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CNPA : les professions de l’automobile face aux défis du XXIe siècle

Commerce électronique, concentration des réseaux, danger du libéralisme de Bruxelles... Les grands thèmes débattus lors du 35e congrès du CNPA façonneront le quotidien des professions de l’automobile des décennies à venir.

Par Jean Pierre Genet, Denis Meunier
Publié le Mis à jour le

Des professionnels préoccupés par les échéances de 2002

Organisé pour la première fois à Paris, le congrès de l’an 2000 du Conseil national des professions de l’automobile se devait d’être symbolique des grands défis à venir du XXIe siècle. Les grands débats du moment ont animé les différentes réunions, même si toutes n’ont pas eu l’audience escomptée.

Pénurie de main-d’œuvre qualifiée
Alors que la réduction du temps de travail peine à se mettre en place dans les entreprises de plus de vingt salariés où elle devrait pourtant entrer en Roland Gardin, président du CNPA Photo : D. Meunierapplication, Marylise Lebranchu, secrétaire d’Etat aux Petites et Moyennes Entreprises, au Commerce, à l’Artisanat et à la Consommation, et Ernest-Antoine Sellière, le patron du Medef, sont venus, tour à tour, faire entendre leur différence d’appréciation. La mise en place des 35 heures a mis en évidence le manque de personnes qualifiées dans la profession, et elle a entraîné des cascades de débauchage qui dépouillent les petites entreprises de leurs meilleurs techniciens.

Cette pénurie de main-d’œuvre pose un problème de fond. "Il ne faut plus sélectionner les jeunes par l’échec scolaire, mais il faut valoriser le travail manuel par un discours différent, a commenté la ministre. Le slogan mobilisateur devrait être : il ne suffit pas d’avoir un bac, il faut aussi un CAP".

Répondant aux préoccupations des concessionnaires qui s’inquiètent d’une éventuelle suppression du règlement d’exemption pour la distribution de l’automobile, en 2002, Marylise Lebranchu a dit vouloir appuyer la position du CNPA à Bruxelles, rejoignant ainsi les engagements qu’avait déjà pris Dominique Strauss-Kahn lorsqu’il était ministre des Finances. Elle a également invité les responsables du CNPA à venir rencontrer ses services afin de régler les difficultés rencontrées par les détaillants en carburants.

Les concessionnaires et agents de marques ont également reçu l’appui de Louis Schweitzer, le patron de Renault, qui, comme son homologue de PSA, Jean-Martin Folz, veut faire front commun avec les distributeurs pour défendre l’actuelle réglementation. En réalité, les constructeurs recherchent le soutien politique de leurs distributeurs, ilsMarylise Lebranche, secrétaire aux PME, au Commerce et à l'Artisanat Photo : D. Meunier souhaitent une alliance qui laissera à leurs concessionnaires peu de marge pour dénoncer à Bruxelles la dépendance économique dont ils souffrent. Dans cette même enceinte du palais des congrès de Paris, les concessionnaires Nissan, qui se préparent à faire les frais de l’alliance entre Renault et Nissan, ont essayé d’attirer l’attention sur leur sort.

Avec ou sans règlement, la distribution et la réparation de l’automobile s’apprêtent à la révolution du commerce électronique. Agents, concessionnaires, carrossiers et indépendants sont concernés, les opportunités à saisir seront nombreuses. La concurrence prendra parfois d’autres formes auxquelles il faudra savoir riposter. Pour résister et prospérer sur son marché, chaque chef d’entreprise devra remettre en cause ses habitudes et ses certitudes.

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