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Essai Hyundai Kona Electric : le SUV compact survolté

Hyundai Kona Electric extérieur
Après les versions essence et le diesel introduit récemment, Hyundai complète la gamme du Kona avec une version 100 % électrique. Pétillant et sexy, c'est de loin le SUV compact le plus sympa à conduire du moment.

Il est révolu le temps ou les coréens copiaient les voitures japonaises. Désormais, ce sont eux qui prennent l'initiative et innovent. La preuve avec le Kona Electric qui est aujourd'hui le premier modèle de son segment à proposer une motorisation 100 % électrique. Et il fait des étincelles !

Voiture à l'essai : Hyundai Kona Electric 204 ch Executive

À partir de
44 900 €
6 000 € de bonus

Page 1Essai Hyundai Kona Electric : le SUV compact survolté 

Le Kona, on connaît déjà. C’est un concurrent des Renault Captur, Peugeot 2008 et Citroën C3 Aircross. C’est un petit SUV au style affirmé et au caractère encore plus affûté dans cette version électrique. Ou plutôt devrait-on dire dans ces versions électriques car deux chaînes de traction sont disponibles :

  • une « petite batterie » de 39,2 kWh et une puissance de 136 ch.
  • une « grosse batterie » de 64 kWh et une puissance de 204 ch.

Nous n’avons pu conduire que la deuxième qui devrait représenter deux tiers des ventes en France.

 

Prix Hyundai Kona Electric

Hyundai Kona Electric extérieur
La calandre fermée confère à la version électrique un design plus sobre et plus élégant.
Hyundai Kona Electric extérieur
Le Kona Electric est disponible en 21 combinaisons de couleurs avec le toit à ton dissocié.

La gamme du Kona Electric s’articule autour de deux capacités de batterie, deux niveaux de puissance moteur et deux finitions. La « petite » batterie de 39 kWh n’est livrable qu’avec le « petit » moteur 136 ch qui est en fait le même moteur alimenté par une tension plus faible. Seulement disponible en finition Creative, elle s'affiche 38 400 €. La « grosse » batterie 64 kWh va de pair avec le moteur de 204 ch. Et démarre à 42 400 € en finition Creative, déjà richement dotée, pour culminer à 44 900 € en version Executive suréquipée.

Les deux modèles profitent d’un bonus de 6000 €

Les deux modèles profitent d’un bonus de 6000 € qui peut être abondé de 2500 € si vous mettez au rebut un diesel immatriculé avant 2001 ou un véhicule à essence immatriculée avant 1997. Comme toutes les Hyundai, le Kona Electric bénéficie de la garantie 5 ans kilométrage illimité, assortie d’une garantie de 8 ans ou 200 000 km pour la batterie.

 

Au volant du Hyundai Kona Electric

Hyundai Kona Electric extérieur

Grâce à la grosse batterie située dans le plancher, le centre de gravité est placé très bas ce qui engendre peu de roulis en virage. Le compromis entre confort et dynamisme est d'ailleurs excellent.

Avec 204 ch. et surtout 395 Nm de couple disponible dès le démarrage, l’effet Waouh est immédiat. Le moteur électrique donne véritablement des ailes au Kona Electric malgré ses 1660 kg. Les performances le prouvent avec un 0 à 100 km/h couvert en 7,6 s et surtout un 80 à 120 km/h mesurés par nos soins en 5 s tout rond. Toutes proportions gardées, sur la position Sport, on a l’impression de conduire une mini Tesla. En mode Normal puis Eco et Eco+, le couple est progressivement diminué mais le dynamisme est toujours présent.

Hyundai Kona Electric extérieur

Le comportement du Kona Electric est très joueur. Avec son moteur pêchu on ne peut s'empêcher de penser à la Mini Cooper S. Une belle référence.

Dans ce concert de rock silencieux, seuls les pneus coréens Nexen crient leur désapprobation en émettant un crissement lors des accélérations à basse vitesse ou dans les virages pris à vive allure. Ça peut faire sourire car on a l’impression de se retrouver dans une série télé américaine des années 70 mais c’est difficilement acceptable sur un véhicule en 2018 ! Cette monte est d’ailleurs le principal défaut de la voiture. Outre une adhérence douteuse, elle génère aussi des bruits de roulement, d’autant plus présents que la mécanique est silencieuse.

Le Kona électrique ne rechigne pas à être mené tambours battants

Comme sur la Hyundai Ioniq électrique, la récupération d’énergie est réglable par des palettes au volant selon quatre niveaux. Le premier (0) correspond à de la roue libre. Le dernier (3) permet de rouler presque sans avoir recours aux freins (décélération maxi = 0,25 G). Le freinage électrique est moins prononcé qu’avec la Nissan Leaf 2 (système e-Pedal actif) mais on peut conduire en ville en n’utilisant que la pédale d’accélérateur.

 

Hyundai Kona Electric autonomie et recharge

Hyundai Kona Electric charge

Il n'existe encore pas de bornes de recharge ultrarapides en France. Quand elles seront disponibles, le Kona Electric pourra récupérer 100 km d'autonomie en moins d'un quart d'heure.

Avec le tempérament dont fait preuve le Kona Electric, l’autonomie inquiète. Mais il n’y a pas de quoi ! Hyundai a en effet vu grand côté batterie. L’accumulateur lithium-ion (NMC 822) offre une capacité utile de 64 kWh, ce qui autorise 482 km en cycle WLTP et 546 km en NEDC, le record du moment.

Hyundai Kona Electric consommation

Sans taquiner l'accélérateur, consommation électrique est très raisonnable. En ville on arrive à 11,5 kWh/100 km

En fait, grâce à une consommation électrique maîtrisée, on peut réellement compter sur 500 km en ville l’été et 300 km sur autoroute l’hiver (vitesse maxi : 167 km/h).

Sur une boucle autour d’Oslo (Norvège), à allure modérée, nous n’avons d’ailleurs consommé que 11,5 kWh/100 km (pour 14,3 kWh/100 km homologués en WLTP), ce qui signifierait 550 km d’autonomie !

La recharge se fait soit grâce au chargeur embarqué (7,2 kW monophasé) en 9h35, soit en courant continu (standard Combo CSS) jusqu’à une puissance de 100 kW. Dans ce cas (peu probable pour le moment car il n’existe, hors réseau Tesla, aucun chargeur de cette puissance), on récupère 80 % de la charge en 54 minutes.

 

A bord du Hyundai Kona Electric

Hyundai Kona Electric intérieur

La planche de bord de la version électrique est très proche de celle des modèles thermiques. Le levier de vitesse disparu de la console centrale, remplacé par 4 boutons qui commandent la marche.

Hyundai Kona Electric intérieur
La finition Executive propose une sellerie cuir en série.
Le passage à l'électrique a fait perdre 29 l au coffre (332 l vs 361 l).
Hyundai Kona Electric intérieur
Une dalle numérique a remplacé les compteurs traditionnels. L'information est doublée par un affichage tête haute, en couleur.
Le système audio Krell à 8 haut-parleurs délivrant 360 Watts est à l'image de la voiture : il ne manque pas de punch.
Hyundai Kona Electric intérieur
L'écran tactile intègre les fonctions de navigation (7 ans d'abonnement gratuit aux services TomTom Live), multimédia et connectivité avec Apple CarPlay et Android auto.
Des palettes de chaque côté du volant permettent de régler l'intensité du freinage régénératif. Sur le mode 3 il n'y a presque pas besoin de toucher à la pédale de frein.


 

Concurrence Hyundai Kona Electric

Renault Zoé R110
Opel Ampera-e
Renault Zoé R110 Edition One

Puisqu’il est pour l'instant seul dans son segment, le Kona Electric n’a pas de concurrent direct mais la comparaison avec la Renault Zoé, qui représente 50 % des ventes de véhicules électriques en France, tourne nettement à son avantage.

Le Kona Electric n’a pas de concurrent direct

Avec une capacité de batterie similaire (39 kWh vs 40 kWh), une puissance supérieure (136 ch. vs 110 ch.), le « petit » Kona Electric en finition Créative n’est que 900 € plus cher (38 400 € vs 37 500 €) qu’une Renault Zoé R 110 Edition One avec batterie. Et la française est moins bien équipée et incapable d’accepter de la charge rapide en courant continu. La vraie concurrente aurait été l’Opel Ampera-e, forte, elle aussi, de 204 ch. et d’une batterie de 60 kWh pour un prix démarrant à 39 600 €. Mais elle ne sera sans doute jamais vendue en France…

 

Bilan essai Hyundai Kona Electric

Hyundai Kona Electric extérieur

Même si dans l’absolu il peut sembler cher par rapport à un Kona 1.6 T-GDi Dual Clutch Executive (30 000 €), ce Kona Electric justifie son prix par l’enthousiasme qu’il procure au volant. Avec la grosse batterie, son autonomie n’est plus un frein d’autant qu’il pourra se recharger presque aussi vite qu’une Tesla quand les bornes seront disponibles. Hélas, il n’y en aura pas pour tout le monde. Seuls 500 exemplaires sont prévus cette année et 2 000 pour 2019. Les premiers arrivés seront donc les premiers servis…

 

On aime

  • Du peps à revendre (version 204 ch.)
  • 400 km d’autonomie réelle
  • Charge ultrarapide possible
  • Prix concurrentiel (version 39 kWh)

 

On regrette

  • Pneus Nexen dépassés
  • Quantité limitée
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