Acheter sa voiture à l'étranger

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Acheter sa voiture à l'étranger

Le marché automobile européen, en crise, offre des opportunités d'économies substantielles dans certains pays. Mais cette démarche, assez simple en théorie, est jalonnée de pièges que L'argus vous aide à déjouer.

Page 1Pas toujours une bonne affaire 


L'ouverture des frontières a bien des avantages, sur le papier, pour les consommateurs, notamment pour l’achat d’un véhicule. Outre des démarches en principe simplifiées, l'acquéreur a la liberté de faire son marché et de comparer en quelques clics sur le Web sans bouger de son salon. Mais choisir d’acheter chez nos voisins au meilleur prix n’est pas toujours synonyme de bonne affaire. Sans compter que si en sortant de l’usine tous les modèles sont semblables, chaque importateur ajuste la gamme et les Equipements non seulement en fonction de ses clients, mais aussi de la concurrence locale.


Comparaison faussée


Avant de partir à l’aventure, il est impératif de connaître la dotation proposée par la version équivalente commercialisée dans l'Hexagone. Il n’en demeure pas moins que, « pour un particulier, il est difficile d’identifier précisément les différences d’équipements entre un modèle vendu en France et le même proposé au-delà des frontières. Cela peut être une source de mauvaises surprises à la revente » explique Thierry Koenig, directeur général d'Auto-IES (mandataire et voitures neuves) . La comparaison est ainsi faussée car certains modèles à finition similaire sont moins bien équipés (en Belgique ou en Allemagne par exemple) ou l’appellation des versions est différente.

La langue, frein à la transaction


Il en est de même pour la puissance des motorisations qui s’adaptent en fonction des politiques fiscales en vigueur dans chaque état. La revente en occasion sera d'autant plus compliquée que ces différences attireront la méfiance des futurs acquéreurs et pis encore, dévaloriseront le véhicule sur le marché. Autre petit détail qui a son importance, la barrière de la langue est un frein à la comparaison sur Internet, et à la compréhension des conditions de vente et des termes du contrat.

N’oubliez aucun frais


Une fois le modèle choisi, un calcul précis du coût global de l'opération s’impose. Si l’on peut écarter les frais inhérents à l’immatriculation définitive, communs à un même achat en France, il est indispensable de prendre en compte les frais de déplacements et d’hébergement, tant pour la signature du bon de commande que ceux engagés pour prendre livraison du véhicule. Il s’y ajoute le prix (hors taxe pour du neuf) intégrant les frais de mise à la route, les frais multiples d’immatriculation et d’assurances provisoires, le coût du convoyage vers la France, qu’il soit confié à un professionnel ou effectué par l’acheteur (carburant, péages…).

Une notion difficile à déterminer


Au terme de ces calculs, l’achat à l’étranger trouve ou pas son salut dans la comparaison avec le montant d’une acquisition en France chez un concessionnaire ou un mandataire, en tenant compte des éventuelles remises. Juger de l’attrait financier d’une telle opération reste très difficile et fastidieux, notamment la notion de « bonne affaire ».



La garantie constructeur est assurée,…


Attention, si les démarches administratives et fiscales sont assez simples, il est nécessaire de se réserver du temps afin d’assurer un suivi rigoureux. Même si la bonne affaire semble évidente, les acquéreurs ne prêtent pas attention aux conditions de garantie. Sûrement par méconnaissance du sujet. Ainsi, la garantie contractuelle (de 2 à 7 ans) s’applique à tous les véhicules, quel que soit leur pays d’origine dans l’Union européenne. Le constructeur a l’obligation de prendre en charge les défaillances et d’assurer le service après-vente via son réseau.


… pas celle des vices cachés


En revanche, la garantie légale contre les vices cachés (au-delà de la garantie constructeur) dépend de la législation du pays dans lequel a été vendu le véhicule, même s’il est d’origine française. En cas de problème, il n’est pas rare que le constructeur ou l’importateur en France botte en touche en dirigeant l’automobiliste « infidèle » vers ses homologues européens. Autant dire que la prise en charge relève du miracle.

Recours aux mandataires


En cas de doute sur sa capacité à mener à bien une telle transaction, le particulier peut profiter de l’expérience d’un professionnel rodé à ce type « d’importation » : un mandataire. « Acheter en direct reste réellement difficile pour un particulier, d’une part par manque de contacts locaux et d’autre part, à cause des contraintes administratives lourdes tant dans le pays d’achat qu’en France, explique Guillaume Paoli, directeur associé chez Aramis-Autos. Au final, l’écart de prix risque d’être moindre que celui espéré. Faire appel à un professionnel de notre secteur permet de bénéficier d’un prix bas, essentiellement dû au volume que nous achetons, mais aussi de nos accords avec les réseaux des constructeurs pour ce qui concerne le SAV ».

Au catalogue ou à la carte


Aujourd’hui, nombre de ces mandataires proposent « en catalogue » des modèles neufs ou des occasions récentes, directement importés, à des tarifs inférieurs à ceux pratiqués dans une concession française. Certains proposent aussi un service à la carte : le client leur donne mandat afin de trouver un modèle précis pour un budget arrêté. Et même si ces professionnels intègrent une commission au prix de vente, cette dernière reste en général très attractive.
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Commentaires
Voir tous les commentaires (9)
gatardherve563

je viens d acheter une 308 sur aramis .com , 308 , 1.6 hdi , 6 cv , et 120 cv et 98.0 gkm de co2 mais je viens de m apercevoir que ce modèle n existait pas en France ! je pensais avoir un modèle blue hdi , mais celui ci fait 120 cv et en 5 cv et 88 gkm de co2 ! je suis un peu perdu pourriez vous m aider sur cette différence de motorisation

un pseudo libre

Quand je veux acheter des trucs à l'étranger, et ça marche aussi pour des voitures, quand le vendeur refuse de me livrer que se soit un marchand ou sur un site d'enchères (ebay bloque carrément les enchères si on n'a pas d'adresse de livraison dans le pays d'achat si le vendeur n'expédie pas à l'étranger), j'utilise BPM. Quand on s'inscrit on reçoit des adresses de réception dans plusieurs pays et puis on se fait réexpédier ses achats là où on veut, combinés dans un seul colis en plus pour économiser en frais de port. Se ne sont pas juste des boîtes postales! Ils accusent réception de n'importe quel service de livraison ou de coursier donc ça marche pour chaque genre de commande. Je ne sais plus pour les tarifs, le mieux c'est de voir vous-mêmes pour ne pas que je dise de bêtises. Leur site est http://www.bpm-lux.com/fr/tour-guide/acheter-dans-le-monde-entier.html

un pseudo libre

A l'heure ou le marche de l'emploi francais est particulierement compliqué quelle idee absurde d'encourager les consommateurs a acheter ailleurs!!! N'oublions pas que les differences d'equipement sont considerables en fonction du pays de commercialisation et que 7 fois sur 10 lors d'une future reprise la cote n'existera pas car fondéé sur les volumes diffuses dans le pays de production....! Quant à nono34 les conditions n'ont rien d'exceptionnel par rapport à ce qu'aurais fait renault en france surtout sur un modele en fin de vie! Enfin concernant la prise en garantie sachez que le client n'a pas le droit à un vehicule de pret et que souvent le rendez vous est donné à J +30...hé oui les ateliers sont complets et nous passons nos clients avant! Ceci dit continuez à acheter hors de france et bientot dans vos emplois respectifs vos patrons emploieront des belges,roumains ou autres moins cher que vous

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