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Dossier Qualité / Fiabilité Volkswagen Touareg (2002  -  2010 )

Un colosse fragile

Conjuguant des prestations et une qualité de premier ordre, le Touareg a fait une entrée remarquée sur le marché du luxe. Mais ce cousin du Porsche Cayenne affiche bien des faiblesses.

Points forts

  • +En fin de carrière, le Touareg devient plus abordable sur le marché de l'occasion. De quoi profiter de ce SUV de luxe dont la polyvalence n'a pas de limites. Excellent sur la route, l'allemand affiche des capacités insoupçonnées en hors-piste.
  • +Le tout est accompagné d'une présentation raffinée, d'un niveau d'équipements complet et d'un bel agrément des mécaniques.
  • +Sa ligne extérieure reste d'actualité et offre une certaine prestance.
  • +Enfin, son habitabilité et son coffre sont pour cinq personnes.

Points faibles

  • -Les prix plus abordables ne doivent pas masquer une réalité. Ce 4 x 4 réclame un budget conséquent (assurance, carburant, prix des pièces et des révisions).
  • -D'autre part, les multiples problèmes de fiabilité notamment sur les premiers millésimes ont de quoi refroidir. Si vous tentez l'expérience, le choix d'un modèle avec un carnet d'entretien à jour et surtout couvert par une garantie est plus raisonnable.
  • -Le gabarit de l'engin est aussi à prendre en considération pour les citadins.
  • -Enfin, l'habitabilité à l'arrière est correcte sans plus.

Témoignage d'internaute - Bibachon

+ Conduite agreable
- 176 000 Km rupture chaîne de distribution

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Sous la houlette de Ferdiand Piëch, ancien patron du groupe Volkswagen, la marque du « peuple » a eu d'autres velléités et notamment celle d'aller grignoter des parts de marché aux marques de haut de gamme comme BMW et Mercedes.

À quelques mois d'intervalle, le constructeur a lancé une grande limousine, la Phaeton, et son premier 4 x 4 de luxe, le Touareg. Si la première nommée est un véritable flop commercial, le second a vite rencontré immédiatement un vif succès. À cette époque rouler dans un gros 4 x 4 n'avait pas de connotation péjorative.
 

Fin 2002, le Touareg est devenu le modèle à la mode qu'il fallait avoir. Chefs d'entreprise et cadres supérieurs se le sont arraché. L'arrivée du R5 TDI, moins élitiste, en juin 2003 n'a fait qu'augmenter les ventes.
 

Succès immédiat

Par conséquent, ce concurrent des BMW X5 et Mercedes ML s'est vendu, selon les derniers chiffres, à plus de 448 000 exemplaires dans le monde, dont 187 600 en Europe. L'Allemagne demeure son premier marché sur le Vieux Continent avec 87 800 unités contre 16 778 en France.

Par conséquent, le marché de l'occasion n'est pas dénué d'offres, les prix ayant ces derniers temps tendance à baisser. Les premiers modèles se négocient ainsi sous la barre des 20 000 € avec des kilométrages assez raisonnables.

La tentation est donc grande de sauter le pas, mais sous sa robe « statutaire » et sa finition léchée, ce mastodonte a un talon d'Achille : sa fiabilité.

Ses acheteurs ont quelque peu déchanté, essuyant les plâtres d'un modèle perfectible, surtout sur la version V10 TDI qui a maltraité les transmissions. Globalement, la multitude de notes techniques révèle un taux d'incidents élevé pour un véhicule de ce prix.

Réputation mise à mal
Partir d'une feuille blanche pour développer un nouveau modèle n'offre pas que des avantages. Le Touareg en est la parfaite illustration, puisqu'il a rencontré de multiples problèmes que ce soit au niveau de la partie électronique ou de la transmission, mise à rude épreuve par le V10 TDI. Si le 3.0 V6 TDI est plus fiable, le R5 TDI a connu son lot de pépins.