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Essai BMW 330i : notre avis sur la nouvelle Série 3 à essence

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BMW Série 3 2019 330i gris travelling avant droit
La BMW Série 3 démarre au prix de 46 800 € dans cette version 330i de 258 ch. Boîte automatique et roues arrière motrices sont imposées.

Un moteur à essence de 258 ch, des roues arrière motrices, des équipements qui pimentent son châssis : la nouvelle BMW Série 3 reste fidèle à ses promesses de dynamisme. Même sans bloc à six cylindres sous le capot ? Réponse dans cet essai de la BMW 330i 2019.

Voiture à l'essai : BMW Série 3 330i BVA8

À partir de
46 800 €
210 € de malus

Page 1Essai BMW 330i : notre avis sur la nouvelle Série 3 à essence 

Pour l’amateur de familiale dynamique, la description de la nouvelle BMW Série 3 débute comme une formidable invitation à sourire : centre de gravité abaissé de 10 mm, voies élargies de 43 mm à l’avant et 21 mm à l’arrière, amortisseurs à butées hydrauliques et, malgré une longueur accrue de 8 cm, un poids en baisse de 55 kg en moyenne selon les versions. Notre BMW 330i d’essai y ajoute même une option inédite à 1 350 €, en la personne d’un différentiel autobloquant mécanique M Sport…

BMW Série 3 2019 330i gris statique avant gauche
Deux essences au lancement : 320i 184 ch et 330i 258 ch, en attendant la 330e hybride-rechargeable (252 ch) et sa majesté M340i xDrive (374 ch) à l'été 2019.

De quoi pimenter la conduite de la plus puissante Série 3 propulsion (futures 330d 265 ch et M340i 374 ch imposeront la transmission intégrale !) même si les puristes, les vrais, ont déjà tourné les talons : en dépit d’une appellation suggestive et d’une puissance respectable de 258 ch, la nouvelle 330i fait à nouveau confiance à un « modeste » 2.0 à quatre cylindres. Mais à ce niveau de puissance, Alfa Romeo Giulia ou Audi A4 n’invitent guère plus de cylindres.
 

Prix BMW 330i

L’avantage de ce downsizing est de limiter le malus, borné entre 210 € et 613 € selon la taille des roues. Une goutte d’eau, donc, dans l’océan tarifaire de la 330i : 46 800 € minimum en niveau Lounge, puis 50 500 € en Edition Sport, 55 950 € en Luxury et 56 200 € en M Sport. La dotation de série s’est toutefois améliorée, avec l’arrivée d’un GPS à écran tactile de 8,8’’, des radars de stationnement AV/AR et d’une batterie d’assistances à la conduite dès la première marche.

BMW Série 3 2019 330i M Sport poste d eocnduite
BMW Série 3 2019 330i M Sport régauletru adaptatif

Après, la tentatrice Série 3 n’a rien perdu de ses réflexes : l’écran central 10,3’’ couplé aux compteurs à affichage numérique impose le troisième niveau, alors que le recours aux options reste indispensable pour bénéficier du magique système Auto-Reverse (l'auto gère seule une marche arrière sur 50 mètres suivant la trajectoire de la marche avant précédente), ou de l’étonnant démarrage par téléphone mobile… réservé pour l’heure aux téléphones Samsung alors même que la connexion Android Auto n’est pas disponible. Allez comprendre.
 

Au volant de la BMW 330i

La nouvelle BMW Série 3 n’a pas le profil d’une Série 4, et pourtant : assise basse, jambes tendues, bras droit posé à l’horizontal, le conducteur s’imagine d’emblée aux commandes d’un coupé. La console centrale orientée vers la gauche et le volant vertical participent à cette sensation… comme, les trépidations ressenties dans les vertèbres à basse vitesse. Et oui : malgré la suspension pilotée optionnelle, les jantes de 19’’ à pneumatiques à roulage à plat peinent à gommer les irrégularités en ville.

BMW Série 3 2019 330i gris action avant

Le confort s’améliore sur route, où la nouvelle Série 3 montre de réels progrès en matière d’amortissement. Bosses, trous, raccords, la 330i absorbe mieux les obstacles, et profite de ses nouvelles butées hydrauliques pour endiguer les « coups de raquette » parfois ressentis sur les générations précédentes. Certes réduites, les oscillations de la suspension arrière demeurent toutefois sur les successions de bosses, comme le léger manque de ressenti dans une direction qui "pendule" subtilement autour du point milieu ou quand la route n’est pas parfaitement lisse.

Direction et amortissement restent perfectibles mais en virages, la nouvelle Série 3 éradique ses complexes face aux Peugeot 508 et Alfa Giulia

Deux défauts absents chez les rivales Alfa Romeo Giulia ou Peugeot 508… qui n’empêcheront pas la nouvelle Série 3 de leur « coller » au train sur parcours sinueux. La direction directe (à démultiplication variable sur M Sport) sert un train avant incisif, le train arrière devient plus coopératif en entrée de virages, et gère les sorties dans une motricité parfaite, gratifiée d’une légère virgule si le conducteur la provoque (merci au différentiel autobloquant optionnel, qui empêche la roue intérieure de patiner en sortie d’épingle).

BMW Série 3 2019 330i gris travelling arriÚre gauche

Et le moteur dans tout ça ? Souple dès les abysses du compte-tours, performant jusqu’à 7 000 tr/min (à défaut de générer une poussée graduelle façon 6 cylindres atmo…), il est parfaitement épaulé par la boîte ZF à huit rapports dont la célérité a encore été améliorée sur cette génération. Sans être désagréable, la sonorité manque simplement de noblesse, en mode normal comme en mode sport qui l’amplifie via les haut-parleurs.

Cette sobriété « sonore » concerne aussi la consommation, qui n’a pas dépassé 9 l/100 km sur un parcours routier avalé à bon rythme et sait descendre sous les 8 l à 130 km/h stabilisés, valeur honorable pour une berline à essence de 258 ch. Mais cela ne suffira pas à contourner l’option « réservoir agrandi » à 180 €, dont la contenance passe à 59 l au lieu de… 40 l. La réduction du poids à vide, homologué réservoir plein, entraîne de fâcheuses mesquineries.
 

A bord de la Série 3 M Sport

BMW Série 3 2019 330i M Sport planche de bord
Dessin plus anguleux, commandes de clim' tactiles et matériaux valorisants caractérisent la nouvelle Série 3 M Sport, qui imite en cela les dernières réalisations BMW, X5 ou Série 8. Flatteur.
BMW Série 3 2019 330i M Sport compteurs numériques
Les compteurs à affichage numériques viennent d'office en finitions Luxury et M Sport, qui agrandissent aussi l'écran central tactile de 8,8 à 10,3 pouces (BMW Live Cockpit Navigation Pro).
BMW Série 3 2019 330i gris console centrale
La molette i-Drive commande l'interface GPS-mutimédia. Un nouvel assistant vocal fait son apparition, mais doit encore s'améliorer pour atteindre le niveau du MBUX Mercedes.
BMW Série 3 2019 330i M Sport siÚge advanced à l'avant
Ces sièges Advanced à longueur d'assise et largeur de dossier réglables concernent les finitions Sport Edition et M Sport.
BMW Série 3 2019 330i M Sport banquette
L'empattement allongé de 4 cm améliore l'accueil des places latérales. La centrale reste déconseillée sur long parcours.


Concurrence BMW 330i

L’avènement des SUV a conduit les berlines à se recentrer sur leurs valeurs historiques : style, plaisir de conduire. Les Alfa Romeo Giulia et Peugeot 508 en sont les exemples les plus récents mais face à notre BMW 330i du jour (258 ch, de 46 800 € à 56 200 €, 613 € de malus maxi), aucune n’est vraiment comparable. La Giulia Veloce à essence culmine à 280 ch, 4 roues motrices, 57 700 € et… 6 053 € de malus, alors que la 508 à essence ne dépasse pas les 225 ch en version de pointe GT (46 000 € en finition unique bien dotée).

Peugeot 508 et Alfa Romeo Giulia action avant
Peugeot 508 et Alfa Romeo Giulia
Mercedes Classe C et Audi A4 break action avant
Mercedes Classe C et Audi A4

La comparaison avec les rivales du cercle premium rencontre les mêmes limites : la Mercedes Classe C restylée ne propose rien entre 184 ch et 390 ch, l’hybride Lexus IS 300h (223 ch de puissance cumulée, dès 40 990 €) est loin d’offrir le même dynamisme sur route, alors que l’Audi A4 45 TFSI, à 2.0 245 ch, est livrée d’office avec une transmission intégrale Quattro (dès 49 670 € et 690 € de malus). En clair ? Les amateurs de propulsion à essence d’environ 260 ch n’ont guère d’autres choix que cette attachante Série 3…
 

Bilan de l’essai BMW 330i

D’accord : le quatre cylindres turbo de 258 ch ne chante plus comme l’illustre « six en ligne » atmosphérique des Série 3 d’antan. Mais, performante, efficace, agile, mieux suspendue, voire amusante avec ses roues arrière motrices possiblement épicées d’un différentiel autobloquant, la BMW 330i constitue à nouveau, dans son segment, l’une des familiales les plus dynamiques à conduire. Une vraie BMW… simplement forcée de vivre avec son temps.

BMW Série 3 2019 330i gris statique avant

 

On aime

  • L’agrément moteur/boîte
  • Le châssis, plus agile et mieux amorti
  • La présentation générale

On regrette

  • BMW Série 3 2019 330i gris logo
    Le confort un peu ferme à basse vitesse (roues 19’’)
  • La sonorité quelconque
  • Les équipements innovants souvent en option
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Commentaires
Mathieu Sentis

Voilà le polish appliqué, et les fautes corrigées... Merci pour votre lecture attentive Amicaljm !

amicaljm

Article émaillé de fautes d'orthographes pénibles : "L’avènement des SUV ont conduit..." "La comparaison avec les rivales du cercle premium rencontrent..." C'est comme une carrosserie qui aurait des rayures !

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