Dossier spécial : baisse historique du marché du diesel en France
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Dossier spécial : baisse historique du marché du diesel en France

Alors qu'il a connu une croissance très forte ces dernières années, le marché du diesel est tombé à 59% de part de marché en janvier 2015, son plus bas niveau depuis octobre 2001. Alors pourquoi vouloir précipiter un mouvement déjà enclenché ? A qui profite la tempête ? Réponses.

Par Xavier Chimits
Publié le

Diesel : à qui profite la tempête ?

Le diesel quitte déjà la ville. Alors pourquoi vouloir précipiter un mouvement naturel, enclenché depuis deux ans ? Car les conséquences sociales et financières d’une croisade anti-diesel risquent d’être lourdes. Sauf pour les constructeurs, bien sûr, qui se frottent les mains à l’idée d’une nouvelle prime à la casse.


Une volonté politique forte...

Si Ségolène Royal et Anne Hidalgo avaient voulu lever un vent de panique chez les utilisateurs de voitures diesel, elles n’auraient pas mieux dit. La maire de Paris a tiré la première salve en décembre 2014 :
« Je veux éradiquer les véhicules diesel de Paris d’ici à 2020 ».
La ministre de l’Ecologie, la seconde début février 2015 : retour cet été de la « pastille verte » identifiant les véhicules qui auront accès aux zones de circulation restreinte au cœur des villes.

Sur le fond, Ségolène Royal et Anne Hidalgo ont raison : le diesel n’a rien à faire en ville.

Grâce à un meilleur rendement énergétique, les moteurs diesel consomment moins que les moteurs à essence. Mais présentent deux inconvénients.
  • Primo, ils coûtent plus cher, ce qui exige un kilométrage élevé pour compenser la différence à l’achat.
  • Secundo, libèrent des microparticules imbrûlées en phase d’accélération et de décélération.

Dès lors, la ville n’est pas leur royaume : un kilométrage élevé induit un usage routier, tandis qu'accélérations et décélérations sont le lot de la circulation urbaine…


... pour revenir en arrière ?

Mais les élus doivent tenir compte de la réalité : le diesel est aujourd’hui entré en ville. Et s’il y est entré, hors de toute logique, c’est parce que les autorités françaises l’ont laissé faire.

L’avantage fiscal accordé au gazole au lendemain de la guerre était légitime : un moindre prix à la pompe favorisait le transport par camion nécessaire à la reconstruction du pays.

Mais n’était plus justifié dès lors que les moteurs turbo-diesel ont commencé à équiper les voitures particulières. De là date l’essor du diesel en France : 10% des voitures vendues en 1980, 33% en 1990, 47% en 2000, 77% en 2008.

> Infographies : état des lieux du marché du diesel en France
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jrgcolin931 Le 17/02/2015 - 14:22
La presse spécialisée a beau jeu de critiquer le tout diesel. Ces dernières années, il était quasiment impossible de voir publié un article d'essais d'un modèle autre que diesel. Et c'est encore assez largement le cas. On test, on compare des modèles diesels sous toutes leurs coutures, et on mentionne négligemment l'existence de versions essences. L'apologie du diesel est aussi de votre fait.
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