Essai Isuzu D-Max N60 (2021) : le pick-up des pros
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Essai Isuzu D-Max N60 (2021) : le pick-up des pros

Le marché français des pick-up est désormais principalement orienté vers les versions à cabine approfondie. Le nouveau Isuzu D-Max s'y positionne comme un modèle à l'image solide, apprécié par les professionnels par ses capacités et son rapport prix/équipements.

Par Guillaume Geneste
Publié le

L'Isuzu D-Max N60 est à l'essai version Space (cabine approfondie) et finition BB au prix de 29 320 € hors-taxes. Il est disponible depuis octobre 2020.

ETIENNE ROVILLE

Depuis de nombreuses années, la marque Isuzu s’est forgée une solide réputation dans le monde des pick-up utilitaires avec des modèles fiables et solides mais au confort spartiate et aux finitions quelconques. Les choses évoluent très positivement avec cette nouvelle génération baptisée D-Max N60. Malgré un indéniable air de famille avec les précédents modèles, les ingénieurs du constructeur japonais sont repartis d’une feuille blanche, ou presque. La structure de la cabine (qui fait désormais appel à des aciers à haute résistance), le châssis (plus rigide) et les suspensions avant (indépendantes) et arrière (ressort à lames et amortisseurs) ont été revus à la fois pour améliorer la sécurité, la tenue de route et le confort.

Isuzu D-Max : nouveau look et nouvelle structure pour 2021.

Esthétiquement, l’allure générale reste proche de la génération précédente de D-Max. Cependant, à y regarder de plus près, il s’agit d’un nouveau véhicule. Le capot moteur est plus plat, les phares plus horizontaux, la calandre a vu son style simplifié et est plus verticale, les clignotants ont été déportés des phares vers les extrémités du bouclier, au-dessus des antibrouillards. Les ailes sont mieux intégrées au dessin général de la carrosserie et les boucliers (avant et arrière) ont été modifiés. L’ensemble ne manque pas d’allure et le D-Max N60 ne passe pas inaperçu dans la circulation. Ses dimensions imposantes (près de 5,30 m de long et 1,84 m de large hors rétroviseurs) n’y sont d’ailleurs pas étrangères.
 

Prix Isuzu D-Max N60

Depuis toujours, Isuzu propose son D-Max sous diverses versions et à des tarifs attractifs. Cette nouvelle génération « N60 » ne déroge pas à cette règle. La gamme se compose de trois carrosseries : simple cabine (Single), cabine approfondie (Space) et double cabine (Crew). Pour certaines applications professionnelles, il est aussi possible de disposer d’une version châssis-cabine sur la base de la version simple cabine.

Le D-Max N60 se distingue de ses prédécesseurs par ses nombreux équipements de sécurité et de confort. Le tout sans remettre en cause ses belles capacités d'emport et de franchissement.

Toutes ces versions sont équipées d’une transmission intégrale, la version simple cabine étant la seule disponible en 4x2. Tous les D-Max sont proposés, en série, avec une boîte mécanique à 6 rapports. Les versions Space et Crew sont aussi proposées avec une boîte automatique à 6 rapports. En tout, quatre niveaux de finition (B, BB, F, FF) sont disponibles ; le niveau haut de gamme FF n’est disponible qu’en double cabine Crew.

Prix Isuzu D-Max N60 (€ HT)

  B BB F FF
Single 4x2 24 100 - - -
Single 4x4 26 652 - - -
Space 4x4 27 878 29 320 31 789 -
Crew 4x4 (hors malus) 29 226 30 409 32 609 33 957

 

Au volant

Depuis toujours, le D-Max est construit pour les usages intensifs et le franchissement : solide châssis échelle, garde au sol élevée, suspensions à grands débattements, blocage de différentiel (sur les versions 4x4)... Cela reste toujours le cas du nouveau modèle. Sous le capot, le moteur 1.9 turbo diesel a été amélioré. S’il développe toujours 163 ch et 320 Nm de couple dès 2 000 tours-minute (le moteur reprend d’ailleurs très aisément aux plus bas régimes), il fait désormais appel à l’AdBlue pour sa dépollution ce qui lui permet d’être déjà Euro6d Full.

La position de conduite, en hauteur, est plaisante. Le moteur sait se montrer assez sobre avec une consommation de gazole d’environ 8 litres aux 100 km en usage mixte ; en conduite coulée sur route en 4x2, il est même possible de descendre sous les 7 litres. Pas mal pour un véhicule de deux tonnes. Au volant, les progrès par rapport à la précédente génération de D-Max sont importants même si l’essieu arrière reste très sautillant à vide. Le rapport de première, ultra court, est idéal pour arracher le véhicule en charge mais s’avère désagréable à utiliser à vide. Malgré le rapport de seconde qui a été raccourci, il reste un trou important entre la première et la seconde. Ensuite, l’étagement est bon et le couple très important incite à rouler sans rétrograder.

Là où le D-Max N60 prend tout son sens, c’est dans les utilisations intensives ; que ce soit sous forte charge (plus d’une tonne de charge utile et 3 500 kg de capacité de remorquage) ou en tout-terrain, le D-Max est capable de passer là où peu de véhicules peuvent suivre. La version BB bénéficie d’une gamme courte et d’un blocage de différentiel arrière très efficaces en tout-terrain.
 

A bord

L'intérieur de la cabine a, tout comme l'extérieur, profité d'une cure de jouvence afin de proposer un environnement plus flatteur. Seul élément dissonant dans cet ensemble rénové : le système multimédia.
Le tableau de bord intègre un nouvel afficheur central multifonction en couleur.
La planche de bord comprend de nombreux rangements et deux porte-gobelets rétractables aux extrémités.
Offrant un bon maintien, les sièges de cette version BB sont, en plus, chauffants.
Comme dans tous pick-up à cabine approfondie, l'espace arrière est très réduit.
Deux trappes sont implantées au niveau du plancher arrière : celle de droite contient le cric.
La benne permet de disposer d'une longueur de chargement de plus de 1,80 m pour plus d'1,50 m de large.


Concurrence

Ford Ranger. Le Ford Ranger est le pick-up le plus vendu en France depuis plusieurs années. Il est disponible en simple cabine, cabine approfondie et en double cabine. Sous le capot, le moteur 4 cylindres 2.0 Ecoblue est décliné en trois niveaux de puissance : 130, 170 et 213 ch. Ces mécaniques sont plaisantes et performantes même si elles ont du mal à faire oublier l’ancien 5 cylindres côté agrément. A partir de 24 980 € HT.

Toyota Hilux. Toyota a fait évoluer son Hilux récemment : nouvelle face avant, nouveaux feux LED, nouveau système multimédia avec écran 8’’ tactile... Sous le capot, deux motorisations : le classique 2.4 l D-4D de 150 ch est disponible sur toutes les versions de Hilux (cabine simple, approfondie ou double) ; la version cabine approfondie Xtra peut, en plus, disposer du nouveau 2.8 l D-4D de 204 ch et 500 Nm. A partir de 22 735 € HT (simple cabine 4x2) et 25 085 € HT (simple cabine 4x4).

Nissan Navara. Le Nissan Navara a bénéficié de divers changements (suspensions et des freins) afin de le rendre un peu plus confortable et sûr et a adopté une nouvelle mouture du moteur 2.3 dCi d’origine Renault disponible en deux puissances : 160 et 190 ch. Très bon franchisseur, le Navara est proposé en cabine approfondie, en double cabine ainsi qu’en version châssis-cabine pour adaptation de carrosseries. A partir de 26 508 € HT.

Mitsubishi L200. Le nouveau Mitsubishi L200 a été lancé en fin d’année dernière. A part le châssis, tout a été revu : lignes modernes et agressives à souhait, nouvelle motorisation plus sobre, nouvel intérieur... L’ensemble est réussi même si l’étagement de la boîte mécanique est raté. Dommage d’autant que le moteur 2.2 DI-D 150 fait preuve de bonne volonté. Autre défaut : impossible de disposer d’un système de navigation, même en option. A partir de 26 242 € HT.
 

Bilan essai Isuzu D-Max N60

La nouvelle génération d’Isuzu D-Max représente un net progrès. Tout en restant fidèle à la tradition du modèle avec de belles capacités utiles et de franchissement, il rattrape son retard sur ses principaux concurrents du point de vue des équipements de confort. La gamme de prix est en augmentation mais reste bien placée, d’autant qu’il profite d’une garantie 5 ans/ 100 000 km.

On aime

  • La garantie 5 ans
  • Les capacités de charge et de remorquage
  • Les équipements de confort

On regrette

  • La première toujours trop courte
  • Système audio daté
  • Plastique dur omniprésent

Tous nos remerciements à La jardinerie Laplace (77500 Chelles) pour leur accueil sympathique lors de la séance photos.

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