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Blocage des cartes grises : le point sur la situation

carte grise
Les problèmes s'accumulent pour le nouveau système de demande de carte grise sur Internet, avec actuellement près de 450 000 demandes en attente.

Plus de quatre mois après sa mise en place, la généralisation des demandes de cartes grises sur Internet continue de poser problème, avec environ 450 000 demandes en attente. Découvrez les raisons de ce blocage et les recours possibles.

Depuis le 6 novembre 2017, les demandes de carte grise se font obligatoirement sur Internet, les anciens services dédiés qui se trouvaient dans chaque préfecture ayant été fermés. Seulement, tout ne s’est pas vraiment passé comme prévu et le nouveau système a rapidement montré ses limites.

Alors que les dossiers s’accumulent, les demandes peuvent mettre plusieurs mois à être traitées, sans compter que de nombreuses personnes n’arrivent tout simplement pas à faire leur demande de carte grise, en raison de nombreuses défaillances du système. Et bien entendu, le service téléphonique destiné à aider les personnes en difficulté est complètement saturé…  

 

Les raisons du blocage

A la base, ce bouleversement dans les procédures pour la réalisation des cartes grises, avait pour but de réduire fortement les coûts et ainsi de permettre à l’Etat de réaliser de grosses économies. Il y avait de plus la promesse d’un gain en commodité, avec la possibilité de faire ces démarches à tout moment (7 jours/7, 24 heures/ 24) et de recevoir sa carte grise dans un délai d’environ une semaine.

Seulement, les choses ne se sont clairement pas passées comme prévu. « Le problème est que les moyens nécessaires au bon fonctionnement de ce nouveau système ont été clairement sous-estimés, puisque les effectifs ont été réduits par 6 ou 7 » explique Benoit Ginet, fondateur du site Eplaque.fr.

A cela s’ajoute un problème de compétences, car une grande partie du personnel qui travaille dans les six centres de traitement (trois centres supplémentaires ont été ajoutés récemment) n’est à la base pas forcément bien formé pour cela. En effet, en raison de la concentration géographique impliquée par ces nouveaux centres, le personnel des anciens services de cartes grises n’y a que rarement été affecté.

Les moyens nécessaires au bon fonctionnement de ce nouveau système ont été clairement sous-estimés.

Le gouvernement semble donc avoir nettement sous-estimé le personnel nécessaire pour gérer ce nouveau système, sans compter qu’il n’avait pas vraiment prévu de réelle période d’adaptation, ni même imaginé ne serait-ce qu’une petite partie des difficultés rencontrées. « Avec ce changement, l’Etat a un peu perdu en expertise », reconnait Benoit Ginet.

Car la principale difficulté à la base concerne les nombreux bugs sur le site de l’ANTS (Agence Nationale des Titres Sécurisés), qui se sont accumulés petit à petit. Les cas un peu complexes, comme les demandes de duplicata, les immatriculations de véhicules étrangers, ou les transformations de véhicules, posent problème la plupart du temps et entrainent très souvent des blocages du site.

Enfin, le ministère de l’Intérieur n’ayant naturellement pas anticipé de telles difficultés, le service d’assistance téléphonique prévu a été très rapidement débordé, avec trop peu de gens pour répondre aux milliers de réclamations.  

 

Quels recours pour les automobilistes ?

Avec ce cumul des retards sur les demandes de cartes grises, de nombreuses personnes se retrouvent en difficulté, ne pouvant pas légalement rouler avec leur véhicule récemment acquis, puisque le Certificat Provisoire d’Immatriculation (CPI) remis lors de la demande de carte grise ne permet de circuler que durant un mois.

Benoit Ginet estime toutefois que les services de police doivent normalement faire preuve d’une certaine indulgence, en ne verbalisant pas les personnes se trouvant dans ce type de situation : « Toutes les autorités savent qu’il y a actuellement de gros problèmes sur ce point ». De plus, il y a toujours la possibilité de montrer le CPI, prouvant que la demande de carte grise est en cours et pouvant attester de la bonne foi de l’automobiliste.

Enfin, pour ceux qui auraient une demande d’immatriculation à faire mais qui n’auraient pas encore commencé les démarches, il est conseillé de faire appel à un professionnel, car ceux-ci ne passent pas par le même système que les particuliers pour faire leurs cartes grises.

« Les professionnels disposent d’une plateforme bien distincte, qui a été mise en place il y a neuf ans et fonctionne bien. Les démarches sont alors plus simples et plus rapides, en dehors des cas particuliers comme les véhicules étrangers ou les duplicatas », explique Benoit Ginet.

 

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Commentaires
Voir tous les commentaires (10)
sintes

Bonsoir J AI VENDU MON VEHICULE MAIS J APPRENDS QU IL EST GAGE CAR JE N AURAI PAS PAYE UNE CONTRAVENTION DE 2014 JE N AI PAS RECU CETTE CONTRAVENTION ET JE VEUX PAYER POUR DEBLOQUER LA SITUATION COMMENT FAIRE QU EST CE QUE CELA VA ME COUTER MERCI

Bistoufly1975

Allez a feu vert.En cinq minutes il vous la font,et vous recevrez la carte grise 2 jours plus tard. J ai abandonne par internet,mon dossier etait refuse.Pourquoi?Je ne sais pas. Alors n hesitez pas

amicaljm

L'incompétence de l'Etat éclate au grand jour... et dire que les mêmes imbéciles se lancent dans le prélèvement à la source des impôts directs, qui ne concerne pas quelques demandeurs de carte grise, mais des millions de personnes cette fois on peut s'attendre à une catastrophe gigantesque

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