Les effets pervers de la croisade anti-diesel
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Dossier spécial : baisse historique du marché du diesel en France

Par Xavier Chimits
Publié le

Diesel : à qui profite la tempête ?

Mais pourquoi vouloir précipiter un mouvement déjà largement enclenché ? Partout en Europe, le diesel recule. Notamment en France : 73% des ventes en 2012, 64% en 2014.

Les raisons sont économiques : rapprochement de la taxation gazole/essence, normes anti-pollution qui renchérissent le coût des moteurs diesel. Elles tiennent aussi à un élargissement de l’offre essence avec les trois-cylindres turbo. Le diesel s’est évanoui chez les citadines : 3% des ventes. Même pente chez les polyvalentes : 60% des ventes en 2012, 44% en 2014.

Dès lors, l’empreinte du diesel s’atténue chez les marques généralistes, championnes des petites voitures. En deux ans, la part du diesel dans leur diffusion en France a glissé de 74 à 63% chez Renault, de 80 à 70% chez Peugeot, de 77 à 68% chez Citroën, de 76 à 66% chez VW, de 71 à 54% chez Ford.


Des atouts hors des villes

Il suffit de laisser agir le marché : naturellement, les petits modèles diesel disparaîtront de la gamme des constructeurs, donc des villes. Car la croisade menée par les autorités a un effet pervers : jeter le discrédit sur l’ensemble des véhicules roulant au gazole. Le diesel ne mérite pas cet outrage.

Sur parcours routier, il pollue moins qu’un moteur essence, ou hybride-essence qui fonctionne alors quasi exclusivement en mode 100% thermique : consommation inférieure, donc moindres émissions de CO2, gaz qui contribue par effet de serre au réchauffement de la planète.

Les microparticules ? Leur émission est faible à vitesse constante. De surcroît, en zone de faible densité, le vent les disperse dans la nature, comme la suie des cheminées.

Réduire le nombre des véhicules diesel et interdire les feux, en ville très bien. Hors des villes, ça n’a aucun sens.
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jrgcolin931 Le 17/02/2015 - 14:22
La presse spécialisée a beau jeu de critiquer le tout diesel. Ces dernières années, il était quasiment impossible de voir publié un article d'essais d'un modèle autre que diesel. Et c'est encore assez largement le cas. On test, on compare des modèles diesels sous toutes leurs coutures, et on mentionne négligemment l'existence de versions essences. L'apologie du diesel est aussi de votre fait.
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