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Essai Hyundai Tucson 2.0 CRDi 48V : le test du Tucson hybride diesel

Hyundai Tucson 2.0 CRDi 48V (2018)
Hormis le 2.0 CRDi 48 V ici à l'essai, le Hyundai Tucson restylé introduit deux versions de 115 et 136 ch du nouveau moteur diesel 1.6 CRDi.

Gros succès de Hyundai, le SUV compact Tucson entreprend un restylage en 2018, l'occasion d'adopter une nouvelle motorisation hybride légère sur son 2.0 diesel de 185 ch. Voici notre avis sur cette motorisation peu orthodoxe.

Voiture à l'essai : Hyundai Tucson 2.0 CRDi 48V Executive

  • Moteur Diesel | Puissance : 185 ch
  • Lancement : septembre 2018
ni bonus
ni malus

Page 1Essai Hyundai Tucson 2.0 CRDi 48V : le test du Tucson hybride diesel 

Pour Hyundai,le Tucson est un incontestable succès européen. Lancé en 2015, il s’est depuis écoulé à 390 000 exemplaires sur notre continent. Sa réussite est tout aussi remarquable en France, où il constitue avec l’i20 l’une des premières ventes de la marque. Le segment des SUV évoluant à toute vitesse, l’heure était venue pour lui de profiter d’une importante mise à jour. Sur le plan esthétique, elle se résume à une face avant légèrement remaniée et de nouvelles roues. Elle est beaucoup plus considérable sur le plan technique, notamment pour s’adapter aux redoutables nouvelles normes Euro 6d-temp.

Hyundai Tucson 2.0 CRDi 48V (2018)
Le Hyundai Tucson 2018 se reconnaît à sa nouvelle face avant et ses phares à LED, livrés en série à partir de la finition Premium.

La gamme de motorisation est donc profondément revue avec l’arrivée de nouveaux diesels 1.6 de 115 et 136 ch, mais aussi celle d’une nouvelle version du 2.0 CRDi de 185 ch dotée d’une hybridation légère. Il s’agit d’un alterno-démarreur Valeo entraîné par courroie associé à une batterie de 0,44 kWh située dans le coffre, le tout étant relié par un réseau 48 volts choisi pour sa plus grande capacité à récupérer l’énergie au freinage. Un système assez similaire à ce que viennent de lancer Audi et Mercedes sur l’A7 et la CLS sur certains blocs essence, mais dont la logique de fonctionnement apparaît un peu différente, nous le verrons. En tout état de cause, Hyundai annonce 7 % de gain en efficience grâce à cette nouveauté, un chiffre assez impressionnant, surtout pour un bloc diesel. 

 

Prix Hyundai Tucson 2.0 CRDi 48V

Pour la plupart des motorisations, Hyundai annonce quelques centaines d’euros d’augmentation sur la gamme Tucson. Le SUV coréen démarre ainsi à 28 900 € et pointe à 45 300 € pour notre version d'essai 2.0 CRDi 185. Un tarif élevé et encore impacté significativement par le malus (2 153 €), même si la micro-hybridation a quand même permis de diviser cette taxe quasiment par trois par rapport à l'ancien 2.0 CRDI 185.
=> Voir tous les prix du Hyundai Tucson restyé.

Hyundai Tucson 2.0 CRDi 48V (2018)

Le Tucson hausse sérieusement son niveau de jeu en matière d'équipements avec une progression de la dotation de série sur toutes les finitions. Ainsi notre modèle Executive haut de gamme reçoit en plus par rapport à l’ancienne version le freinage d’urgence autonome (comme tous les autres Tucson restylés), la caméra 360°, la surveillance des angles morts, le régulateur adaptatif et le chargeur de smartphone sans fil.

 

Au volant du Hyundai Tucson 2.0 CRDi 48V

Hyundai Tucson 2.0 CRDi 48V (2018)

Le Tucson n’a jamais cherché à être le plus dynamique de son segment et il ne change pas de braquet avec son restylage. Assez pesant avec plus de 1 700 kg sur la balance, il privilégie avant tout le confort et le silence de fonctionnement. De fait, le moteur 2.0 ne hausse jamais le ton et les réglages de suspensions privilégient la souplesse, même si les jantes de 19 pouces de notre version Executive ne sont pas sans provoquer des percussions. Sans être dépassé sur le plan dynamique, cet imposant SUV a pris un coup de vieux certain avec l’arrivée du Peugeot 3008, infiniment plus agile et amusant à conduire.

Hyundai Tucson 2.0 CRDi 48V (2018)
Pas question pour le Hyundai Tucson de rivaliser avec le Peugeot 3008 sur le plan dynamique. Sa masse le lui interdit. Il peut cependant faire valoir sa transmission 4x4, également disponible sur le 1.6 CRDi 136 ch.

Associé à une nouvelle transmission à huit rapports « maison », le 2.0 185 ch fait correctement son office, mais ne donne pas un sentiment de punch à la hauteur de la puissance annoncée. Il fait preuve par contre d’une grande souplesse, amplifiée à bas régime par le surcroît de puissance de 10 kW (13,6 ch) voire 12 kW en crête. Cela contribue à la facilité de conduite en ville et à l’agrément, puisque les redémarrages sont imperceptibles.

Hyundai Tucson 2.0 CRDi 48V (2018)

En revanche, Hyundai a choisi une stratégie assez conservatrice pour son système hybride. Celui-ci ne coupe en effet le moteur thermique qu’en dessous de 3 km/h contrairement à ce que pratiquent les systèmes Audi et Mercedes. En dehors du confort que ce système apporte, on ne peut pas dire qu’il réalise des miracles sur route et autoroute : sur un parcours certes sinueux nous avons obtenu une consommation supérieure à 8 l/100 km.

 

A bord du Hyundai Tucson 2.0 CRDi 48V

Hyundai Tucson 2.0 CRDi 48V (2018)
Le haut de la planche de bord du Hyundai Tucson a été redessiné avec notamment l'apparition d'un écran central flottant. Dès le deuxième niveau de finition Creative, elle reçoit un revêtement en simili-cuir. La finition apparaît excellente et bien plus flatteuse qu'auparavant.
Hyundai Tucson 2.0 CRDi 48V (2018)
La nouvelle transmission à huit rapports « maison » du Hyundai Tucson se montre très douce, mais pas forcément très rapide.
Le nouvel écran flottant apparaît plus lisible qu'auparavant. Le système multimédia a également été mis à jour.
Hyundai Tucson 2.0 CRDi 48V (2018)
Le Hyundai Tucson reste à l'arrière l'un des plus habitables de sa catégorie.
La batterie du système hybride diminue le volume de coffre de 54 l.

 

Concurrence Hyundai Tucson 2.0 CRDi 48V

Peugeot 3008
Hyundai Tucson
Peugeot 3008

Avec 185 ch sous le capot, le Hyundai Tucson diesel s’oppose au gratin des SUV compacts européens, à commencer par sa majesté le Peugeot 3008 GT BlueHDi 180. Certes, celui-ci ne propose pas pour l’instant d’hybridation, même légère, mais il peut mettre en avant sa masse inférieure de 235 kg : on n’a encore jamais trouvé mieux pour économiser du carburant. Le Peugeot doit cependant concéder un équipement un peu moins riche et surtout l’absence d’une version à quatre roues motrices.

Volkswagen Tiguan
Renault Kadjar
Volkswagen Tiguan

En passe d’être restylé, le Renault Kadjar ne propose pas de diesel à ce niveau de puissance. Il faut donc se tourner vers le Volkswagen Tiguan pour trouver un modèle réellement comparable dans sa version TDI 190 DSG7 4Motion Carat. Il se distingue par une dotation technologique plus fournie avec l’instrumentation numérique en série et l’assistant de conduite dans les embouteillages optionnel. Reste qu’à 45 640 €, l’allemand n’est pas donné.

Kia Sportage
Seat Ateca
Kia Sportage

Plus modeste, le Seat Ateca propose la même motorisation que son cousin germain, mais en finition Xcellence son tarif descend un peu en dessous de 40 000 €. Le Tucson doit aussi compter avec la concurrence interne : le Kia Sportage vient lui aussi d’être restylé et de recevoir le même moteur diesel que le Hyundai, mais il faudra attendre l’automne pour connaître ses tarifs et ses émissions de CO2.

 

Bilan essai Hyundai Tucson 2.0 CRDi 48V

Hyundai Tucson 2.0 CRDi 48V (2018)

Le Tucson restylé s’améliore mais ne renverse pas la table sur son segment. Toujours aussi peu agile, il compte avant tout sur son équipement encore plus riche qu’auparavant, son style et sa garantie de cinq ans pour séduire. Il peut aussi désormais faire valoir sa présentation intérieure beaucoup plus flatteuse même si elle reste très classique. Quant à la version diesel 2.0 CRDi 48V, elle apparaît avant tout comme une démonstration de force technologique pour un groupe automobile qui se veut pionnier en matière d’électrification. Mais du point de vue de l’efficacité énergétique, on aurait préféré une cure d’allégement dont le Tucson a cruellement besoin par rapport à ses concurrents directs.

On aime

  • Moteur silencieux
  • Finition de qualité
  • Equipement de série généreux

On regrette

  • Masse élevée
  • Manque d’agilité
  • Consommation à surveiller
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