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Au volant du Volkswagen e-Crafter

Le Volkswagen e-Crafter à l'essai.
Le Volkswagen e-Crafter à l'essai.

Face à un Renault Master Z.E. à la puissance limitée (76 ch et 225 Nm), le Volkswagen e-Crafter affiche 136 ch et 290 Nm. Des performances capables de satisfaire de nombreux besoins professionnels.

Présenté sous forme de prototype il y a deux ans au salon IAA de Hanovre lors du lancement du Crafter, l’e-Crafter, sa version électrique, est devenue une réalité. Après quasiment deux ans de test auprès de divers professionnels dans plusieurs pays en Europe, le véhicule connaît sa version définitive.

Extérieurement, à moins de ne pas voir les énormes stickers faisant la promotion de cette version 100 % électrique à l’occasion du lancement du modèle, il est impossible ou presque de différencier l’e-Crafter de ses cousins diesels. A l’arrêt, seule l’absence de pot d’échappement permet de le reconnaître. Idem en ce qui concerne l’habitacle identique aux autres versions, mis à part le tableau de bord spécifique.

Celui-ci comprend non seulement une « jauge » permettant de connaître le niveau de charge de la batterie, mais aussi un indicateur de la quantité d’énergie utilisée ou récupérée (à la place du compte-tours) ainsi qu’une dernière indication de « coffre » de la batterie, permettant au conducteur de savoir s’il est temps de passer à un mode de conduite plus économique ou pas.

Silence appréciable

A la mise à route, seuls quelques petits bruits de type électrique caractéristiques et le voyant « Ready » permettent de savoir que le véhicule est prêt à s’ébrouer. Ce qu’il fait dans une discrétion totale. L’e-Crafter profite pleinement de la très bonne qualité de fabrication et d’assemblage du véhicule, évitant ainsi les écueils des bruits parasites. Les accélérations sont convaincantes, aussi bien à vide qu’avec les 300 kg de charge proposés à l’essai, grâce aux 136 ch en crête et au couple maximal de 290 Nm, disponibles dès le premier tour de roue. La vitesse maximale est limitée, par construction, à 90 km/h, seuil qu’il est très facile d’atteindre et de maintenir.

Au lever de pied de l’accélérateur, le véhicule dispose d’un système de récupération d’énergie permettant de prolonger l’autonomie, annoncée pour 70 à 100 km en conditions réelles, ce qui semble tout à fait plausible au regard de notre galop d’essai. La récupération d’énergie est efficace et plaisante, même si elle demande un petit temps d’adaptation afin de pouvoir pleinement « jouer » avec. A noter que l’e-Crafter est compatible avec la charge rapide 40 kW qui permet de récupérer environ 80 % de la charge de la batterie en quarante-cinq minutes.

Comportement exemplaire

Face à ses concurrents, principalement le Master Z.E., lancé au printemps dernier et sur lequel Renault a privilégié l'autonomie plus que la puissance, le gros fourgon électrique de Volkswagen affiche une très belle sérénité sur la route. Capable de s’intégrer très facilement dans la circulation, y compris sur voies express, il est à l’aise partout, même si c’est dans les centres urbains qu’il s’avère le plus convaincant.

La tenue de route et le freinage sont équivalents à ceux des versions thermiques, l’implantation des batteries dans le plancher de l’espace de chargement permettant de disposer d’un centre de gravité placé très bas. Malheureusement, elles viennent très légèrement empiéter dans l’espace de chargement disponible : 10,7 m3, soit le volume équivalent à la version propulsion du Crafter L3H3 thermique (L1H1 chez les concurrents), alors qu’il s’agit d’une version traction affichant 11,3 m3 en diesel.

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