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Autolib' 2 : c'est pour bientôt !

Autolib' Vincent Bolloré
Vincent Bolloré lors de la présentation d'Autolib' en 2011.

Lors de l'entretien qu'elle nous a accordé, Anne Hidalgo, la maire de Paris, n'a pas évoqué que la fin du diesel, programmée pour 2024. Elle a aussi esquissé les alternatives possibles à la voiture individuelle avec en premier lieu la refonte d'Autolib'.

Vouloir interdire le diesel au nom de la lutte contre la pollution c’est bien beau, mais comment accompagner cette mesure ? Qu’adviendra-t-il de l’habitant de Rodez qui n’a pas d’autre choix que de prendre son véhicule diesel (le plus adapté à ses trajets ruraux) pour se rendre à Paris ? Anne Hidalgo n’a pour le moment pas de solution miracle. Des parkings géants en périphérie ? Le « ralliement » de Valérie Pécresse au front anti-diesel pourrait peut-être permettre à l’agglomération, au sens large, de trouver des terrains pour y installer ces aires de stationnement (gratuites ?) afin que les automobilistes poursuivent leur trajet en transports en commun ou en autopartage.

 

Bolloré évincé d'Autolib' seconde formule

autolib' sur prise

Autolib' est un naufrage financier mais aussi une impasse technique

L’autopartage justement vit une petite révolution en région parisienne sur fond de crise Autolib’. Comme aucune conciliation ne semble possible, et que les communes concernées refusent de payer les 233 millions d’euros réclamés par Bolloré, le contrat devrait être dénoncé avant son échéance en 2023.

Anne Hidalgo a d’ailleurs reçu, lundi 11 juin 2018, les constructeurs et acteurs de l’autopartage en France (Renault, PSA, BMW, Volkswagen, Daimler, Drivy, Ubeeqo, Zipcar, Citiz, Communauto, Car2Go, Vulog, Zencarz, Sixt, Hertz et Clem') pour discuter de l’après Bolloré. « La réunion a été cordiale et constructive » confie la maire de Paris, encore toute heureuse d’avoir été applaudie par ces acteurs du monde de l’automobile, si hostiles envers elle y a encore quelques mois.

Lors de notre entretien, elle a dessiné les contours du futur service d’autopartage parisien : plusieurs opérateurs privés, sans fonds publics, ayant tous signés une charte de bonnes pratiques et surtout capables de rapidement s’adapter aux évolutions techniques et commerciales du marché. « C’est un des défauts du système actuel » avoue Anne Hidalgo. « Au départ, Autolib’ avait un coup d’avance, mais son système trop figé ne lui a pas permis de s’adapter efficacement au marché ».

Le prochain service Autolib’ intégrera donc des véhicules en free-floating (les utilisateurs repèrent les véhicules disponibles via géolocalisation avec leurs smartphones, les réservent et peuvent les restituer à n’importe quel endroit de la zone délimitée) en plus du système de boucle retour actuel (le véhicule est pris dans une station et restitué dans une autre). Jusqu’alors, les BlueCar de Bolloré ne permettaient pas un tel service à cause de leurs batteries « chaudes » qui nécessitent d’être branchées en permanence. Les points de charge actuels seront aussi transformés. Enedis étudie la possibilité (à priori simple) d’augmenter la puissance des bornes (actuellement 3,7 kW) et de les adapter au standard européen (prise de type 2).

Zhidou EV
La Zhidou EV est déjà utilisée par des services d'autopartage en Italie. Avec un système de propulsion 48V fournit par Valéo ce serait une candidate parfaite et économique pour Autolib'

Le choix des véhicules pourrait aussi être beaucoup plus large. Renault Zoé ? Renault Twizzy ? Peugeot iOn/Citroën C-Zéro ? Future Peugeot « 208 » électrique ? Ou pourquoi pas la petite Zhidou EV, une voiturette électrique chinoise biplace capable de rouler à 100 km/h et de parcourir 100 km, motorisée par l’équipementier français Valeo ? Au total Autolib’ 2 devrait compter au moins 20 000 véhicules ce qui permettra d’éviter 120 000 véhicules personnels.

 

Des stations-service « énergies nouvelles »

Loin de l’image anti-voiture dont elle jouit, Anne Hidalgo reconnaît qu’il faut conserver à Paris son aura de berceau mondial de l’automobile. Elle l’affirmera par sa présence au prochain Mondial de l’automobile (du 4 au 18 octobre 2018, à Paris porte de Versailles) ou en lançant des initiatives novatrices. Nous lui avons proposé la possibilité d’ouverture de stations-service dédiées aux énergies nouvelles (électrique, GNV, hydrogène, éthanol, GPL). Dans une telle optique, Paris pourrait être la première ville européenne à proposer des stations-service de charge ultra rapide
(350 kW). L’élue parisienne s’est dite séduite par l’idée, alors avis aux acteurs du secteur…

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