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Audi 100 Avant 1984 vs Audi A6 Avant 2014 : c'était mieux avant ?

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Audi 100 Avant 1984 vs Audi A6 Avant 2014 : c'était mieux avant ?

Lors de l'essai de la dernière Audi A6 break, nous avons pu reprendre en main une Audi 100 de 30 ans son ainée. Entre bonnes surprises et coups de vieux risibles, voyons, en dix points, pourquoi c'était mieux avant... et pourquoi c'est mieux maintenant.

Page 1Audi 100 Avant 1984 vs Audi A6 Avant 2014 : c'était mieux avant ? 

1 > Il roulait à l'essence

Si le diesel sonne aujourd’hui comme une évidence sur les grandes routières (95 % des ventes d’Audi A6 en 2013), ce carburant n’avait pas telle réputation 30 ans en arrière. Sur l’Audi 100, la proposition se résumait à un unique 2.0 diesel crachant 70 ch (!), voire 87 ch avec l’aide d’un turbo. Des valeurs à peine croyables aujourd’hui, quand l’A6 culmine à 313 ch en BiTDI...

Mais, point de bloc agricole sur notre exemplaire d’essai, nanti d’un 5 cylindres à essence 2.2 de 138 ch. Un rendement qui peut sembler bien faible avec les repères actuels, mais ne reflète absolument pas l’agrément ressenti au volant : sonorité rauque et feutrée, belle souplesse à bas régimes et poussée graduelle au fil des tours/minutes composent les ingrédients habituels des blocs atmosphériques à cylindres impairs.

Notre Audi 100 d'essai était équipée d'un noble 5 cylindres à essence de 138 ch

En sortant de l’A6, il faut réapprendre à rétrograder lors d’un besoin de puissance, mais la douceur et la conviction avec laquelle la 100 hâte son rythme donne envie de réitérer l’expérience, juste pour le plaisir que cela procure. Une première bonne surprise.


2 > Votre (grand) mère pouvait le conduire

En Audi 100, nul besoin d’être un « geek » pour régler la ventilation, déverrouiller le frein de stationnement ou mémoriser les stations de radio (le Blaupunkt Stockholm en est d’ailleurs bien incapable…).

La « planche » de bord porte fort bien son nom, et les diverses commandes ne se montrent guère plus sophistiquées que celles d’une citadine à bas coût. Au moins, le conducteur n’est pas distrait par le bel écran rétractable de l’A6 et ses 1001 fonctions, et quitte moins souvent la route des yeux.

Il profite aussi davantage du paysage, car les exigences sécuritaires et autres étoiles Euro NCAP n’étaient pas encore passées par là : montants de pare-brise très fins et frêles rétroviseurs extérieurs annulent vraiment les angles-morts, et les grandes surfaces vitrées illuminent un habitacle où l’on se sent moins engoncé que celui de l’A6. Bluffant.

Malgré la belle luminosité, l'habitacle de l'Audi 100 manque de gaieté...


3 > Il était moins encombrant… mais plus spacieux !

Les moindres contraintes en matière de résistance aux chocs ou d’insonorisation jouaient aussi sur l’épaisseur des « cloisons ». Ainsi, bien que la 100 mesure 14 cm de moins que l’A6 en longueur (4,79 m contre 4,93 m), la mamie dégage un espace supérieur pour les jambes à l’arrière.

Pour ne rien gâcher, le réel moelleux de la banquette n’est ni altéré par la fermeté du cuir (le velours, c’est plus souple !), ni le manque d’épaisseur des mousses indispensables à l‘obtention du sacro-saint « plancher plat » sièges rabattus... Tant pis pour la modularité, tant mieux pour les fessiers !



4 > Le Quattro, c’était du sérieux

Déjà, à l’époque et avant BMW et Mercedes, Audi vantait les mérites de la transmission intégrale. Si celle de l’A6 Avant dispose de tous les raffinements possibles (blocage de différentiel électronique, et même un différentiel arrière actif en option), celle de la 100 étrennait d’office des fonctions bien rares aujourd’hui, comme un blocage du différentiel arrière en plus du central, tous deux commandables manuellement au tableau de bord.

Les quatre roues motrices permanentes, une spécialité Audi depuis 35 ans !

Pour schématiser, disons qu’il suffit qu’une seule roue dispose d’adhérence pour entrainer toutes les autres, sans perte de puissance liée à un antipatinage électronique. Sur la neige donc, avec ses pneus étroits (205) et ses 230 kg de moins minimum, pas sûr que l’Audi 100 soit larguée par l’A6 et ses immenses "snowboards" de 20 pouces et 255 de large... Pour les plus joueurs, l’ABS de la 100 reste même désactivable via un simple bouton à gauche du volant.


5 > On s’offre 20 Audi 100 pour une seule A6

L’A6 Avant a beau représenter le graal pour de nombreux voyageurs au long cours, elle réclame tout de même 43 000 € minimum avec son plus petit moteur à essence (2.0 TFSI 180 ch) et sa finition la plus modeste (Ambiente). En face, en fonction de l’état et/ou de la version choisie, une Audi 100 break se trouve entre 1 000 et 4 000 €, ce qui représente un "léger" avantage en faveur d'un véhicule qui reste habitable, confortable, et tout à fait actuel en matière d’agrément de conduite.

Quatre anneaux sur la calandre, ou L'UNIQUE point commun entre ces deux breaks de même famille...

Naturellement, par rapport à une A6 neuve, il faut oublier toute notion de fiabilité, richesse d’équipement et sécurité active ou passive… qui nous font relativiser notre mauvaise foi pour la prochaine partie de cet article.
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Commentaires
Voir tous les commentaires (7)
Eric94230

Je rejoins l'avis de barneriasj830. On ne peut pas comparer 2 voitures que 30 ans séparent. Ou sinon, il n'y aurait pas de progrès technologique. C'est ce qui fait que les voitures actuelles sont plus puissantes mais plus lourdes, plus sophistiquées mais moins fiables, consomment moins mais son plus chères à l'entretien et à l'assurance. Propriétaire d'une VW Passat GT Syncro de 1984 j'en apprécie chaque jour davantage ses nombreuses qualités : sonorité moteur, tenue de route, immense coffre... Oui elle n'a aucun gadget électronique et consomme 10l/100 km. Mais c'est une auto fiable, avec des pièces abordable. Et le plaisir qu'elle procure n'a pas de prix.

barneriasj830

Pour comparé ce qui est comparable,il faut surtout tenir compte de l'epoque ainsi que du temps qui passe;certe la technique a evoluée mais le cout d'achat et d'entretien voir la fiabilité n'est pas au rendez vous.Le vehicule que je possede actuellement et depuis plus de 20 ans affiche 497 Mkm sans avoir subit de pannes mecaniques (hors entretien)pompe haute pression et a eau, freins,ammortisseurs, echappement,roulements. pieces changer entre 260 et 385 Mkm;j'ai acheté ce vehicule en mars 94 a une concession qui l'avait declassée et etre mis au rebut (à 164785 Km) model 100 CD 136 CV SERIE 44 WC2 DU 07/02/1983.Meme a 10 l/100 le prix de revient klm reste moins elevé tout confondu aux citadines moyennes.Enfin c'est comme un vieux blouson de cuir "on est si bien dedans" Bonne conduite a tous .J. B.

barneriasj830

Pour comparé ce qui est comparable,il faut surtout tenir compte de l'epoque ainsi que du temps qui passe;certe la technique a evoluée mais le cout d'achat et d'entretien voir la fiabilité n'est pas au rendez vous.Le vehicule que je possede actuellement et depuis plus de 20 ans affiche 497 Mkm sans avoir subit de pannes mecaniques (hors entretien)pompe haute pression et a eau, freins,ammortisseurs, echappement,roulements. pieces changer entre 260 et 385 Mkm;j'ai acheté ce vehicule en mars 94 a une concession qui l'avait declassée et etre mis au rebut (à 164785 Km) model 100 CD 136 CV SERIE 44 WC2 DU 07/02/1983.Meme a 10 l/100 le prix de revient klm reste moins elevé tout confondu aux citadines moyennes.

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