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Essai Clio RS Trophy 2016 : un restylage sans dérapage

clio rs trophy blanche sur circuit
La Clio RS Trophy 220 se refait une beauté en 2016, mais n'améliore pas ses performances...

A l'occasion du restylage de la gamme Clio, la version Clio RS Trophy 220 reçoit en bonus de nouveaux feux à LED, une ligne d'échappement signée Akrapovic... mais aucun changement sur sa fiche technique. Suffisant pour contenir les GTI rivales ? Réponse dans cet essai sur circuit en Clio RS Trophy.

Voiture à l'essai : Renault Clio R.S. 220 Trophy EDC 5p

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29 300 €
150 € de malus

Page 1Essai Clio RS Trophy 2016 : un restylage sans dérapage 

Un beau matin de mai 2016, chaque membre du club des GTI a tremblé. Sans exception : la 208 GTi, malgré sa déclinaison « by Peugeot Sport » (208 ch, différentiel autobloquant). La DS3 Performance, détentrice du même package depuis son restylage. Sans oublier la récente Fiesta ST200, crachant 215 ch quand souffle son overboost.

Car Renault Sport a dégainé celle qui devait toutes les humilier : la Clio RS 16 (voir la vidéo à Monaco). Une sorte de Mégane RS déguisée en Clio 4, avec moteur (2.0 Turbo 275 ch), trains, freins, et boîte mécanique d'une grande sœur longtemps référence du segment supérieur.

 

Son et lumière pour la Clio RS 2016

Aujourd'hui ? Les GTI précitées soufflent de soulagement. Car du concept Clio RS 16, la Clio RS restylée de série n'a conservé que deux éléments :

  • l'original éclairage à LED en forme de drapeaux à damiers,
  • et une ligne d'échappement signée Akrapovic sur sa version la plus puissante.
jante noire renault clio rs trophy 2016
Nouvel éclairage à LED en forme de drapeaux à damiers, nouveau dessin des jantes et...
echappement Akrapovic clio rs trophy 2016
... une ligne d'échappement Akrapovic sont les principales nouveautés de cette Clio RS.
profil renault clio rs restylée 2016

On attendait plus qu'un ajout "d'accessoires" pour défier une concurrence toujours plus affûtée, mais rappelons que la Clio RS dispose en série d'une boîte robotisée à double embrayage, de deux châssis au choix (Sport et Cup), et d'une déclinaison Trophy plus affutée encore :

  • 220 ch au lieu de 200 ch,
  • suspension raidie et abaissée,
  • et changements de rapports plus rapides.

Devinez quelle déclinaison nous avons sollicité sur circuit...

 

Une Clio RS Trophy à peine plus musicale

A moins d’approcher ses oreilles des deux sorties d’échappement, la sonorité de la Clio RS Trophy n’apparaît pas transfigurée au démarrage. D’une pression sur la touche Start, le 1.6 turbo se réveille d’une voix rauque mais discrète, qui s’amplifie légèrement en modes Sport et Race.

Pour ce bref essai de Clio RS Trophy sur circuit, c’est ce dernier mode que nous retiendrons : accélérateur plus réactif, temps de passage des rapports raccourcis, mode manuel imposé et… antidérapage ESP 100% déconnecté (voir notre essai vidéo ci-dessous).

 

Une boîte robotisée EDC amusante

Départ. Sans même activer sa fonction Launch Control (conçue pour effectuer des démarrages « canons », mais gare à l’usure des embrayages et des cardans…), la Clio détale dans un léger patinage des roues avant. Le 0 à 100 km/h, annoncé en 6,6 s, apparaît plausible, car la poussée dans les reins demeure franche depuis 2 000 tr/min jusqu’à la zone rouge.

palette volant clio rs trophy 2016
La boîte robotisée EDC n'est pas la plus performante, mais reste amusante.

Une pichenette sur la palette droite derrière le volant, et le rapport supérieur s’enclenche illico. La boîte EDC reste loin de la rapidité d’une PDK Porsche, mais ne génère pas de sensation d’inertie, et sera toujours plus rapide que le meilleur des conducteurs maltraitant une boîte manuelle…

Autre fonction sympa : le rétrogradage « multiple », qui rentre plusieurs rapports au freinage si le conducteur laisse la palette de gauche tirée vers lui. Une fonction inaugurée chez Ferrari !

 

A l’aise sur circuit, la Clio RS Trophy

Philippe Mérimée, responsable « liaison au sol » chez Renault Sport, le précise : la Clio RS Trophy n’est pas une auto dédiée aux purs « pistards », davantage clients de Mégane RS. Plus tournée vers la polyvalence (boîte robotisée, carrosserie à cinq portes), la Clio RS Trophy ne refuse pourtant pas l’exercice.

clio rs dynamique sur circuit
Moins efficace qu'une Mégane RS, la Clio RS restylée se montre tout de même à l'aise sur circuit.

Certes linéaire, la poussée du moteur est ponctuée d’attachantes déflagrations à la montée des rapports (que l’échappement Akrapovic semble légèrement amplifier…), le freinage puissant avale plusieurs tours sans surchauffer, et l’efficacité du châssis autorise de belles vitesses de passage en courbe.

Son équilibre achève de séduire : train avant incisif, roulis maîtrisé, train arrière acceptant de se déhancher si le conducteur « traîne » sur la pédale de freins en entrée de virages… Seul point à surveiller, dans ce cadre ? La motricité, handicapée en sortie d’épingle par l’absence d’autobloquant mécanique. Mieux vaut donc éduquer son pied droit pour ne pas laisser patiner la roue intérieure car dans ce cadre, les nouveaux « accessoires » ne seront d’aucune aide !

 

Bilan de l’essai Clio RS Trophy 2016

Honnêtement ? Le restylage ne fait guère évoluer les sensations de conduite de la Clio RS Trophy 220, car l’échappement Akrapovic ne transfigure pas la sonorité dans l’habitacle. Cette dernière reste toutefois plaisante, comme le trio moteur/boîte/châssis lors d’une session sur circuit.

planche de bord clio rs trophy 2016
La présentation intérieure progresse sur cette Clio RS restylée.

Les améliorations concernent plutôt l’agrément au quotidien grâce à un habitacle mieux présenté (plastiques moussés sur la planche de bord et les contre-portes), des équipements inédits (système de stationnement semi-automatique à 500 €), et des feux à LED pas seulement « gadget » comportant trois fonctions distinctes : feux de position, antibrouillards avec éclairage d’intersection, et feux de route à réflecteurs dont la portée est promise 40% supérieure à celle des modèles classiques.

De quoi justifier la légère augmentation de prix de la Clio RS Trophy (+ 200 €), qui devient d’ailleurs version à part entière au de lieu simple « série spéciale »…

On aime

  • La présentation bonifiée
  • La boîte ludique sur circuit
  • Le châssis efficace et amusant

On regrette

  • La sonorité sympathique, mais « stagnante » malgré l’échappement Akrapovic
  • La motricité moyenne en sortie d’épingles
  • Le prix élevé face aux concurrentes plus radicales
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Commentaires
Voir tous les commentaires (5)
bo2web8457

Agaçant ce bip quand le limiteur de régime est atteint !

ms.acc.783257

Le look est sympa, en revanche je n'entends absolument pas l'échappement Akrapovic... J'ai conduit de nombreuses fois une Clio 4 RS (non Trophy) de 2013, et la sonorité est identique. Si c'est ça la sonorité Akrapovic sur la CRS Trophy, je suis franchement déçu sur ce point.

jeanderpats2015

Dommage que le tableau de bord soit si... urbain.

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