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Baromètre Energies 2019 : le diesel fait de la résistance

Discrédité par le « dieselgate » et promis à une fin certaine, le diesel représente encore un tiers des ventes de véhicules neufs en France. Contre toute attente, il reprend du poil de la bête selon notre Baromètre Energies 2019. Et le nouveau malus 2020 n'est pas pour le défavoriser.

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Si en 2018, les intentions d'achat étaient défavorables au diesel, en 2019 il retrouve des couleurs.

D’une édition à l’autre, l’avis des acheteurs sur le diesel différent. Après une forte baisse de son attractivité en 2018, il retrouve des couleurs dans les intentions d’achat (+ 4 points). Et notamment chez les acheteurs de véhicules d’occasion (+ 9 points) et dans le cadre d’un achat à court terme (+ 7 points).

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Le diesel ne dépose pas les armes

baromètre énergies diesel l'argus 2019

Pourquoi ce revirement ? En 2018, le « diesel bashing » avait même réussi à toucher les fervents de ce carburant. Ainsi, ils n’étaient plus que 34 % (contre 42 % en 2017) à vouloir resigner pour un diesel alors qu’en 2019, ce chiffre passe à 43 % (+ 9 points). L’intérêt du diesel parmi les possesseurs d’un véhicule à essence revient au niveau de 2017 avec 8 %. Dans les intentions d’achat à court terme (moins de 6 mois), 40% des acheteurs se tournent vers le diesel mais ils ne sont plus que 21% à moyen terme (2 ans).


L’attrait du diesel en occasion

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Si 24 % des acheteurs d’un véhicule neuf choisiront un diesel (29 % pour l’essence), ceux d’une voiture de seconde main sont 39 % (+ 9 points). Une raison à cela : l’attractivité du prix. En effet, le vent de panique générale a eu pour conséquences un allongement de la rotation sur parc (temps de détention) chez les professionnels et un tassement des prix en raison d’une offre supérieure à la demande.

 

Retour en grâce ?

Certains constructeurs ont déjà annoncé l’arrêt total (Honda) ou partiel (Toyota) du diesel. D’autres continuent d’y croire à moyen terme, et pour cause. La pression exercée par l’Europe pour la baisse des émissions de CO2, alors que ces dernières vont grimper obligatoirement avec le nouveau cycle d’homologation WLTP (dont l’entrée en vigueur prévue au 1er janvier 2020 pourrait être repoussée d’un an) plaident en faveur du diesel. Tout comme la nouvelle grille du malus 2020.

Pour atteindre l’objectif de 95 g/km, les constructeurs disposent de l’arme électrique, mais encore faut-il que les consommateurs s’y convertissent en masse. De ce fait, les marques vont inciter leurs concessionnaires à vendre du diesel pour remplir leur objectif CO2. Telle est la consigne passée par le groupe PSA à ses réseaux dans le cadre de sa politique commerciale 2020. Néanmoins, deux facteurs ne vont pas dans le sens d’une pérennité du diesel à long terme. D’une part, la menace de son interdiction dans les villes (2024 pour Paris) et d’autre part, le coût de sa future dépollution pour la norme Euro 7 (2023-2024). D’ailleurs, les répondants du Baromètre Energies affirment à 59% que le diesel n’est pas une motorisation d’avenir.

*Enquête réalisée du 12 avril au 14 mai 2019 sur L’argus.fr auprès de 2 126 répondants. Le profil moyen du panel du Baromètre Énergies 2019 est un homme de 53 ans, retraité (35 %) et vivant dans une petite ville (38 %).

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