Coup de projecteur sur l'Opel Zafira
habillage
banniere_haut

Coup de projecteur sur l'Opel Zafira

Lancé en avril 1999, le Zafira est en pleine conquête sur le marché du neuf. En occasion, les premiers modèles à essence sont aujourd'hui accessibles à partir de 85 000 F. Un prix raisonnable pour un monospace aussi pratique.

Par Denis Meunier, Bertrand Bellois
Publié le Mis à jour le

Bien amorti, le Zafira dispose d'un comportement routier rassurant, mais le confort est un peu ferme.

La qualité des plastiques déçoit, et le dessin des commandes n'est plus d'actualité. Denis MEUNIEREn un peu plus de deux ans de présence sur notre marché, le Zafira a été vendu à 65 500 exemplaires. Encore en plein essor sur le marché du neuf - ses ventes ont progressé de 38 % au premier semestre -, le monospace Opel assure aussi une large présence sur le marché de l'occasion. L'offre est équitablement partagée entre les versions à essence et diesel, puisque le gazole a connu une montée en puissance progressive dans la gamme : 29 % des ventes en 1999, 66 % en 2000, et 71 % au premier semestre de cette année.

Pour ce qui est de la finition, le niveau supérieur a largement été pébliscité avec plus de 80 % des demandes. C'est naturellement cette Elegance qui est la plus Points forts du Zafira : un coffre géant de 600 litres en cinq places... Denis MEUNIERdisponible en occasion, une bonne chose dans la mesure où l'indispensable climatisation fait partie de l'équipement de série. Par ailleurs, cette finition a bien plus d'allure que l'entrée de gamme Comfort, grâce à son volant gainé de cuir, à ses projecteurs antibrouillard et à ses jantes en alu (lire encadré).

Long de 4,32 m, le Zafira est d'un gabarit proche de celui du Citroën Picasso (4,27 m). En revanche, il est bien plus généreux que les Renault Scénic (4,13 m) et Fiat ... et deux places supplémentaires qui se déplient en un tournemain grâce à un astucieux système de rangement dans le plancher. Denis MEUNIERMultipla (3,99 m), deux autres de ses rivaux. Cet encombrement supérieur profite à l'espace intérieur d'ailleurs exploité à bon escient par Opel. Il a ainsi l'avantage, par rapport à ses concurrents, de posséder un coffre géant de 600 l en configuration à cinq places. Mais sa particularité est la possibilité d'offrir deux places supplémentaires, portant la capacité à sept passagers. Un potentiel qui ne devient jamais un inconvénient. En effet, les sièges arrière se rangent dans le plancher du coffre grâce à un astucieux système de repliage.

Par ailleurs, pour accroître la modularité, la banquette centrale coulisse, permettant, au choix, de libérer de la place pour les jambes des passagers ou d'agrandir le volume du coffre. Dernier élément, le dossier du siège passager se replie vers l'avant permettant d'embarquer aisément des objets longs (jusqu'à 2,8 m).

Si cet intérieur est exemplaire en matière d'aménagement, on lui fera moins d'éloges sur sa qualité de fabrication. La finition n'est pas à mettre en cause, mais c'est plutôt le choix des plastiques qui déçoit. Leur principal défaut : ils se marquent très L'accès aux places du facilement. Sur les modèles d'occasion, il sera aisé d'observer les nombreuses rayures autour de l'antivol de direction, ou encore les traces laissées par les bagages sur les plastiques qui habillent le coffre. Même remarque pour les passages de porte, condamnés à rester sales tellement les seuils gardent un souvenir de chaque frottement. La qualité de la sellerie rattrape le niveau global, mais pas la planche de bord dont le dessin des commandes et de l'instrumentation correspondant à des standards du passé.

A son lancement, le Zafira se contentait de deux motorisations à essence : 1.6 16V et 1.8 16V. Naturellement, les Zafira d'occasion les plus accessibles sont des 1.6, avec des tarifs de départ de l'ordre de 85 000 F. Pour autant, les prestations ne sont pas au rabais. Avec 100 ch, le moteur de 1,6 l assume sa mission dans la plupart des cas grâce à sa bonne valeur de couple. Avec 115 ch, le moteur de 1,8 l est plus consistant, surtout que sa boîte de vitesses est mieux étagée, pour des consommations proches de celles de la version 1.6. L'arrivée du Diesel 2.0 Di, en septembre 1999, devait permettre au Zafira d'élargir sa clientèle dans ce segment très friand de gazole. Surtout que ce quatre- cylindres était armé des plus récentes techniques : injection directe, multisoupapes et turbo à basse pression. Mais, avec seulement 82 ch, la déception fut grande. Faibles accélérations, reprises molles et crises d'asthme dans les montées : le Zafira Di est peu agréable à conduire, surtout en charge. Seule sa sobriété éclaircit un bilan sombre.

En plein essor sur le marché du neuf et relativement disponible en occasion, le Zafira séduit surtout dans sa finition Elegance. Denis MEUNIERLe DTi de 2 l et 100 ch apparu en septembre 2000 éclipse totalement le Di. Plus que la progression de la puissance à 100 ch, c'est surtout le couple supérieur qui fait la différence. Les dépassements et les reprises sont ainsi facilités, et les longues rampes d'autoroutes ne sont plus un obstacle pour cette version. Ainsi motorisé, le Zafira peut faire jeu égal avec ses rivaux sur le marché de l'occasion que sont les Renault Scénic dTi de 100 ch et Fiat Multipla JTD de 105 ch.

Mais, avec à peine un an d'existence, les Zafira DTi d'occasion souffrent de tarifs encore assez proches de ceux du neuf, puisque l'offre démarre à partir de 125 000 F.

Étiquettes
Soyez le premier à réagir
Envoi en cours