Essai du maxi-scooter Suzuki Burgman 650
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Essai du maxi-scooter Suzuki Burgman 650

Après dix ans de carrière, ce maxi-scooter s'offre un lifting, optimise sa transmission et revoit ses aspects pratiques pour conforter son leadership sur ce marché.

Par Didier Ghacham
Publié le Mis à jour le

Suzuki Burgman 650

Boris Meyer


En dix ans, le Burgman s’est imposé comme la référence des maxi-GT. Ce monopole est remis en cause, depuis 2012, par BMW qui lui oppose le C650 GT, et dans une moindre mesure, par le Kymco MyRoad 700.



Afin de garder son rang, Suzuki a amélioré les points faibles du Burgman : une ligne dépassée et une transmission rugueuse. Le dessin de la "carrosserie" a été affiné sans trahir l’identité d’origine.



La finition progresse avec une réduction du nombre de pièces en plastique noir « brut » au profit d’autres peintes. Sa face devient plus agressive avec ses deux puissantes optiques qui s'allument simultanément et ses feux de position à LED.



Adoptant une boucle de cadre plus serrée, la carrosserie arrière est élancée. Elle se termine par un bloc optique arrière double qui apparait plus lumineux que celui de la version 2012.




Un maxi-GT pensée pour le quotidien


Au passage, le coffre perd cinq litres, mais deux casques intégraux, un ensemble de pluie un gros antivol et quelques effets de petite taille, y trouvent facilement leur place.






Le conducteur profite d’une assise fine et d’un plancher échancré permettant de poser les pieds à plat sur le sol. Son dosseret de selle se règle sur cinq centimètres, en profondeur. Le passager est tout aussi bien installé.




La selle est confortable à l'avant comme à  l'arrière. Sur cette finition haut de gamme, cette selle dispose d'un chauffage bi-zone. Le frein de parking, maintenant disposé sur le flanc gauche est plus accessible que sur le tablier.





Les rétroviseurs électriques sont escamotables, ce qui est fort utile dans les embouteillages, lors des remontées de files de voitures. Ils intègrent les clignotants avant. 




Instrumentation moderne, commandes obsolètes !

Un tableau de bord mixte analogique/numérique  se substitue au modèle « tout numérique », qui était illisible par forte luminosité, du précédent millésime. A la place, deux compteurs analogiques à aiguille encadrent l'écran à affichage digital de l’ordinateur de bord dans un style très automobile.



En retrait, plusieurs commodos sont obsolètes et leur ergonomie perfectible, comme la commande des poignées chauffantes qui fait pièce rapportée ou le bouton de réglage en hauteur du pare-brise à deux positions, « tout ou rien ».!




Un moteur plus souple et moins gourmand

Le bicylindre en ligne n’est pas nouveau, mais sa transmission a été retravaillée (réglage, matériau des disques…) et le diamètre de ses injecteurs a été réduit. Résultat, la puissance arrive instantanément et en souplesse. Après une courte latence en début d’accélération, la montée en régime est linéaire, une poussée intervenant vers les 6 000 tr/min. Ces améliorations apportées au moteur permet au Burgman d’atteindre de flirter avec les 165 km/h (158 km/h relevés).


En duo, pour profiter de reprises vigoureuses, le mode Power offre un surcroît de couple, qui génère aussi plus de frein moteur. Il suffit de revenir en mode Drive pour l’atténuer. Le mode manuel (5 rapports) est peu pertinent sur un scooter. La consommation mixte s’établit à 5,9 l/100 km (relevés).

Agile malgré un gabarit de sumotori 

Malgré sa masse conséquente, le Burgman est très facile à emmener, quelle que soit l’allure. Sur route, la partie-cycle se montre aussi équilibrée que celle d’une moto GT. Il est facile d'enchainer des enchainements de virages à allure soutenue. Gare à ne pas se faire surprendre par la béquille latérale qui a tendance à lécher facilement le bitume, rançon de la facilité à prendre de l'angle et d'une garde au sol assez réduite. 



Sur voie rapide, le train avant est précis jusqu’à 145 km/h, au-delà il se dandine un peu sans que cela nuise à la tenue de cap. Les suspensions gommant tous les trous et bosses concourent aux bonnes prestations routières.


Freins puissants / ABS sensible : un système couplé manque


Le freinage, exempt de couplage avant-arrière, est très puissant. Ses disques flottants, lui offrent des arrêts sûrs et courts. Il est assisté par un ABS Bosch, qui se révèle très sensible. Sur les freinages d'urgence, il se déclenche rapidement même si l'adhérence est bonne. Sur mauvais revêtement son action quasi immédiate peut surprendre, faisant regretté l'absence de système combiné.

Bilan

Cette nouvelle génération de Burgman 650 conserve l'avantage sur le segment maxi-GT. Son confort est inégalé et si son lifting a entrainé une réduction du volume d'emport, son coffre reste le plus vaste du segment. Puissant, son moteur retravaillé perd légèrement en reprise, mais il gagne en souplesse. En ville comme sur route, ce deux-roues se révèle facile à mener. S'affranchissant aisement des contraintes du quotidien et se révèlant apte aux longues  escapades de fin de semaine, il s’impose comme le maxi-scooter le plus polyvalent. Côté budget, il offre le meilleur rapport prix/prestations .

On aime

La transmission souple et réactive
Le bon équilibrage des masses
L’excellent confort général

On regrette
L’ABS sensible qui se déclenche tôt
La partie cycle floue à très vive allure
Des détails hors standing « GT»
.

 

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dany.martini327 Le 09/07/2015 - 12:52
Petite réflexion sur votre commentaire: L' ABS est trop sensible et se déclenche trop tôt ? J' aimerai apporter quelques précisions sur un ABS ( Anti Blocages System ) Il préviens les blocages de roues, c.à.d. il relâche la pression des freins dès qu'une roue se bloque et remet la pression dès que la roue recommence à tourner et ce plusieurs fois par secondes, ceci afin d' avoir une puissance de freinage maximale, il ne peut donc se mettre en route QUE s'il y a blocage et re-freine dès que la roue reprend de l'adhérence et cela se répète tant que l'on reste sur les freins avec assez de puissance pour bloquer la ou les roues ! Une trop grande sensibilités ne peut être due qu' a deux choses: Pneus peu adhérents ou chaussées glissante, ou les deux bien sur ! En aucun cas l' ABS n'est trop sensible ! Soit il fonctionne soit il ne fonctionne pas ! Plus un ABS est sensible plus il est efficace bien sur car il doit réagir au plus vite car c'est souvent une questions de fractions de secondes entre une freinage sur et la chute. Il ne peut pas être trop sensible car il n'a qu'un seul moment pour réagir: Quand la roue bloque, ni avant ni après ! Faite un test sans l' ABS et vous verrez que c'est plutôt le freinage trop puissant ou difficile à doser, les pneus, la chaussée qui font que l' ABS entre en jeu trop souvent ! Des petites roues de scooter auront de toutes façons tendances à se bloquer facilement comparé à une moto ou voiture par exemple !
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