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A la Bourse de Paris, Michelin reprend un peu de hauteur

Par Yves de Kerdrel
Publié le

La tendance

Après un début de semaine sur les chapeaux de roue, Paris a connu quelques séances plus difficiles, marquées par d'importantes prises de bénéfices. Des arbitrages d'autant plus légitimes que, au cours des toutes premières séances du mois de février, l'indice CAC 40 s'est vraiment rapproché de son plus haut niveau historique, affichant ainsi une progression de plus de 12 % depuis le début de l'année.

Les valeurs françaises

Dans ce contexte, le compartiment automobile est apparu assez vulnérable. Et cela, d'autant plus qu'il avait été dopé, la semaine précédente, par l'annonce du rapprochement intervenu entre Ford et Volvo. L'action PSA Peugeot Citroën a donc reculé d'environ 10 % sur l'ensemble de la semaine. Outre des prises de bénéfices naturelles à l'approche du cours de 1 000 F ou 150 s, l'action avait manifestement été la victime des chiffres d'immatriculations du groupe pour le mois de janvier un peu décevants, surtout par comparaison à la bonne performance de Renault.

Mais le titre du groupe dirigé par Louis Schweitzer n'a pas été plus heureux, puisqu'il affiche un recul de l'ordre de 12 % sur l'ensemble de la semaine. Renault a pourtant confirmé avoir enregistré, l'an passé, une croissance de 17,7 % du chiffre d'affaires de sa branche automobile qui a atteint 195 milliards de francs sur un volume de ventes global de 244 milliards de francs pour l'ex-Régie.

Pour une fois, la meilleure performance de la semaine revient à l'action Michelin qui s'est appréciée de 7,3 %, après l'annonce de l'accord intervenu entre Goodyear et le japonais Sumitomo. Un accord qui, moyennant une contribution financière de 2,5 milliards de dollars, c'est-à-dire un peu moins de 15 milliards de francs, va permettre à l'américain de reprendre la première place mondiale sur le marché du pneumatique en constituant six sociétés communes avec Sumitomo, tout en restant minoritaire dans les établissements de celui-ci situés au Japon.

Si l'action Michelin a rebondi après cette annonce, ce n'est pas parce qu'elle va profiter au groupe clermontois, bien au contraire, puisque voici ce dernier revenu numéro 2 mondial devant Bridgestone, mais parce que cette opération sonne le coup d'envoi d'une nouvelle vague de concentrations dans les métiers de l'équipement pour automobiles - et, notamment, du pneumatique.

Aussi, beaucoup d'analystes voient le groupe français préparer une contre-attaque, soit en Europe en reprenant le dossier Pirelli ou celui de Continental, soit en Asie en s'intéressant au japonais Yokohama ou au coréen Woosung. Et ce a fortiori maintenant que Michelin a su habilement procéder à un début de désendettement, ce qui lui ouvre de nouvelles marges de manoeuvre financières.

Les valeurs étrangères

Du côté des valeurs étrangères, peu de mouvements ont été observés après l'effervescence constatée au tout début de l'année. L'action Daimler Chrysler a toutefois de nouveau progressé de 4 %, profitant de sa forte présence dans l'indice allemand Dax. En revanche, les titres Ford et General Motors ont été affectés par le recul du marché américain, bien que le dollar a fait preuve d'une certaine fermeté, notamment face à l'euro.

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