée. Résultat, elle prend les allures d'un salon roulant à la fois spacieux, confortable et raffiné.
  • +Elle y ajoute une insonorisation améliorée et une impressionnante dotation de série en équipements de sécurité.
  • +Fidèle au standing revendiqué, la qualité de fabrication mérite des éloges au même titre que celle des matériaux.

Points faibles

  • -Avant l'achat, des questions subsistent. Si les bugs électroniques ont été corrigés par le service après-vente, le cas des moteurs OM 651 laisse perplexe. En effet, les premières versions vendues arrivent en fin de garantie, et le montage des nouveaux injecteurs censés être fiables ne date que de l'automne dernier. Pour l'heure, aucun élément ne permet de garantir la longévité de cette nouvelle référence. Si officiellement l'affaire est réglée chez Mercedes France, les acheteurs d'une Classe E d'occasion ne peuvent prendre ce discours pour argent comptant.

Témoignage d'internaute - Pascal Jung

+ Rien à redire ! Le top des berlines .robustesse fiabilité puissance confort .
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De par son standing et sa réputation, Mercedes cultive l'image d'un constructeur produisant des voitures fiables et robustes. Ses berlines diesels sont considérées comme infatigables et capables de faire un tour de compteur.

En 2002, le mythe en a pourtant pris un sérieux coup suite aux multiples défaillances électroniques de la nouvelle Classe E. Même les clients allemands exaspérés ont manifesté leur mécontentement. Par conséquent, le constructeur s'était juré de ne plus jamais connaître de telles avaries.

Les ingénieurs le promettaient : la prochaine Classe E (W212) sera un modèle de fiabilité. Mais ils semblent avoir oublié qu'aujourd'hui 70 % des composants d'une voiture sont aux mains des équipementiers et que les constructeurs ne sont pas à l'abri d'une erreur de leur part. Une nouvelle fois, Mercedes en fait l'amère expérience.
 

Des injecteurs défaillants

Élu moteur de l'année en 2009, l'OM 651 (200, 220 et 250 CDI) et ses injecteurs inédits fournis par Delphi ont connu des avaries en cascade.

En cause, leur qualité de fabrication (défauts électriques...). Depuis l'automne 2009, Mercedes en remplace un grand nombre, le temps pour l'équipementier de corriger le tir. De ce fait, le constructeur a dû se résoudre à stopper la chaîne de production durant l'hiver 2009.

Après une première vague de remplacements au printemps 2010, le réseau a réitéré l'opération à l'automne dernier avec une énième nouvelle référence sortie en septembre.

Face à l'exaspération des clients, Mercedes n'a pas hésité à échanger les modèles contre des versions V6 CDI. Officiellement, le problème semblerait réglé, mais faute de recul suffisant, le doute persiste pour l'acheteur d'une Classe E d'occasion équipée de ce bloc OM 651.

Équipements, quelques lacunes
Sans y prêter une attention particulière, la dotation de la Classe E semble généreuse dès l'entrée de gamme. Toutefois, certains équipements manquent à l'appel comme la banquette rabattable sur la Classic, ainsi que l'aide au stationnement, le démarrage sans clé ou le contrôle de la pression des pneus sur toutes les finitions.

Fiabilité, des reproches à faire
Au regard des notes techniques et des retours des clients, la Classe E n'a pas évité les ennuis en début de carrière. Ainsi, la partie électronique a nécessité de nombreuses reprogrammations, alors que certains points posent problème comme la boîte 7G-Tronic et le moteur OM 651. Le constructeur a procédé à des améliorations produit dans le cadre d'actions systématiques lors du passage en atelier.