Vous êtes ici :

A7 Auto Pièces, une autre conception de l'après-vente

Grossiste en pièces détachées, vendeur de voitures accidentées, dépollueur, récupérateur de métaux et de matériaux pour les revaloriser : A7 Auto Pièces est tout cela. Visite chez un déconstructeur d'automobiles hors du commun.

Les 4 000 m2 de bâtiments d'A7 Auto Pièces, l'entreprise d'Asto Resdikian (*), s'étendent sur deux hectares le long de l'autoroute A7, à l'entrée de Vienne, dans l'Isère. Depuis quelques années, ce sanctuaire de la voiture accidentée s'est transformé en un véritable supermarché. Dix-huit mille véhicules y sont détruits chaque année.

Plus de 350 000 références de pièces détachées sont entreposées sur onze kilomètres de linéaires ! Cela représente plus de 1 million de pièces d'occasion prélevées sur des épaves d'automobiles. Elles sont démontées sur place, nettoyées, contrôlées, et présentées à la vente avec une garantie de un an, dans un magasin d'exposition moderne, digne des meilleurs concessionnaires de marque. Lorsque, toutefois, une pièce d'occasion manque, le client trouve sur les linéaires son équivalence en pièce neuve d'origine ou en adaptable.

Pour offrir un service complet à sa clientèle, en grande partie faite d'automobilistes particuliers, A7 Auto Pièces a lancé dès 1995 un atelier de montage. Ce dernier, avec ses baies propres et aérées, ressemble à un centre auto. Mais les techniciens maison ne s'arrêtent pas à la simple pose de pièces d'usure.

Ici, on remplace également les moteurs, les boîtes de vitesses dans les règles de l'art. Les mécaniciens, comme les techniciens de démontage, sont tous diplômés, et ils suivent régulièrement des stages de perfectionnement. Les magasiniers connaissent les équivalences de pièces communes entre les marques et les modèles.

Chaque pièce, chaque voiture, qui entrent dans l'entreprise sont mémorisées dans un programme informatique spécifique. Ici, la « traçabilité » est devenue une réalité quotidienne, indispensable pour être transparent vis-à-vis de tous les partenaires.

Retour en1960. Michan Resdikian, père d'Asto, l'actuel P-DG, dirige avec ses deux fils une carrosserie dans le centre de Vienne. Poussé par ses enfants, cet homme comprend rapidement l'intérêt de se lancer dans ce que l'on appelait alors une « casse ».

L'activité débute dans un hangar de 200 m2. Deux ans plus tard, plus de 1 000 voitures séjournent dans l'entreprise. La place manque, et la famille investit dans l'actuel terrain viennois.

Désormais, A7 Auto Pièces réalise un chiffre d'affaires de 42 millions de francs hors taxes avec quarante-huit collaborateurs. En parallèle de cette activité, l'entreprise achète et commercialise des véhicules accidentés, « en l'état ». Ces automobiles proviennent des compagnies d'assurances et des grands loueurs, notamment ceux qui recherchent la sécurité d'un sérieux partenaire au travers de contrats souvent exclusifs. Elles sont revendues à des professionnels et réparées sous contrôle d'un expert agréé, dans le cadre des procédures réglementaires : RSV pour les réparation supérieure à la valeur du véhicule, et VGA pour les véhicules gravement accidentés. Une fois rendues conformes au Code de la route et vérifiée par un centre de contrôle technique, ces véhicules peuvent reprendre la route en toute sécurité.

Quant aux véhicules sans valeur, les fameux VHU (véhicules hors d'usage), ils nécessitent un traitement qui est une véritable déclaration de guerre à la pollution. L'entreprise fonctionne sur un site classé et autorisé par la préfecture. Ses équipements sont adaptés à la dépollution et au traitement des déchets provenant des automobiles.

A7 Auto Pièces dispose de zones de stockage spécifiques, de dalles de démontage étanches, de bacs de récupération et de rétention pour arrêter et recycler les produits polluants, comme les huiles, les graisses, les vieux liquides réfrigérants...

Les pièces provenant des voitures démontées sont triées afin d'être dirigées soit vers la préparation pour la vente en occasion, la destruction ou leur revalorisation. Autant dire que les plastiques, les ferrailles, les pneumatiques, les batteries ou les vitrages ne prennent plus, comme par le passé, la direction de la décharge. Le « déconstructeur » a définitivement balayé l'image du casseur d'antan.

L'entreprise est certifiée Qualicert et SRA (Sécurité réparation automobile) depuis 1996, un organisme de contrôle issu des assurances. Ce qui signifie que A7 Auto Pièces s'est structuré pour se conformer à un cahier des charges exigeant.

Dans un passé très récent, une délégation chinoise a même fait le déplacement dans l'entreprise viennoise pour tenter de reproduire en Chine une telle unité .

Partager cet article
Soyez le premier à réagir
Envoi en cours
Annonces auto
140 673 voitures
L'argus  en kiosque
Nouveau
Recevez notre newsletter !

Nos articles vous intéressent ? Abonnez-vous !