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Embouteillage autour des candidats

Les dix candidats à l'élection présidentielle sont l'objet de toutes les attentions de la part des associations liées à la route ou à la sécurité routière.

Par Arnaud Murati
Publié le Mis à jour le
Lorsque l'on est candidat au poste suprême, il s'agit d'avoir réponse à tout.... Après 40 millions d'automobilistes, la Fédération Nationale des Transports Routiers (FNTR) et la Prévention Routière, c'est au tour de la Fédération Française des Motards en Colère (FFMC) de solliciter les candidats.



Avec environ 15 000 motards qui ont défilé dans Paris et plus de 50 000 partout ailleurs (d'après les organisateurs), les fanas du 2 roues sont à l'unisson de leurs homologues : ils ont eux aussi 10 questions à poser aux candidats.

Beaucoup de questions


Exemple, à propos du contrôle technique deux-roues : " Si vous êtes élu, vous engagez-vous à enterrer définitivement cette mesure compliquée, coûteuse pour les usagers et sans effet positif mesurable pour la sécurité routière des deux-roues motorisés ?" demande entre autres la fédération...

A l'instar de la FFMC, 40 Millions d'automobilistes aussi a fait le choix d'interpeller les candidats via l'envoi d'un long questionnaire. Permis à points, politique de sécurité routière, tous les thèmes du moment sont abordés au sein de questions fort larges, sans doute un peu trop.

La Prévention Routière a quant à elle choisi de faire plus court. Le questionnaire (6 requêtes) tient sur un recto, et va droit au but : "Vous engagez-vous, si vous êtes élu, à donner un nouvel élan à la politique de sécurité routière et à fixer un objectif chiffré de réduction du nombre de tués et de blessés d'ici à la fin de votre quinquennat ?".

Quelle motivation ?


Sollicité sur ce sujet, le délégué général de la Prévention Routière s'explique : "L'envoi de ce questionnaire permet en général d'avoir une indication sur la volonté ou non du candidat d'avancer sur la sécurité routière"  indique Jean-Yves Salaün.

Et quel intérêt de fixer un objectif chiffré en termes de décès sur la route, exercice hautement périlleux s'il en est ? "Le fait qu'il ait fixé un objectif a permis de régulièrement le lui rappeler" répond l'intéressé, en faisant allusion à la promesse de Nicolas Sarkozy de passer sous la barre des 3000 morts par an dès 2012.

La FNTR, enfin, demande aussi aux candidats s'ils seront en mesure d'alléger le coût du travail pour "restaurer la compétitivité du pavillon français", s'ils seront assez courageux pour "endiguer la montée du transport low-cost", etc.

Autant de préoccupations d'actualité pour les associations, qui donneront sans doute lieu à des promesses, voire même à de belles paroles de la part des candidats.
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