Bonus écologique 2020 : les électriques plombés par le nouveau barème | L'Argus Aller au contenu principal
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Bonus écologique 2020 : les électriques plombés par le nouveau barème

Depuis le 1er janvier 2020, les conditions d'attribution du bonus écologique pour l'achat d'un véhicule électrique ont été modifiées. Il peut varier du simple au double selon le prix d'achat du véhicule, voire même être supprimé sur certains modèles.

Par Benjamin Defay
Publié le Mis à jour le
nouveau bonus écologique électrique Voir les photos

La Leaf fait partie des modèles pénalisés par cette nouvelle grille du bonus écologique. Sur certaines versions, elle perd la moitié de la prime !

Dans le cadre du projet de loi de finance 2020, le Gouvernement revoit les conditions d'accès au bonus écologique. Après avoir modifié les barèmes pour la prime à la conversion et le malus, il s'attaque cette fois à la prime de 6 000 € accessible pour tout achat d'un véhicule électrique.

Depuis le 1er janvier 2020, le bonus évolue donc pour l'achat d'une voiture électrique neuve. Cette somme est actuellement fixe, mais variera désormais en fonction du prix d'achat du véhicule. Les modèles en-dessous des 45 000 € sont toujours éligibles au bonus de 6 000 €. Pour ceux entre 45 000 et 60 000 €, l'aide est revue à la baisse et passe à 3 000 €. Au-dessus des 60 000 €, la prime disparaît purement et simplement.

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Mercedes EQC
Le Mercedes EQC, un SUV électrique basé sur le GLC, perd entièrement son bonus écologique de 6 000 €.

Si la démarche est louable puisqu'elle est censée favoriser les véhicules peu coûteux, elle pénalise de nombreux modèles. Les véhicules premium électrifiés sont souvent bien au-dessus des 60 000 € : Mercedes EQC, Porsche TaycanAudi e-tron, Jaguar I-Pace, Tesla Model S, Model X et Model 3… Tous voient donc leur bonus totalement supprimé depuis le mois de janvier.

 

Des modèles généralistes pénalisés en fonction de leurs finitions et batteries

Chez les constructeurs généralistes, ce changement de barème pénalise également certains modèles. Les écarts peuvent être importants entre deux finitions ou deux capacités de batterie sur un même véhicule. Et gare aux options qui gonflent le prix. C'est le cas pour le DS 3 Crossback E-Tense, qui perd la moitié de son bonus sur la série La Première. Même chose pour la citadine chic BMW i3, dont la moitié de la gamme dépasse facilement les 45 000 €. Les cousins Hyundai Kona Electric et Kia e-Niro ne sont pas épargnés : ils perdent 3 000 € de bonus sur les versions haut de gamme.

Hyundai Kona electric électrique

 

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Sie2Ovg047 Le 12/12/2019 - 21:11
c'est comme la réforme des retraites l'écologie a du bon pour remplir les caisses mais pas pour inciter les gens à rouler propre
vuvoito Le 29/11/2019 - 16:05
sa chose qui sauvera notre monde aujourd'hui
Mica25000 Le 28/11/2019 - 14:19
Avant toute chose, je tiens à préciser que je roule plus de 30Mkm par an, donc au diesel. Ensuite je n'ai pas les moyens de m’offrir un véhicule à plus 15k€. Je choisi donc mes véhicules (compact ou monospace compact) d’occasion plus ou moins récent. Et enfin, mon véhicule actuel à près de 9 ans et 170Mkm. Je me considère comme un écolo réaliste qui ne remplace que lorsque c’est nécessaire. Pour ma part, et cela ne reste que mon avis, je trouve normal de plafonner les aides à l'achat d'un véhicule électrique. En effet, à la base, cette aide était faite pour encourager le renouvellement d'un véhicule pour les foyers modestes. Or, à partir d'un certain tarif, ce remplacement peut être considéré comme un achat plaisir, voir un luxe. Sauf erreur de ma part, au-delà de 35k€ et encore plus à 45k€, comme annoncé dans l’article, ce n’est plus accessible à ces foyers. Pour répondre à certains qui avancent que l’électrique est LA solution actuelle à la pollution et qu’il ne faut surtout pas supprimer ces aides, les véhicules électriques sont une hérésie écologique ! Les technologies ne sont encore pas prêtes à remplacer les carburants fossiles (je ne rentrerai pas dans le débat sur le choix du carburant). Quand je parle des technologies, je parle tout aussi bien de l’électrification d’un véhicule, de sa dépollution ainsi que de la production de l’énergie électrique. En effet, un véhicule électrique est plus polluant à produire qu’un véhicule thermique. La fabrication des batteries et du cuivre utilisé dans le bobinage des moteurs sont tous deux fortement énergivores. En fin de vie, les techniques de recyclage ne sont pas encore au point, comparées au taux de recyclage des véhicules thermiques actuels. Du coup, tous ces éléments sont stockés en attendant la suite ou sont envoyés dans des pays moins regardant. Résultat, ils polluent les sols et les cours d’eau. Néanmoins, le véhicule électrique à l’avantage d’être « propre » sur son lieu de consommation. En contrepartie, la pollution est concentrée sur son lieu de production et de transport. Combien de centrale et de poste de transformation faudra-t-il construire pour alimenter en énergie tous ces véhicules ? Et surtout qu’elle technologie employer ? Le solaire et le nucléaire sont trop polluantes à la fabrication ou lors du retraitement des déchets. Les centrales à énergies fossiles sont un paradoxe dans ce contexte. L’éolien est n’est pas assez performant quant à l’hydraulique, pas assez régulier. Et je ne parle pas de la perte d’énergie liée à son mode de transport. Pour l’instant le VE est une illusion écologique. Pour celles et ceux qui veulent des chiffres et des sources, je n’ai ni le temps, ni la place ici de les fournir. Il suffit de faire des recherches sur les VRAIS sites scientifiques (pas sur les blogs de pseudo scientifiques intégristes) pour les trouver. Mais je reste conscient que l’industrie a besoin de vendre ces véhicules pour poursuivre leurs développements et pour que cela devienne écologiquement viable. A condition que les producteurs d’énergie fassent également évoluer leurs technologies. Pour conclure, enfin diront certains, l’aide accordé à l’achat d’un véhicule électrique peut être bénéfique. Toutefois, elle doit être réservées aux véhicules où l’électrification à un sens (petite citadine, utilitaire urbain, etc.) et pour une classe d’acheteur qui en a réellement besoin. Cela étant, ce n’est que mon avis, parmi tant d’autre.
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