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Comment Toyota reforme son trio de sportives

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Au dernier salon de Tokyo, Toyota a précisé ses intentions en matière de sport.
Au dernier salon de Tokyo, Toyota a précisé ses intentions en matière de sport.

Du trio MR, Celica et Supra des années 80-90, il ne reste pas grand-chose dans la gamme Toyota à part une GT86 plaisante, mais assommée en France par le malus écologique. Mais le champion de l'hybride renoue avec son passé sportif en compétition et bientôt en concession.

Dans les années 90, Toyota c’était trois titres de champion du monde des rallyes (1993,1994 et 1999) et une gamme de véhicules sportifs avec le petit roadster MR, l’emblématique Celica et la charismatique Supra. Ces trois modèles portaient l’image de la marque et représentaient une certaine idée de la sportive à la mode japonaise.

La Toyota MR a démarré sa carrière en 1984. Ici le second modèle (1999-2007).
La Toyota MR a démarré sa carrière en 1984. Ici le second modèle (1999-2007).

Puis Toyota a pris le virage de l’hybride en 1997, avec la première Prius, et a hissé haut une nouvelle valeur : la voiture « écologique » (tout en restant quand même un des premiers producteurs de 4x4 et pick-up dans le monde). Cette nouvelle stratégie a payé avec 10 millions d’hybrides vendu en 20 ans pour le groupe Toyota-Lexus et une place de n°1 mondial de l’automobile entre 2008 et 2015 (excepté 2011, l’année terrible pour le Japon avec le tsunami et la catastrophe de Fukushima).

Née en 1970, la Celica a été stoppée en 2005 avec cette septième génération.
Née en 1970, la Celica a été stoppée en 2005 avec cette septième génération.

 

Nouveau levier de croissance

L’hybridation à grande échelle permet aujourd’hui à Toyota de se passer du diesel bien plus facilement que les autres constructeurs. D’ailleurs, dès 2014, le français Didier Leroy, n°2 de Toyota Motors, avait décidé que le C-HR - alors encore en gestation - n’aurait pas de moteur diesel. C’était un an avant le Dieselgate, et cette décision avait provoqué une levée de boucliers des distributeurs à l’époque. Aujourd’hui, personne n’oserait remettre en cause cette stratégie.

 

Future GT86 hybride

Maintenant que Toyota a fait le plein des clients attirés par les vertus écologiques et les valeurs sociétales qui en découlent, la marque doit trouver de nouveaux leviers de croissance. La piste du « Fun to drive », son slogan favori dans les salons automobiles, est de celles-là et le salon de Tokyo 2017, qui a fermé ses portes le week-end dernier, a posé un nouveau jalon. Y trônait sur le stand Toyota le concept GR HV Sports qui annonce que la prochaine GT86 sera hybride.

« Mais un hybride sportif », promet Toyota, alors que la mécanique de son concept fait référence à la TS050, sa voiture de compétition engagée dans le championnat d'endurance WEC. Sacrée promesse… et une hybridation de toute façon poussée par la fiscalité « verte » qui, en France,  tue l’actuelle GT86 : 7 000 € de malus en 2017 et plus de 9 000 € en 2018 ! Pour un véhicule d’environ 30 000 €, c’est intenable.

 

Nouvelle Supra en ligne de mire

Au salon de Tokyo, on attendait pourtant une autre sportive chez Toyota, avec la renaissance de la Supra qui partage ses dessous avec la nouvelle BMW Z4, suite aux accords passés entre les deux marques. Mais rien, pas même un concept… Pas d’inquiétude, c’est une question de mois. « Il faut encore patienter, nous révèlerons le modèle de série au second semestre de 2018 », nous souffle un responsable de la marque.

Le puzzle sportif se met donc en place : en haut de l’échelle, le retour de la Supra est acté et sa mécanique sera 100 % thermique. En milieu de gamme, la GT86 aura une descendante à moteur hybride et prendra la position de la Celica autrefois. Reste à façonner une nouvelle sportive populaire, un peu comme l’était le petit roadster MR, et voilà le trio de sportives reconstitué.

 

Yaris GRMN, la populaire

Pour l’instant, rien n’indique la renaissance d’un nouveau petit roadster, si ce n’est la volonté farouche de certains responsables Toyota de revoir ce type de produit dans la gamme. Pour le « Fun to drive » évidemment, mais aussi pour laver l’affront : jamais la Toyota MR n’a réussi à concurrencer la Mazda MX-5 au succès planétaire. En attendant, Toyota tient déjà sa sportive populaire pour boucler son trio de sportives, grâce à la nouvelle Yaris GRMN (pour Gazoo Racing Masters of Nürburgring). Cette GTI de plus de 200 ch, que nous avons déjà prise en main, a fignolé sa mise au point sur le célèbre circuit allemand.

 

Le WRC et le WEC en support

Son arrivée dans les concessions est une question de semaines. Elle correspond à la montée en puissance de Toyota en championnat du monde des rallyes, et la Yaris WRC devrait bientôt jouer le titre mondial, comme les Celica et Corolla il y a une vingtaine d’années. Chez Toyota l’engagement sportif pour redonner du relief et du dynamisme à la marque est définitivement sur les rails. Le japonais sera d’ailleurs en 2018 le seul constructeur a mener de front deux grands championnats : le WRC et le WEC avec, en ligne de mire, une première victoire aux 24 Heures du Mans qui lui a échappé d’un souffle en 2016.

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Commentaires
Wibart

Heureusement que Toyota existe pour renouveler l'automobile avec ses forms modernes et différentes. J'ai retrouvé le plaisir de conduire grâce à ma prius et maintenant avec mon auris hybride .

valery.racinet750

Bel article. il y aura toujours des gens à aimer la voiture, qui a succédé au cheval comme moyen de transport individuel, et offre ainsi une grande liberté de déplacement à chacun. Cette mobilité individuelle, on peut l'apprécier grandement en roulant dans un véhicule procurant le plus fort plaisir de conduite possible. Question de culture personnel, de choix personnel, de goût personnel. La liberté permet cela. Ne l'oublions pas. Ne l’abandonnons pas.

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