Cemac V 30 PR 6 : une pince qui mérite le détour Aller au contenu principal
habillage
banniere_haut

Cemac V 30 PR 6 : une pince qui mérite le détour

Le poste de soudage V 30 PR6 de Cemac cumule les fonctions de spotter et de pointeuse électrique. Cet outil, dérivé de l'ancien V 3, intègre une nouvelle pince de soudage en C.

Par Texte et photo Daniel Descamps
Publié le

Le boîtier du V 30 PR 6 est ancré sur un solide chariot roulant. Une poignée, située sur la face avant, facilite les déplacements. Le compartiment supérieur abrite les différents accessoires à souder. Cet espace est accessible sous un capot métallique équipé d'un vérin à gaz.

Le tableau des commandes, sobre et complet, permet d'ajuster les principaux paramètres du soudage, notamment le temps et la puissance. Les valeurs sont sélectionnées à l'aide de touches sensitives. Elles s'affichent sur deux petits écrans à diodes luminescentes. Le V 30 PR 6 mémorise onze programmes de soudage.

Le numéro 0 permet le réglage des électrodes. Cette fonction utilise la puissance du serrage pneumatique sans qu'il y ait de contact électrique. La rétreinte électrique, accessible sur la position 1, est utilisée lors de phases de redressage au marteau. Elle engendre des «ventouses électriques», sans chauffer la tôle comme avec la flamme d'un chalumeau. Les programmes 2 à 4 assurent le soudage de clous, de rivets et des goujons. Les programmes 5 à 9 sont dédiés au soudage des tôles. Ils varient en temps et en intensité, selon l'épaisseur des tôles à souder et selon le type de soudage : pince électrique ou monopoint.

Les fonctions « soudage sur tôle galvanisée » sont exécutées à l'aide d'une pince à résistance électrique, monopoint ou standard. On les active en soudage sur de l'acier décapé. Elles se commandent avec un bouton inverseur.

Le V 30 PR 6 est vendu soit avec une pince pneumatique en X, comme celle qui équipe le V 4, ou avec un pince en C. Cette dernière, totalement nouvelle, nous a séduits.

Sa puissance de serrage, soit 260 kg réels mesurés au niveau des électrodes, est bien supérieure aux 100 kg délivrés par la pince en X. L'électrode centrale de cette pince en C traverse le vérin pneumatique. Une petite molette permet le réglage en longueur et le blocage de l'électrode. Le câble de masse, fixé sur la face arrière de la pince, est démontable. On le déplace sur une des deux faces d'une tôle à souder. Cette technique facilite le remplacement d'un bas de caisse, notamment lorsque la face interne de la bordure à souder est trop fastidieuse à nettoyer, quand elle est recouverte d'un épais mastic bitumineux.

Les deux pinces, en X ou en C, perdent dans certains cas de leur maniabilité. L'incontournable poids des deux mètres de câble électrique est à l'origine de ce désagrément, notamment lorsqu'on travaille en hauteur ou sur un marbre. L'implantation d'une potence et d'un compensateur de poids permettrait d'éviter ce problème.

La fonction spotter reprend le soudage des différents accessoires, clous, rondelles ou rivets. Elle facilite certaines phases du redressage. Le marteau à inertie s'adapte directement à l'extrémité du pistolet soudeur.

Il manque cependant à cet outil une pince de tirage multigriffe. Elle facilite le redressage des longues rayures sur les tôles.

Le V 30 PR 6 se connecte sur une prise de 380 volts mono ou biphasée. L'idéal, pour éviter de saturer une installation électrique trop faible, est de placer un disjoncteur de type « 32 ampères retardés ». Les techniciens peuvent cependant brider les performances de l'appareil, pour le rendre compatible avec la puissance disponible au compteur électrique. Le V 30 PR6 utilise également de l'air comprimé pour alimenter la pince pneumatique et pour refroidir les câbles électriques lors d'utilisation intensive.

Soyez le premier à réagir
Envoi en cours
Allez encore plus loin

Retrouvez l’ensemble des publications de L’argus, l’expert de l’automobile au service
des particuliers et des professionnels depuis 1927...