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Essai Citroën DS4 1.2 PureTech 130 : regain de forme

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Mis à part de nouvelles possibilités de personnalisation, pas de changement esthétique notable sur la DS4.
Mis à part de nouvelles possibilités de personnalisation, pas de changement esthétique notable sur la DS4.

Doter un modèle dit « Premium » d'un trois cylindres essence, fût-il suralimenté et à injection directe, peut paraître osé. Le 1.2 PureTech relève pourtant brillamment le défi, même s'il ne peut corriger les lacunes de la DS4.

Voiture à l'essai : Citroën DS4 1.2 PureTech 130 Chic

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23 250 €
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ni malus

Page 1Essai Citroën DS4 1.2 PureTech 130 : regain de forme 

Le moteur à trois cylindres n’en finit pas de gagner ses lettres de noblesse. Autrefois réservé aux plus modestes des citadines, souvent venues de contrées exotiques, il a désormais conquis le segment des compactes et s’apprête même à rejoindre la gamme de grandes berlines telle que la Ford Mondeo.

Reste que ce type de motorisation, à qui l’on reproche souvent sa sonorité et ses vibrations, ne paraît pas au premier abord adapté à des modèles luxueux.

Voici qui n’arrête pas la marque DS, puisque cette division luxueuse de PSA a désormais pris son indépendance par rapport à Citroën.

 

Le plus puissant des moteurs PureTech

En finition So Chic (photo), la DS4 PureTech 130 est facturée 25 750 €.
En finition So Chic (photo), la DS4 PureTech 130 est facturée 25 750 €.

La DS4 adopte le trois cylindres essence 1.2 « PureTech », déjà vu sur les Peugeot 208 et la 308, dans sa version la plus puissante, forte de 130 ch. Il est vrai que la marque française n’a pas de complexe à avoir puisque Mini fait également appel à un trois cylindres et que BMW vient d’en équiper sa Série 2.

Avec l’arrivée du Blue HDI 120 ch, c’est là la principale nouveauté de la gamme DS4, dont le lancement remonte à 2011. Pas de restylage de mi-carrière donc pour ce modèle, dont les ventes sont légèrement en dessous des objectifs initiaux avec 110.000 exemplaires écoulés dans le monde depuis trois ans.

Tout au plus peut-on signaler l’arrivée de nouvelles options de personnalisation et de connectivité. Cependant, le nouveau moteur PureTech donne un sérieux coup de jeune à la gamme essence. Il pousse vers la sortie le VTi 120 ch qui n’a jamais marqué les esprits.
 

La finition apparaît correcte et certains détails sont joliment traités. Mais DS doit rattraper son retard en matière d'équipements.
La finition est correcte et certains détails sont joliment traités. 
La sellerie biton est une option à 1 410 € sur la DS4 So Chic.
La sellerie biton est une option à 1 410 € sur la DS4 So Chic.

Une DS4 souple et nerveuse

A bord de la DS4, ce 1.2 se montre au démarrage particulièrement silencieux et très peu vibrant. Cette bonne impression se poursuit lors des premiers tours de roues. Il fait preuve d’une souplesse étonnante et accepte de reprendre sur les rapports supérieurs dès les plus bas régimes.

Malgré le poids plus élevé de la DS4 par rapport à la Peugeot 308, basée sur la plateforme EMP2 plus récente, le PureTech 130 fait toujours preuve d’une belle nervosité.
 

Puissant, coupleux, vivant, ce trois cylindres a tout pour lui ! La DS4 en profite.
Puissant, coupleux, vivant, ce trois cylindres a tout pour lui ! La DS4 en profite.

C’est simple, il y a du couple partout et tout le temps, et la DS4 ne donne jamais l’impression d’être entraînée par un petit moteur.

Cette sensation positive doit beaucoup à un étagement de boîte qui ne « triche pas » avec des rapports exagérément longs.



La DS4 PureTech sobre en carburant

Sur notre modèle d’essai – qui comptait moins de 1000 km au compteur-  la commande s’est cependant montrée un peu accrocheuse. Sur route et autoroute, l’insonorisation continue de donner satisfaction. Le bruit reste celui d’un trois cylindres, mais son caractère désagréable a été totalement gommé. On se surprend du coup à préférer cette sonorité à celle d’un quatre cylindres, plus banale.

En matière de consommation, ce bloc tient également ses promesses… tant que l’on reste à régime stabilisé. Il est ainsi possible de consommer entre 6 et 7 litres aux 100 km sur autoroute, mais également de dépasser les 8 litres lorsque l’on profite un peu trop des accélérations.
 

La DS4 est silencieuse en ville.
La DS4 est silencieuse en ville avec ce nouveau moteur.
Le style DS4 mélange coupé et berline.
Le style DS4 mélange coupé et berline.


Bilan essai DS4 Puretech 130

La greffe du nouveau trois cylindres PureTech 130 ch sur la DS4 apparaît donc comme une entière réussite. Néanmoins, la DS4 accuse aujourd’hui l’âge de sa plateforme.
Plus lourde et plus haute qu’une Peugeot 308, elle se révèle moins agile mais aussi moins confortable, particulièrement dans notre version équipée de jantes de 18 pouces. On regrette également toujours une habitabilité moyenne et l’absence d’équipements pourtant répandus dans le Premium tels que l’entrée mains libres ou le freinage automatique en ville.
Pas sûr donc que le nouveau PureTech suffise à la DS4 pour lutter contre une concurrence toujours virulente. Les constructeurs spécialisés (le sont-ils encore ?) attaquent en effet toujours plus fort, avec des Mercedes-Benz GLA 200, Audi A3 Sportback 1.4 TFSI ou encore Volvo V40 T2 toutes récentes.


On aime

  • Moteur vivant et coupleux
  • Insonorisation de qualité
  • Ligne toujours séduisante

On regrette


  • Habitabilité moyenne
  • Equipement à la traîne
  • Suspensions assez fermes.

La gamme DS veut incarner le premium et le chic parisien dans la galaxie PSA.
La gamme DS veut incarner le premium et le chic parisien dans la galaxie PSA.

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