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Contrôle technique. Le comparateur de prix Simplauto fait peau neuve

7 ans avant la sortie d'un site officiel, Simplauto proposait déjà un comparateur des prix du contrôle technique. Avec d'autres services, comme la prise de rendez-vous ou des promos. Ce pionnier vient d'être revu de fond en comble : son créateur, Mickaël Barbosa, nous présente les nouveautés.

Par Johann Leblanc
Publié le Mis à jour le

Pionnier des comparateurs de prix du contrôle technique, le site Simplauto s'est offert une cure de jouvence en mars 2021.

Simplauto

Apparue lors de la crise des gilets jaunes, l’idée d’un comparateur officiel des prix du contrôle technique s’est concrétisée en fin d’année dernière. Mais pas de quoi inquiéter le pionnier Simplauto, qui propose cette fonctionnalité depuis 2012. Déjà fort d’autres services, comme la prise de rendez-vous en ligne, il vient de recevoir une importante mise à jour début mars. Avec, à la clé, des nouveautés aussi bien pour les clients que pour les professionnels-partenaires. L’argus a interviewé son fondateur, Mickaël Barbosa, pour en savoir plus sur ces changements.

L’argus : Comment est née l’idée du site Simplauto ?

mickael barbosa fondateur site simplauto
Mickael Barbosa, fondateur du site Simplauto.

Mickael Barbosa : J’avais moi-même une voiture et le jour où j’ai dû faire mon contrôle technique, j’avais naturellement cherché à comparer les prix, comme je le faisais pour d’autres produits. Mais je m’étais rendu compte qu’il n’y avait rien qui existait, et comme c’est une prestation obligatoire, ça me semblait important qu’on ait une information sur les tarifs pratiqués. On a d’ailleurs vu qu’il y a eu une revendication des gilets jaunes à ce sujet : 20 ou 30 € de différence, pour certains, c’est beaucoup.

L’argus : Il y a un comparateur officiel qui est apparu l’année dernière, comment avez-vous réagi à cette arrivée ? Est-ce qu’elle a fait du tort à votre fréquentation ?

Mickael Barbosa : Au contraire, ça a plutôt été une très bonne chose. Plus les gens vont être au courant que les tarifs sont libres, et plus ils vont avoir tendance à utiliser notre site. Car au-delà de la comparaison de prix, nous proposons avant tout des créneaux à prix exclusifs. En ça on se distingue du comparateur officiel, purement consultatif.

comparateur prix controle technique simplauto
Le prix des contrôles techniques étant libre en France, il peut y avoir des écarts non négligeables à quelques kilomètres d'intervalle. C'est ce qui a motivé la naissance de Simplauto, en 2012.
comparateur prix controle technique
L'arrivée d'un comparateur officiel des prix du contrôle technique fin 2020 n'a pas trop inquiété Simplauto, d'autant qu'il se révèle purement consultatif.

D’autre part, Simplauto est de plus en plus une place de marché plutôt qu’un comparateur :  notre plateforme met son audience à disposition des professionnels qui utilisent nos outils pour vendre des créneaux. Notre mission est double. D’une part, faire en sorte que les automobilistes achètent leur contrôle technique au meilleur prix, et d’autre part, apporter un maximum de clients aux centres qui travaillent avec nous. 

L’argus : Qu’est-ce qui a motivé la grosse évolution du site lancée début mars et qu’est-ce qu’elle apporte ?

Mickael Barbosa : C’est la troisième version de Simplauto. Pour les automobilistes, on a cherché à rassurer au maximum car l’ancienne version, sortie en 2017, avait un côté plus enfantin qui n’a pas forcément été bien perçu. Beaucoup de gens se demandaient si notre site n’était pas une arnaque. On a évolué vers un design beaucoup plus sérieux, plus fluide. On a aussi changé notre façon de présenter les promotions, si bien que les automobilistes qui seront prévoyants pourront bénéficier de promotions à plus long terme et plus intéressantes. Enfin, on a ajouté un chat : tout client qui souhaite prendre rendez-vous peut nous parler, et ça, aucun des acteurs historiques ne le propose. Les clients recherchent un prix, certes, mais aussi un service irréprochable et réactif. Notre site a d’excellents avis, parce que nous sommes disponibles quand les clients en ont besoin.

chat site simplauto

Parmi les nouveautés de la 3ème version du site, on trouve notamment un chat, qui semble très apprécié.

L’argus : Et du côté professionnel ?

Mickael Barbosa : C’est là où il y a le plus gros changement. Sous cette nouvelle version se cache une technologie assez pointue de prise de rendez-vous. Le contrôleur n’a même plus à gérer son agenda chez nous. Qu’il soit affilié à un réseau ou indépendant, on se débrouille pour aller chercher ses créneaux disponibles sur son agenda principal et les afficher sur Simplauto. Quand il y a une réservation chez nous, on s’occupe de la reporter sur son agenda automatiquement. Ça a été extrêmement bien accueilli par les centres On pensait qu’il y aurait quelques réticences, inhérentes à tout changement. Il y a bien eu quelques bugs, mais globalement on a été très réactifs et après une semaine, le système est efficace et totalement adopté. On devient juste un apporteur de clients, sans contrainte de gestion ni perte de temps. C’est vraiment du bonus pour eux.

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L’argus : Combien de centres travaillent avec vous ?

Mickael Barbosa : Aujourd’hui, il y en a une centaine. Cette évolution était aussi destinée à monter en puissance. Quand on parlait à des professionnels, jusqu’ici, le plus gros frein, c’était le fait de gérer deux agendas. On a une longue liste de centres qui nous avaient dit qu’ils viendraient chez nous le jour où ce serait automatisé. La nouvelle plateforme devrait permettre d’aller en chercher de nouveaux très vite. La période la plus délicate pour Simplauto est passée. Lorsqu’on est arrivé en 2012, certains professionnels ne nous voyaient pas forcément d’un bon œil, en partie parce que certains réseaux nous dévalorisaient en interne. Aujourd’hui, les centres nous contactent d’eux-mêmes pour développer leur activité.

Simplauto
Simplauto travaille aujourd'hui avec une centaine de centres auto, certains indépendants, d'autres appartenant à un réseau.


L’argus : Prévoyez-vous déjà d’autres développements ?

Mickael Barbosa : Oui, il y a des choses qui vont arriver. On vient d’introduire les ventes flash, en plus des promotions classiques récurrentes. Si vous êtes un professionnel, vous pouvez faire une vente flash qui va s’appliquer tel jour de telle heure à telle heure. En plus, on va bientôt ajouter une notion de nombre de créneaux limités : un centre va pouvoir dire qu’il met 10 créneaux à un prix exceptionnel, 20 à un tarif moyen et le reste avec ma promotion actuelle. Le but est de stimuler les ventes pour créer un cercle vertueux, d’attirer des gens sur des créneaux difficiles à remplir, comme on cherche à le faire depuis nos débuts.

nouveau logo site simplauto
Le nouveau logo de Simplauto intègre désormais un symbole : le O final évoque la forme d'un turbo.

L’autre nouvelle fonctionnalité, c’est qu’on va se connecter de manière plus normale aux systèmes d’agendas existants, de sorte que les modifications et suppressions de rendez-vous soient également synchronisées. C’est la seule chose que notre système actuel n’est pas capable de faire. Si trois acteurs sont déjà d’accord, il y aussi des réseaux qui n’ont pas du tout souhaité répondre à nos sollicitations.

C’est dommage vis-à-vis des professionnels affiliés, qui payent à leur réseau entre 9 000 € et 12 000 € en moyenne de redevance annuelle et qui attendent en retour que leur réseau leur offre un service efficace. Surtout que cela ne leur coûterait rien dans la mesure où c’est Simplauto qui doit se charger des développements. Mais c’est aussi regrettable vis-à-vis des clients. Les systèmes de prise de rendez-vous devraient être ouverts parce que le contrôle technique est une délégation de Service Public. À mon sens, l’Autorité de la concurrence devrait se pencher sur cette problématique car les réseaux sont en position de monopole avec 84% du marché.

L’argus : Depuis le lancement, avez-vous noté une forte évolution des prix du contrôle technique ? Notamment à la suite de la réforme de 2018 ?


Mickael Barbosa : Globalement, les prix ont tendance à évoluer de manière régulière, tous les ans, et assez faiblement. Mais clairement, avec la réforme du contrôle technique en 2018, on a constaté une hausse spectaculaire des prix, de plus de 12 %. Et surtout, notre indicateur ne regardait pas le prix des contre-visites, qui ne concernent qu’un véhicule sur cinq. Ce tarif a explosé. Quand nous nous sommes lancés, la contre visite était très souvent offerte. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas, la contre-visite va coûter entre 10 et 30 € selon les points qui vont être vérifiés. Maintenant, on doit aussi comprendre les professionnels car avec la réforme, les points à regarder sont plus nombreux, prennent plus de temps, donc évidemment ils ne peuvent pas se permettre de travailler gratuitement pendant une demi-heure au détriment du contrôle classique.

controle technique hausse des prix
Si la hausse des prix du contrôle technique est en général assez lente, elle a été très forte en 2018, suite à une importante réforme.

 

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