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Assurance auto : résilier votre contrat et faites jouer la concurrence

Depuis le premier janvier 2015, il est possible de résilier son assurance auto de plus d'un an, sans délai, ni justification.
Depuis le premier janvier 2015, il est possible de résilier son assurance auto de plus d'un an, sans délai, ni justification.

Depuis le 1er janvier 2015, la loi Hamon permet à un assuré de résilier son contrat d'assurance automobile à tout moment, un an après sa souscription, sans attendre la date d'échéance et sans avoir à se justifier.

Si chaque début d'année amène son lot de mauvaises nouvelles (hausse de tarifs, baisse du bonus écologique...), 2015 déroge à la règle. En effet, le décret relatif à la résiliation des contrats d’assurance a été publié au Journal Officiel le 31 décembre 2014 (JO n°0302), en application de la loi consommation du 17 mars 2014, dite « loi Hamon ».

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La fin des contraintes...

Jusqu’à présent, il n’était possible de résilier un contrat d’assurance automobile qu’à sa date anniversaire.

Désormais, l’assuré peut le faire à n’importe quel moment, à condition que son contrat ait au moins un an.

Ce texte n’ayant pas d’effet rétroactif, seul les contrats signés depuis le 1er janvier 2015 sont concernés. Pour les autres, il faudra attendre leur prochaine date anniversaire.

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... et des démarches

Comme l'assurance "auto" est obligatoire, la demande de résiliation doit indiquer le nouvel assureur.

Ce dernier peut se substituer à l’assuré pour l’ensemble des démarches, notamment récupérer le relevé d’information auprès de l’ancien assureur.

La fin du contrat intervient un mois après la réception de la demande de résiliation. L’ancien assureur devra alors rembourser la part de prime, pour la période non couverte par celui-ci.

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Pour plus de concurrence

Pour Bercy, cela favorisera la concurrence sur le marché de l’assurance. «Il s’agit d’une mesure déterminante pour aider les consommateurs à rechercher les meilleurs tarifs pour les contrats d’assurance, qui constituent des dépenses contraintes et représentent 5 % de leur budget », commentait de concert, Michel Sapin, Emmanuel Macron et Carole Delga, dans un communiqué du 31 décembre 2014.

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Commentaires
calou.philippe385

Vous ne connaissez pas bien le marché, Svecan ! Moi, je suis au coeur ! Et ne suis pas assureur je vous rassure, d'ailleurs sans me dévoiler, mon métier consiste à défendre les assurés... Votre discours correspond bien à ce que je lis dans la presse... Destabiliser les portefeuilles par de la votalité aura juste pour conséquence le contraire de ce qui est recherché.. Il suffit juste de faire un avenant tous les trois ans sur son contrat existant pour lisser les revaloriastions liées aux évolutions tarifaires, et le tarif "nouveau client" tend à se rapprocher du tarif revalorisé dans toutes les sociétés, le dumping tarifaire n'étant plus possible actuellement... L'exemple de Direct assurance est un mauvais exemple, on est dans le discount.... Enfin, dernier élément, vous oubliez l'essentiel : le conseil !! 9 assurés sur 10 ont un contrat sinistré à tort lorsqu'ils utilisent des plateformes de gestion !!! A chacun son choix..... Dans l'assurance, comme avec d'autres produits, vous trouverez de tout ! J'ai hâte de voir dans cinq ans où nous en serons !!! Souvenez vous bien de mon mail !!!!

svecan972

Il s'agit d'un réel progrès pour les assurés. Des compagnies réputées bon marché, comme Direct Assurance (mais ce n'est pas la seule, très loin de là) ont pour habitude d'établir des tarifs très attractifs pour les nouveaux assurés, puis de procéder à des augmentations tarifaires progressives "individualisées" pour les assurés plus anciens. Plus on est "fidèle", plus on paye ! Pour s'en persuader, il suffit de faire une simulation auprès de votre propre assureur ou via un portail de comparaison (avec adresse mail et nom patronymique différent de ceux de votre assureur actuel) en qualité de "nouveau client", en prenant soin de conserver les paramètres exacts de votre profil (résidence, emploi, historique de sinistres, véhicule, date de permis, bonus, type de contrat, options, etc.). Vous constaterez, pour ceux qui sont depuis plusieurs années chez le même assureur une différence très sensible (le double de prime globalement chez Direct Assurance, pour vous remercier de votre "fidélité" au bout de trois ans !) entre le tarif "nouveau client" et votre dernier tarif. La Loi Hamon va nous permettre de changer facilement d'assureur, donc de faire baisser très sensiblement les cotisations, ou d'avoir des arguments forts pour faire baisser les tarifs "individualisés" qui nous sont appliqués en qualité de "fidèle" client. C'est pourquoi les assureurs ont tant fait traîné la date de parution du décret d'application (plus de huit mois !). Il ont aussi obtenu la non rétroactivité, qui ne permet pas de résilier immédiatement nos contrats en cours de plus d'un an... Néanmoins la messe est dite. Chacun a donc désormais tout intérêt à faire des simulations d'assurances, et à s'en prévaloir auprès de son assureur pour des rabais, ou de le quitter au plus vite, en se faisant rembourser intégralement la proportion de cotisation restante. C'est un vrai progrès pour une concurrence qui ne peut que profiter au consommateur, malgré ce que les assureurs et leurs affidés peuvent dire.

calou.philippe385

Résumer la loi Hamon comme un nouvel outil pour défendre l'assuré est d'abord un argument politique relayé par des journalistes qui ne maitrisent pas le sujet ! Le marché de l'assurance dommage est très sinistré, les prix déjà tendus entre la fréquence des sinistres et le coûts des réparations qui augmentent (technologie embarquée oblige !).. Second problème, il ne faut pas oublier que c'est la loi du nombre qui gère le domaine de l'assurance : une assurance, c'est un pot dans lequel tous les assurés mettent de l'argent, et l'assureur mise sur des statistiques pour que chacun des assurés ne remettent pas en même temps la main dans le pot pour payer leur sinistre... Or, en laissant un nombre de plus en plus important d'assureurs auto s'installer sur le marché, il y a de moins en moins d'assurés par pot, donc à chaque fois qu'un assuré remet la main dans le pot pour payer son sinistre, la loi du nombre se fragilise puisque l'incidence n'en sera que plus grande , le coût sera à supporter et réparti par et sur un nombre inférieur d'assurés ! Vous me suivez ? Il faudra donc augmenter davantage la prime pour rééquilibrer les comptes ! Eh oui, 1 sur 20 est plus important qu'un sur cent !!! Maintenant, on va donner la possibilité (avec bcp de règles contraignantes pour l'ensemble de la profession) de sortir du pot à tout moment .. Conséquences : oui l'assuré pourra changer une fois par an en dehors de la date anniversaire ( il y avait déjà la possibilité avec préavis de deux mois, et la loi Châtel dans les vingt jours de l'envoi de sa quitance à payer), MAIS ? Les compagnies vont devoir avoir un matelas d'avance plus important pour faire face aux dépenses car le matelas d'argent dans le pot sera beaucoup plus fluctuant, donc elles vont mettre des augmentations de primes plus importantes pour y faire face !!!! Je croyais que c'était pour faire baisser les pirmes ? Vous aussi ? Ah mince alors !!! Eh bien vous changerez d'assureur pour prendre un moins cher parmi tous ceux qui ont déjà augmenté un peu plus fort qu'avant ! RIRE ! Bonnes démarches maintenant !!!

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