Page 2Essai BMW X7 : le SUV à l'américaine

Les impressions de conduite que nous avons ressenties à bord du X7 doivent être relativisées par le contexte. Les routes américaines n’ont pas la même physionomie que celles de notre pays et l’on y roule désormais plus vite que sur le Vieux-Continent : dépasser de 10 ou 15 miles à l’heure la vitesse limitée semble être la norme hors des villes, si bien qu’il n’est pas rare de rouler à 110 km/h sur l’équivalent de nos nationales et à 140 km/h sur les autoroutes. Quant aux radars, ils étaient tout à fait inexistants sur les axes du Nevada et de l’Arizona que nous avons traversés. En revanche, pas question de tester le comportement sur route sinueuse ni la maniabilité dans les petites rues et les places de parking étriquées à l’européenne. Celles-ci n’existent tout simplement pas.

On peut cependant sans risque de se tromper affirmer que le X7 ne sera pas à l’aise dans une ville française. Sa largeur considérable et surtout ses 5,15 m de long lui interdisent en effet de nombreux parkings et ses roues gigantesques sont particulièrement exposées, même s’il peut bénéficier évidemment de toutes les aides au stationnement imaginables. On ne saurait trop vous recommander d’opter pour l’option Park Assist avec vision à 360° facturé 650 €. Ce SUV est plus adapté aux trajets au long cours où il fait valoir le confort de sa suspension pneumatique qui parvient à faire oublier les grandes roues, même sur le goudron un peu usé de la Route 66.
Un six cylindres au niveau

Lorsqu’il s’agit de tracter un paquebot de 2,3 t, on pourrait craindre qu’un six cylindres essence soit un peu juste. C’est oublier que le 3.0 du X7 xDrive40i dispose de la bagatelle de 450 Nm disponibles dès 1 500 tr/min. Certes, le X7 tarde un peu à décoller du bitume mais il dispense des accélérations déjà substantielles et surtout des reprises confortables. On apprécie le feulement évocateur du six cylindres qui contraste presque avec la nature de ce mastodonte. Ne croyez pas pour autant que l’insonorisation soit prise en défaut : le X7 isole des bruits extérieurs de façon étonnante comme nous avons pu l’apprécier dans l’enfer de Las Vegas. Enfin parlons du sujet qui fâche : la consommation. Evidemment, un moteur essence sur un tel mastodonte ne peut faire de miracles, mais il est possible de passer largement sous la barre des 9,5 l aux 100 km à 130 km/h stabilisé sur le plat. Au total nous avons enregistré une moyenne de 10,5 litres selon l’ordinateur de bord mais dans des conditions de roulage très favorables : ligne droite, pas de dénivelé et des vitesses très constantes.




Superbe ...Ceci dit dans la concurence vous occultez ( un peu facilement ) le XC90 Volvo.