Essai Alpine A110 (2018) : enfin notre avis sur la nouvelle Alpine !

Page 2Essai Alpine A110 (2018) : enfin notre avis sur la nouvelle Alpine ! 

Si la ligne de l’A110 rappelle l’illustre Berlinette de 1962, le poste de conduite appartient bel et bien au présent. Sous les yeux : un compteur 100 % digital, dont l’affichage évolue au gré du mode de conduite retenu (Normal, Sport ou Track).

Sous la main droite : trois uniques boutons poussoirs, commandant la boîte robotisée à double embrayage. Sous le pied droit : 320 Nm de couple… qui décochent la légère carcasse de l’Alpine plus vivement que n’importe quelle GTI.

Alpine A110 Premiere Edition filé droit


Vivant dès 2 000 tr/min, séduisant à 4 000 tr/min, presque rageur entre 5 000 et 6 000 tr/min, le nouveau 1.8 TCe anime joyeusement la petite Alpine et profite d’un entourage favorable : la répartition des masses (44% à l'avant, 56% à l'arrière) assure une motricité optimale depuis l’arrêt, et la boîte robotisée supprime les ruptures de charge à l’accélération.
Alpine A110 Premiere Edition palette

Fournie par Getrag, cette transmission (dont les 6 et 7e rapports ne souffrent pas de «longueur» excessive comme c’est souvent le cas) n’offre pas la rapidité de celle d’une PDK Porsche, mais combine grande douceur en mode Normal, bonne réactivité en mode Sport, subtile violence en mode Track.

Et réédite deux fonctions fleurant bon la compétition : aide au départ arrêtée pour les démarrages «canons» (0 à 100 km/h en 4,5 s, voir vidéo ci-dessous), rétrogradages multiples en tenant la palette gauche tirée vers soi au freinage. Comme une Ferrari !


La comparaison avec l’italienne s’arrête là en matière de sonorité mécanique, bien que le 4 cylindres sache habilement couvrir sa voix quelconque (surtout en modes Sport et Track qui libèrent les valves d'échappement) : bruit rauque en forte accélération, «pétarades» à l’échappement en décélération. Pas très naturel, mais l’illusion demeure. Le plaisir aussi.

Linéaire et moins à l'aise après 6 000 tr/min, le 1.8 TCe profite de la légèreté de l'A110 et d'une sonorité travaillée pour exalter les sensations

Sans surprise, le morceau de choix de l’Alpine réside toutefois dans son châssis, qui renvoie toutes ses concurrentes au tapis. Une Audi TT ? Moins incisive en entrée de virage. Une Alfa 4C ? Bien moins stable à haute vitesse. Une Lotus Elise ? Plus exigeante sur route sinueuse, car obligeant à jouer sur les transferts de masse pour en tirer la quintessence.

Reste une Porsche 718 Cayman plus efficace quand elle coche les options ad hoc (autobloquant, suspension pilotée, etc.), mais qui oblige à rouler très vite pour atteindre ses limites d’adhérence. Tout l’inverse de l’A110, qui pivote progressivement autour de son axe quand on le lui réclame (léger surbraquage, entrée de virages «sur les freins»), notamment en mode Track dont la gestion d’ESP laisse franchement dériver le train arrière à basse vitesse avant d’intervenir. Jouissif.

Alpine A110 Premiere Edition action avant gauche

Comme l'illustre Berlinette, la nouvelle A110 se conduit avec "les fesses", mais ne devient jamais scabreuse. Une réussite.

 

Sans aucun pilotage électronique, la suspension absorbe elle les pires déformations, sans altérer la trajectoire ni secouer les passagers : merci à la légèreté de l’A110, qui évite d’avoir à trop durcir les ressorts ou les barres anti-devers pour limiter le roulis, au bénéfice du confort et de la motricité, correcte en sortie d’épingles malgré l’absence d’autobloquant mécanique.

Alpine A110 Premiere Edition jante 18

Le poids réduit sert enfin le freinage, qui a toujours répondu présent, même en descente de col musclée.

Reste à confirmer cette efficacité sur circuit, où la frêle Alpine devrait se sentir comme chez elle : équilibre amusant, prise en main facile, et légèreté servant à la fois l’efficacité et l’endurance des consommables lors d’une journée sur piste. Nous ne manquerons pas de le vérifier…

MAJ du 11 décembre 2017 > Que vaut la nouvelle Alpine A110 sur circuit ? 

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Commentaires
Voir tous les commentaires (13)
Nival

Euh ... Nan pas tout à fait. En plus c'est pas le même prix, cette petite Alpine A110 est bien plus accessible que ce que pouvait couter une XJ-R en 1998, faut comparer ce qui est comparable :) . L'XJ-R 4.2L était une grosse berline puissante et très chèèère, qui reste surtout une bonne performeuse sur voie rapide. Une Alpine n'est pas du tout dans la même catégorie, et si je n'ai pas trop de doute sur le fait que la berlinette dieppoise dépose sans trop de mal ta Jaguar sur une accélération en ligne droite (départ arrêté comme lancé), il y a fort à parier qu'elle n'en fait qu'une bouchée sur route un tant soit peu sinueuse. Et c'est bien là que se juge un tempérament sportif. De toute façon ta XJ-R a déjà de bien belles performances qui doivent mettre à l'amende bien 99% du parc automobile en circulation, donc tu as surement de quoi en être satisfait ! Mais déjà ce n'est pas une "bête voiture" qui ne serait pas du tout sportive (tu n'es pas sans savoir je pense la signification du 'R' accolé à 'XJ'), et en plus il y a des chances qu'effectivement l'Alpine s'avère encore plus marquée et exclusive sur ce point. En passant (valeurs provisoires encore pour l'Alpine) :

Franco291293

J'aime. Vraiment. J'échangerai bien mon vieux Patrol Y 60 long contre cette belle fugueuse bleue... Bravo Alpine, tu nous fais encore rêver.

Franco291293

Bonsoir, J'avoue ! J'échangerai bien mon vieux Patrol Y 60 long contre cette belle fugueuse bleue. Bravo Alpine !

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