Coups de foudre sur les françaises !
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Coups de foudre sur les françaises !

Vedettes, du salon de Genève pour la Survolt et, du Mondial de Paris pour la DeZir, ces deux sublimes concept cars sont de fervents promoteurs du véhicule électrique sportif. L'argus s'est glissé à leur volant. Un match ? Pas vraiment car les aspirations diffèrent.

Publié le Mis à jour le

Dans l’inconscient collectif l’automobile électrique est bien souvent placée aux antipodes du plaisir de conduire.

Parfaite pour circuler en zones urbaines sans émettre le moindre rejet polluant, ni par la même occasion, le moindre bruit, elle ne déclenche pas les passions des pilotes.

Pourtant, conjuguer propulsion 100 % électrique et sensations de conduite n’est pas impossible, la Citroën Survolt et la Renault DeZir le prouvent.  


Au volant    


   

Conçue pour dévorer la piste, la Citroën Survolt ne dissimule pas son châssis tubulaire, a tel point qu’il faut se contorsionner en s’appuyant sur ce dernier pour pouvoir ensuite se glisser dans l’habitacle. Assemblée sur le même type d’ossature, la DeZir, ne nous laisse, quant à elle, pas le soin d’observer ses dessous techniques.

L’auto de chez Renault est plus dans l’apparat avec un habitacle aux formes aériennes, soigné dans le moindre détail, tendu de cuir blanc, quand la survolte conjugue carbone et métal laqué de noir.

Pour autant l’accès à bord de la DeZir n’est guère plus aisé que dans la Citroën. Il faut utiliser le ponton latéral comme un toboggan pour, ensuite s’installer dans le siège, avec une position de conduite semi allongée qui est aussi surprenante que très confortable.


Confortable ? Un mot banni du vocabulaire de la Citroën.

Parfaitement sanglé par un harnais à cinq points, dans un baquet au plus près du corps, les pieds reposent verticalement sur un pédalier de type karting.

Frein sous le pied gauche, accélérateur sous le droit, rien de plus, aucune vitesse à passer, tout juste une marche arrière pour pouvoir manœuvrer.

Mêmes commandes dédiés aux membres inférieurs dans la Renault, en revanche le poste de pilotage est bien plus civilisé puisqu’il recèle un levier de vitesse avec une grille (P R N D), un accéléromètre digital et un compteur à affichage tête haute sur une lamelle de verre.

En outre, pour se distraire, la DeZir dispose d’une interface tactile de type smartphone géant qui gère musique, GPS et vidéo. 

Evidemment la distraction n’est pas de mise dans la Survolt. Un petit écran placé sur le volant recèle les informations vitales à la mécanique, tandis qu’un écran LCD plus imposant enregistre en temps réel tout les paramètres de l’auto telle une télémétrie de Formule 1.


Silence on roule




Néanmoins, nos deux protagonistes se rejoignent sur la mise en route silencieuse et par la suite par les premiers tours de roue, toujours sans le moindre bruit.

Taillé pour la performance, la Citroën fait néanmoins résonner dans l’habitacle le bruit d’un engrenage à pignons droits, il s’agit du réducteur placé sur les moteurs électriques (un pour chaque roue arrière) et qui permet de canaliser les 300 ch pour une valeur de couple à la roue de 2 200 Nm.

Les accélérations sont très franches, le niveau de puissance pourra sans aucune difficulté être porté à 420 ch d’ici peu.

Pour la DeZir, la problématique est tout autre. Sa chaîne de traction est elle aussi 100 % électrique, mais l’auto développe une puissance deux fois moindre soit exactement 150 ch pour une valeur de couple dix fois moindre (226 Nm).

En revanche, il s’agit de la mécanique issue de la future berline électrique de la marque : la Fluence Z.E. qui sera commercialisée à l’été 2011 au tarif de 21 300 € (aide de l’état de 5000 € déduite).

Renault n’a aucune prétention en termes de compétition, mais démontre un savoir faire certain en matière de sportive électrique.

La marque confirme que ses ingénieurs se tiennent près pour la commercialisation hypothétique d’un coupé sport électrique, (sous la marque Alpine ?) nous n’en n’apprendrons pas plus pour l’instant…               


Réapprendre à conduire



Assis au ras du bitume dans les deux autos, le champ de vision est à peu de chose près semblable à celui qu’aurait un motard derrière la visière de son casque intégral.

La Survolt dispose de deux élégants rétroviseurs extérieurs tandis que pour ne pas dénaturer sa ligne, la DeZir opte pour deux caméras de rétro vision dont l’image retour est affichée au plafond au centre de l’habitacle.

Direction franche, sans assistance, et rayon de braquage très important sont le lot de nos deux autos. En revanche, question freinage les solutions diffèrent notablement.

Citroën favorise « la roue libre » au lever de pied de l’accélérateur, il suffit alors de freiner avec le pied gauche pour stopper l’auto et retrouver alors des sensations proches d’une auto de compétition à moteur thermique.

Renault opte d’emblée pour un frein moteur, lequel assure une récupération d’énergie au freinage, une technique similaire à celle d’une Toyota Prius lorsque le sélecteur de boîte est en mode B (recharge batterie).

Un design annonciateur ?



Après avoir commis l’étude de style Revolte lors du salon de Francfort en septembre 2009 - au moment même ou Renault dévoilait, par le biais de quatre concept-cars, sa politique en matière de véhicule électrique - chez Citroën les designers voyaient déjà plus loin.

La Survolt était déjà en gestation. Surprise du salon de Genève,  où elle fut dévoilée sous la forme d’une maquette pleine, l’auto fit une apparition remarquée sur le mythique circuit du Mans en juin dernier, lors de la cinquième édition du Mans Classic.

Un peu de 2 CV pour l’avant avec un capot bombé et de superbes feux à leds qui inconsciemment évoque d’emblée les projecteurs circulaires montés sur des obus de son illustre aïeule.

Sur le flanc l’arche circulaire et les ailes relativement bombées évoquent également la 2CV. De là à conclure qu’une évocation de la mythique 2 CV ne soient remis au goût du jour chez Citroën, il n’y a qu’un pas une DS2 serait un bel hommage

Les designers de la marque aux doubles chevrons avouent eux même être allé au bout de l’exercice stylistique avec le concept Survolte.


Pour la Renault DeZir le style est autrement plus annonciateur. Ce concept car est le premier réalisé sous l’ère de Laurens Van Den Acker, transfuge de chez Mazda et nouveau patron du style Renault en succédant à Patrick Le Quément.

Le Losange hypertrophié parfaitement mis en scène bien en évidence au milieu de la calandre, les antibrouillards recentrés et surtout le retour aux galbes généreux, après deux décennies de robes aux traits très géométriques, seront la marque de fabrique des futures Renault.

D’ailleurs, le concept car Zoé Preview, lui aussi révèle au Mondial de Paris et préfigurant quant à lui 90 % de la plastique du futur modèle de série, attendu en concession courant 2012, en témoigne.  


Une carrosserie similaire bientôt dans la gamme ?




Pas de mystère chez Citroën, clairement la Survolte n’intègrera jamais la gamme du constructeur.

En revanche, l’organisation d’épreuves sportives à la manière d‘un championnat monotype est tout à fait envisageable.

Des courses organisé par plateaux sur des manches d’une durée de 20 à 25 minutes selon la longueur du tracé est tout à fait réaliste. 

Disputer des épreuves d’endurance est exclu par la capacité des batteries. Une politique sportive sur circuit qui complèterait  idéalement la présence en championnat du monde des rallies, laquelle devrait à l’avenir être confiée à des véhicules hybrides dans l’esprit de la C4 WRC hybride.    

DeZir pour ressusciter le mythe de la berlinette Alpine ? Laurens Van Den Acker affectionne tout particulièrement la griffe Alpine et ne s’en cache pas.

Pour l’instant Renault vient tout juste de remettre au goût du jour le blason Gordini, une finition par forcement synonyme de sportivité puisqu’elle s’applique indifféremment aux turbulentes Clio et Twingo Renault Sport (respectivement 200 ch et 133 ch) mais également, depuis peu, à la plus modeste Twingo dCi 85 ch.

Est-ce le bon moment pour Renault de saisir l’opportunité Alpine avec un coupé sportif ? L’électrique comme caution morale semble indispensable pour être raccord avec la politique de la marque, mais le coût de batteries conçues pour une utilisation relativement sportive, devrait très vite faire grimper l’addition.

 

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fezsrg879 Le 07/01/2011 - 15:12
ça sert à quoi de construire des concept car pour ensuite ne jamais les vendre. moi je " prout"
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