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Assurance : nous avons testé l'e-constat

Aussi simple à remplir qu'un classique constat papier, l'e-constat devrait permettre une prise en charge plus rapide des sinistres automobiles.
Aussi simple à remplir qu'un classique constat papier, l'e-constat devrait permettre une prise en charge plus rapide des sinistres automobiles.

Grâce au « e-constat » déclarer un accident n'a jamais été aussi simple et rapide. Cette formalité dématérialisée s'effectue en sept étapes et moins de 10 minutes. Seule condition : disposer d'un smartphone. Nous l'avons testé.

Petite révolution dans le quotidien des automobilistes pourvu de smartphone Apple ou Android : en cas d’accident, sans dommage corporel, plus de stress à avoir pour transmettre son constat en temps et en heure à son assureur. Il suffit d’opter pour le « e-constat ».


Une option, pas une obligation

Il s’agit d’une application gratuite, mise à la disposition des usagers par les sociétés d’assurance et les mutuelles. Elle peut être substituée à la classique déclaration sur papier.

Cette démarche s’effectue idéalement sur un seul smartphone, mais chaque partie peut le faire simultanément sur son smartphone.

Dans ce cas, afin de ne remplir qu’un constat unique, un code est envoyé à chacun.






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Simple comme avant

Pas de panique, elle reprend exactement la présentation du constat, tel que vous le connaissez, ainsi que son mode d’emploi.

Une fois téléchargée dans un smartphone, dix minutes suffisent pour remplir le constat dématérialisé et le faire enregistrer. Démonstration en sept étapes.

Préalablement, l’application demande, outre le mode de constat qui a été retenu par chaque partie en cause dans l’accident, s’il y a des témoins et le choix de votre position (véhicule A ou B)

  • Comme pour le constat papier vous commencez par la saisie des coordonnées de votre assureur et l’immatriculation de votre véhicule.

  • Ensuite, vous informez  le numéro de votre contrat, votre identité et votre code postal. Pour ces deux étapes, Il est possible de pré-remplir les cases, ce qui facilite l’établissement du constat, ne laissant ainsi plus que les cinq autres étapes relatives à l'accident.


  • Vous arrivez à la partie relative aux circonstances de l’accident. Choisissez en premier votre situation sur la chaussée (stationnement, action, …),  puis sur le type de votre véhicule (voiture, deux-roues, camion).

Il faut alors faire un descriptif détaillé des dégâts subis par votre véhicule et indiquez ensuite sur le schéma, le point de choc. Possibilité est donnée à l’assuré  de joindre des photos, pour mieux visualiser les dégâts apparents.

Côté pratique, le e-constat permet d'appuyer le descriptif des dégâts avec une photo.
Côté pratique, le e-constat permet d'appuyer le descriptif des dégâts avec une photo.

  • Vous devez continuer par le traditionnel, schéma que vous dessinez avec votre doigt (voies, placement des véhicules, sens de déplacement,…).  Si vous êtes plus à l’aise avec un crayon, vous pouvez faire le schéma sur papier libre et le photographier.



  • Saisissez les éventuelles précisions sur la circonstance de l’accident. Idem pour les réserves.

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  • Vous accédez à la prévisualisation de l’e-constat et pouvez encore modifier votre déclaration.

  • Si le e-constat est le reflet de l’accident, il ne vous reste plus qu’à le signer, là encore avec un doigt et l'envoyer à  votre assureur.

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Oublié le délai de transmission

Il est alors directement réceptionné par le service sinistre.

Un SMS et un courriel de confirmation, intégrant en pièce jointe votre constat au format PDF, sont alors générés.

Plus besoin de courir à la Poste pour respecter le délai de cinq jours ouvrés après l’accident, pour transmettre le constat.








Un traitement en principe plus rapide

La suite : en principe le sinistre déclaré est traité de la même façon qu’avec une déclaration papier, à la seule différence que les assureurs ont annoncé que, du fait d'une transmission instantanée, la prise en charge de ces sinistres devrait être plus rapide.

De plus la possibilité d'inclure des photographies de l'accident peut laisser à penser que dans un avenir proche, il sera même possible de faire des expertises à distance pour les dégâts légers (rayures, bosses, ...)


Plus de smartphones, mais un réseau perfectible.

Selon GFK, il se vend, désormais, en France trois fois plus de smartphones (17,5 millions) que de téléphones mobiles (5,9 millions). Avec un taux d'équipement des français de 39% en 2013, il devenait urgent de proposer aux automobilistes, une alternative connectée au constat papier.

Il reste à espérer que le réseau de téléphonie mobile couvrira vite tout l'Hexagone pour que cette application puissent être utilisée partout.

En effet, lors de notre test, le réseau s'est révélé insuffisant à deux reprises : une première fois sur la D449 à 3 km d'Arpajon (91), en région parisienne et une seconde fois sur la D24 à seulement 5 km de Chartres (28).


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Commentaires
majormarty-t397

Ne pas oublier d'avoir dans son véhicule une version papier pour les cas d'accident hors réseau comme vous l'évoquez . Quand on emporte avec soi une version papier avec la signature de la partie adverse, légalement cela aura certainement un poids plus important, qu'en pensez-vous ? Les photos à joindre oui, mais la nuit, dans un endroit non éclairé, avec une voiture de couleur sombre, comme cela m'est très récemment arrivé, les photos de smartphones ne définissent rien, quant aux dégâts des véhicules ; seules les positions des véhicules au moment de l'accident peuvent être retenues, à la condition que ce lieu ne présente pas un danger pour les autres usagers le temps des clichés. Donc sécuriser le lieu avant de tenter les clichés. N'ayant pas pratiqué le système dans son ensemble j'imagine qu'il y a des possibilités "d'erreurs" quant à la saisie et à la "relecture" par les deux conducteurs sur un écran de beaucoup plus petite taille que celui d'une version papier...(erreurs intentionnelles ou non) ? Un cours explicite sur ce nouveau système est-il prévu par les compagnies d'assurances en insistant sur les travers possibles de ce système et les précautions qui en découlent ? Par exemple quelle est le poids de ce nouveau système par rapport au 4° de l'article L 113-2 du code des assurances ? Si un tel cours est prévu je serai le premier candidat et me ferai le relais de cette information auprès d'associations dans mon département... La balle est dans le camp des lecteurs professionnels intéressés ! Je suis professionnel de l'enseignement automobile à la retraite. Merci pour votre article fort à propos et bonne journée.

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