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Avertisseurs de radars : appel à la mobilisation générale

Avertisseurs de radars : appel à la mobilisation générale

En réaction à l'interdiction des avertisseurs de radars, les fabricants s'unissent pour dénoncer cette décision. Ils invitent à une mobilisation générale le mercredi 18 mai.

« Tous des délinquants de la route ! ». C’est de cette façon qu’il faut interpréter la décision du gouvernement d’interdire la vente et la possession d’un avertisseur de radars. La raison ? L’augmentation des chiffres de la mortalité sur les routes au mois d’avril.
 
Conséquence, les pouvoirs publics durcissent le ton et les 4,7 millions d’utilisateurs en France d’avertisseurs sont dans le collimateur. Pourtant, les chiffres rapportés sont contestables et la vente de ce type d’appareils « ne date pas de quatre à cinq mois » rétorque Fabien Pierlot, président de Coyote.

Les fabricants expriment leur incompréhension face à cette décision prise à la « va-vite et sans aucune concertation ». Pour l’heure, ils n’ont guère plus d’informations que le communiqué diffusé hier sur le site de la sécurité routière ce que confirme Loïc Ratier, directeur de Wikango.
 

Le seul mot d’ordre : se mobiliser !



Afin de donner plus de poids à leur action, les fabricants viennent de créer l’AFFTAC (association française des fournisseurs de technologies d’aides à la conduite). Qui est doublé d’un appel à la mobilisation générale le mercredi 18 mai à 13h00 dans cinq villes (Bordeaux, Lille, Lyon, Marseille et Paris).
 
Toutes les communautés seront alertées et le message sera relayé dans la presse nationale dès lundi sur les détails de l’action.

Une fois encore, les usagers de la route sont pris pour des vaches à lait. La disparition des panneaux signalisant la présence d’un radar fixe n’aurait comme effet que de booster les ventes d’avertisseurs. En supprimant les deux, les caisses de l’Etat ne s’en porteront que mieux !
 

 
Toutefois, si le rôle premier d’un avertisseur est de signaler la présence des radars, leurs fonctionnalités ne se limitent pas qu’à cela. D’ailleurs, certaines vont dans le sens des préconisations du gouvernement pour la sécurité et la vigilance. En effet, ces appareils servent de limiteur de vitesse, indiquent les limitations de vitesse en vigueur sur chaque route et les zones accidentogènes.
 
De plus, les modèles communicants avertissent des éventuels bouchons, accidents…sans oublier que les alertes sonores répétitives renforcent l’attention au volant.
 
 
 
 
A de nombreuses reprises, L’argus a testé ces produits en affirmant qu’ils ne servaient pas à rouler plus vite mais à se prémunir contre les points perdus bêtement. Et il suffit de peu de choses pour se faire flasher pour 1 ou 2 km/h de plus. Ce qui ne fait pas de nous des délinquants contrairement à bien d’autres automobilistes qui respectent les limitations de vitesses mais dont le comportement est encore plus dangereux.

La CFDT Police désavoue ces mesures



Pour l’heure, ces mesures restrictives ne sont que des propositions. Reste à les faire passer devant les députés et les sénateurs. Mais à quelle échéance ? Sur ce point, les fabricants sont dans le flou total. De ce fait, que les automobilistes se rassurent, l’utilisation de leur avertisseur est toujours légale. Seront-elles adoptées ? Rien n’est moins sûr à condition que la grogne populaire et la classe politique mettent la pression sur le gouvernement.

Première concernée dans la répression sur les routes, la Police n’a pas tardé à réagir. En effet, la Fédération Interco CFDT estime que : « l’emplacement de nombreux radars fixes doit être revu. En effet, bon nombre sont situés dans des lieux très peu accidentogènes et/ou dans des lignes droites. Et il n’y a rien de plus rageant pour un automobiliste que de se faire flasher pour un dépassement non délibéré de 2 km/h de la vitesse autorisée en pleine ligne droite sur une 2X2 voies. Voilà de quoi avoir la légitime sensation d’être pris pour des vaches à lait... A l’inverse, certains secteurs, véritables cimetières asphaltés ornés à leurs bords de nombreuses croix et de bouquets pour rappeler autant de drames, autant de statistiques, sont laissés à l’abandon par les pouvoirs publics » fin de citation.
 
Néanmoins, elle ne s’exprime pas sur l’abolition des avertisseurs de radars et le démontage des panneaux.

Au-delà, la conséquence de l’arrêt de la commercialisation de ces appareils mettrait en péril 2 000 emplois directs et indirects dans l’Hexagone.


Rappel des sanctions dans le cas où les avertisseurs de radars seraient interdits :

• Jusqu’à deux ans de prison et 30 000 euros d’amende pour la vente
d’appareils signalant la position des radars (fixes et mobiles).

• Jusqu’à 1 500 euros d’amende et le retrait de 6 points pour la possession de ce type de matériel.

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Commentaires
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un pseudo libre

Bonjour,à tous je pense que qu'on peut stopper tout ça,car il est difficile de lutter avec ce genre de gouvernement à la méthode de répression le et donc le 22 avril et 6 mai 2012. Élection présidentielle. pensez à aller voter et changer le gouvernement

un pseudo libre

Bonjour,à tous je pense que qu'on peut stopper tout ça,car il est difficile de lutter avec ce genre de gouvernement à la méthode de répression le et donc le 22 avril et 6 mai 2012. Élection présidentielle. pensez à aller voter et changer le gouvernement

caludef732

se lever le matin est dangereux aussi pourquoi pas nous l'interdire pour préserver nos vies

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