Coup de force de Jürgen Schrempp à la tête de DaimlerChrysler
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Coup de force de Jürgen Schrempp à la tête de DaimlerChrysler

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La réorganisation du directoire de DaimlerChrysler, qui sera ramené de 16 à 14 membres à partir du 1er octobre, consacre la prise de pouvoir à la tête du groupe de Jürgen Schrempp, l'ancien patron de Daimler-Benz.

Ce remaniement s'accompagne du départ de Thomas Stallkamp, président de la filiale américaine du groupe. Principal opposant aux méthodes brutales de Jürgen Schrempp, il était très critique sur la façon dont le dossier Smart était traité. Maître d'oeuvre du redressement de Chrysler, il était considéré par certains comme un possible futur président du groupe. Il sera remplacé par James Holden.

Autre défection américaine : la démission de Mike Jackson, patron de Mercedes-Benz Etats-Unis, qui doit prendre la direction générale du groupe de distribution automobile américain, AutoNation. Après la retraite du coprésident Bob Eaton, annoncée pour 2001, Jürgen Schrempp aura la direction du groupe bien en main. Cette prise de contrôle du groupe par les Allemands, menés par un patron aux méthodes expéditives, a été fort mal perçue outre-Atlantique et a contribué à faire chuter le cours de l'action à Wall Street.

Parmi les autres changements, on notera la nomination de Günther Fleig, jusqu'à présent président de DaimlerChrysler France, comme directeur du personnel. Il sera remplacé à la tête de la filiale française par Reinhard Lyhs, jusqu'alors directeur de DaimlerChrysler Belgique. Enfin, pour diriger Smart, le groupe a nommé Andreas Renschler, auparavant responsable de l'usine américaine de Tuscaloosa.

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