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Coup de chaud sur les équipementiers à la Bourse de Paris

Par Yves de Kerdrel
Publié le

Tendance

L'euphorie a continué de se manifester sur les principales places financières occidentales au cours des dernières séances. Le rebond opéré à Wall Street au début du printemps a été suivi d'une nouvelle flambée à Wall Street, qui s'est poursuivie cette semaine. Et même la Bourse de Paris, qui semblait toujours rester en retard de ces mouvements, a battu un nouveau record à la veille du week-end du premier mai. Il est vrai que l'indice CAC 40 retrouve les niveaux auxquels il se trouvait il y a exactement un an, avant que se produise la crise russe. Les marchés restent fragiles, et beaucoup d'analystes continuent de redouter une correction plus ou moins importante au cours de ce mois de mai.

Valeurs françaises

Les titres des constructeurs d'automobiles ont évolué de manière contrastée cette semaine. On a pu voir l'action PSA Peugeot Citroën fléchir légèrement après la publication du chiffre d'affaires du groupe pour le premier trimestre de l'année. Celui-là marque une progression de près de 4 %, à 60 milliards de francs. Les ventes de la seule activité automobile ont augmenté de 2,5 % au cours des trois premiers mois de l'année. Ce chiffre a légèrement déçu les opérateurs financiers, qui ont vite oublié que le trimestre de référence, c'est-à-dire le premier trimestre de 1998, marquait déjà une sensible reprise. Mais, surtout, en comparaison de la hausse de 9 % des immatriculations du groupe en Europe, la variation du chiffre d'affaires global traduit les effets de la guerre des prix que se livrent les constructeurs qui risque « d'impacter » les marges du groupe. Cependant, la plupart des analystes continuent de penser que le titre PSA Peugeot Citroën reste sous-évalué. Il n'est pas improbable que, lors de la prochaine assemblée d'actionnaires du groupe, Pierre Peugeot, le président du conseil de surveillance, indique que le groupe familial a renforcé son emprise sur le capital. Ce qui justifie la cooptation à ce conseil de sa fille Marie-Hélène Roncoroni, qui a travaillé par le passé au sein du groupe.

De son côté, Renault a annoncé une progression de 5,7 % de son chiffre d'affaires trimestriel, qui frôle les 62 milliards de francs, dont 49,3 milliards pour la seule division automobile (+ 6,3 %). Une performance saluée par la Bourse, puisque l'action Renault a continué de regagner du terrain. Enfin, Michelin a fait part d'une croissance de 2,9 % des volumes vendus au cours des trois premiers mois de l'année, ce qui a entraîné une progression de seulement 1 % du chiffre d'affaires trimestriel, qui s'établit à 20,5 milliards de francs. Le titre Michelin a été légèrement affecté par ces éléments financiers, et notamment par l'impact négatif qu'ont eu le dollar et le real brésilien pour le groupe clermontois en ce début d'année.

Le phénomène le plus marquant de cette semaine reste le coup de chaud subi par les titres de certains équipementiers, notamment ceux que l'on appelle les plasturgistes. Les semaines passées, nous avions déjà évoqué la hausse de Sommer-Allibert. Cette semaine, c'est surtout l'action Plastic Omnium qui a été placée sur le devant de la scène avec une progression de 13 % en cinq séances. Depuis le début du mois de mars, le titre de cette société lyonnaise, détenue par la famille Burelle, a progressé de 31 %. On attend pourtant toujours la publication des comptes du groupe pour 1998. Ce qui relance les spéculations sur un possible changement de contrôle de cet équipementier.

Valeurs étrangères

Du côté des valeurs étrangères, peu de mouvements ont été observés, à l'exception d'une nouvelle hausse de l'action Ford et d'une baisse sensible du titre Volkswagen après l'annonce d'un résultat trimestriel plutôt décevant.

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