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Essai Kia Sportage 1.6 CRDi (2018) : belle gueule, bon prix...

Kia Sportage 1.6 CRDi (2018)
D'ores et déjà disponible en concession, le Kia Sportage restylé démarre à 24 390 € en 1.6 GDi 132 ch, et 26 390 € côté diesel en 1.6 CRDi 115, pour culminer à 42 490 € en 2.0 CRDi 185 BVA8 4x4.

Prendre des virages n'a jamais été son loisir favori. Accélérer fort non plus. En version CRDi 136, le Sportage restylé préfère briller dans d'autres domaines : style très pur, vaste espace habitable, équipement généreux à tarif raisonnable.

Voiture à l'essai : Kia Sportage 1.6 CRDi 136ch ISG Active 4x2 DCT7

À partir de
32 390 €
73 € de malus

Page 1Essai Kia Sportage 1.6 CRDi (2018) : belle gueule, bon prix... 

Deux marques en France ont connu une trajectoire ascensionnelle vertigineuse cette dernière décennie : Dacia et Kia. La recette Dacia est connue, répondre à un besoin : nul avant n’avait su proposer de véhicules low cost crédibles. Pour Kia, l’explication est moins évidente. Le restylage à mi-parcours de son modèle vedette, le Sportage, lancé début 2016, fournit l’occasion de tenter de percer les secrets du bond opéré en France par la marque coréenne : 1 500 ventes et 31e rang du marché en 2002, 37 000 et 14e rang en 2017. Un succès qui ne doit rien aux ventes appelées poliment « stratégiques », autrement dit, aux fausses ventes. La structure des immatriculations de Kia est saine : 80 % de ventes à particuliers et sociétés sur les huit premiers mois 2018, quand la moyenne du marché français est de 66 %.

Kia Sportage 1.6 CRDi (2018)

Le restylage du Sportage génération IV obéit aux trois règles du genre. Il a toiletté sa jolie frimousse : antibrouillards et boucliers redessinés, lame chromée qui traverse une calandre désormais en deux parties. A mis son équipement au goût du jour : feux full LED et écran de 8 pouces en finition haute. Enfin et surtout, grand coup de balai dans le compartiment moteur, afin de passer sans affoler le malus écologique le cap des nouvelles normes de consommation WLTP en vigueur depuis le 1er septembre. Côté essence, le 1.6 132 ch poursuit sa route, doté d’un filtre à particules. Au rayon diesel, les 1.7 CRDi de 115 et 141 ch ont plié bagages, ainsi que le 2.0 CRDi 136. Les remplacent un 1.6 CRDi proposé en deux configurations, 115 et 136 ch, et un 2.0 CRDi 185 à hybridation légère : un alterno-démarreur de 48 V vient lui prêter main-forte lors des démarrages et des relances.


Prix Kia Sportage 2018

C’est écrit sur le menu. Officiellement, le Sportage démarre à 24 390 € en 1.6 essence 132 ch (11,5 s de 0 à 100 km/h) et finition de base Motion. Mais ce moteur boit comme un soiffard : 6,9 l/100 km, 159 g de CO2, 3 853 € de malus écologique, l’affaire est pliée ! Adieu essence, bonjour gazole : 26 390 € en finition de base Motion et 140 € de malus pour le nouveau 1.6 CRDi 115 ch. Sa mollesse (11,8 s de 0 à 100 km/h) incite, pour 1 000 € de plus à même finition, à se tourner vers sa configuration 136 ch : elle débute à 30 890 € en Active, ne paie pas davantage de malus, et s’avère un peu moins paresseuse (11,2 s). La boîte robotisée DCT7 (supplément de 1 500 €) abaisse le malus à 73 €, mais ramène aussi le 0 à 100 km/h à son piètre niveau initial ! Le CRDi 136 est également disponible en version 4x4 (1 800 € le plus) : 540 € de malus en BVM6, 473 € en BVR7.

Le Sportage ne donne le frisson qu’avec son nouveau moteur 2.0 CRDi 185 BVA8 : 9,5 s. L’hybridation légère lui permet de ne pas trop subir la colère du malus malgré sa transmission intégrale : 2 153 € de pénalité. Mais ainsi doté, le Sportage monte haut dans les prix car il est alors uniquement proposé en finitions GT Line (38 990 €) et GT Line Premium (42 490 €).

Kia Sportage 1.6 CRDi (2018)

La version ici essayée, CRDi 136 BVR7 4x2, devrait représenter le cœur des ventes Sportage. Elle est facturée 37 990 € en finition haute GT Line Premium. Jolie somme, qui atteste que Kia a relevé ses tarifs ces dernières années. La générosité du constructeur coréen se manifeste désormais différemment, par un équipement foisonnant : GPS à lecture des panneaux de vitesse, climatisation automatique et caméra de recul dès son premier niveau de finition Active (32 390 €), caméra 360°, ouverture du coffre mains libres, audio JBL 8 HP, tous sièges chauffants et jantes de 19 pouces en GT Line Premium. Et toujours par une garantie de 7 ans qui n’a pas d’égale en France.


Au volant du Kia Sportage 1.6 CRDi BVR7

Kia Sportage 1.6 CRDi (2018)

Qui privilégie la conduite trouvera mieux ailleurs. Le Kia Sportage joue sur d'autres cordes : style, équipement, espace habitable. Il serait vain de le lui reprocher, vu son succès.

A quoi bon insister sur ce chapitre ? Car ce n’est pas une critique, juste un constat : le Sportage n’est pas passionnant à conduire. Il est lourd : 1 605 kg. Les jantes de 19 pouces taille basse de la finition GT Line Premium provoquent à chaque inégalité du bitume des remontées de suspensions qui agressent les oreilles et les reins. Sa direction est molle, avec un flou autour du point milieu. Il prend gentiment du roulis sur les prises d’appui. Le CRDi 136 est bruyant, et manque de nerf, surtout quand il est associé à une BVR7 lente même en mode Sport : 11,8 s de 0 à 100 km/h, des citadines font mieux… Enfin, il n’est pas non plus un modèle de sobriété : 4,7 l/100 km en cycle normalisé, 123 g/km de CO2, 73 € de malus. A ce niveau de puissance, les SUV compacts savent pour la plupart éviter le malus, à commencer par le Peugeot 3008.

Kia Sportage 1.6 CRDi (2018)
Le Sportage ne fait pas partie des SUV compacts qui ont renoncé à batifoler sur les chemins : garde au sol de 18 cm, contrôle de vitesse en descente, versions 4x4 (1 800 € supplémentaires) dotées d'un blocage de différentiel.

Au volant, le Sportage évoque ainsi un SUV compact d’ancienne génération, ce qu’il est sur le fond en dépit de sa ligne attrayante et de son équipement dernier cri. Depuis, 3008, Seat Ateca, Skoda Karoq, Ford Kuga, Opel Grandland X  et autres ont prouvé que SUV compact et plaisir de conduite ne sont pas deux notions incompatibles…. Dès lors, sauf à rouler essentiellement en ville, ce qui n’est pas la vocation d’un SUV compact, mieux vaut renoncer à la BVR7 pour se contenter de la boîte mécanique : 1 433 € d’économisés malus déduit, pas de sélecteur de modes de conduite, mais son guidage est court, son verrouillage ferme, et le CRDI 136 reprend un peu de vigueur (11,3 s de 0 à 100 km/h).


A bord du Kia Sportage 1.6 CRDi BVR7

Kia Sportage 1.6 CRDi (2018)
Le Kia Sportage a changé de volant lors de son restylage, et lissé les bords de son écran de 7 pouces (8 pouces en GT Line Premium) qui parait désormais sans cadre. Pas besoin de plus : planche de bord et console centrale asymétrique sont élégamment dessinées, assemblages et matériaux de bon niveau.
Kia Sportage 1.6 CRDi (2018)
Le Sportage profite de son grand gabarit (4,49 m) pour offrir beaucoup d'espace au deuxième rang. Une fois n'est pas coutume, le passager central est bien assis.
Kia Sportage 1.6 CRDi (2018)
Les multiples crans d'inclinaison des dossiers de la banquette du Sportage aident les passagers arrière à trouver la position idéale lors d'un voyage au long cours.
Kia Sportage 1.6 CRDi (2018)
Le coffre du Sportage est de bon volume : 480 l, plus un espace supplémentaire sous le plancher.
Kia Sportage 1.6 CRDi (2018)
La surface de chargement reste plane quand les dossiers de la banquette sont repliés.

 

Concurrence Kia Sportage 1.6 CRDi BVR7

Seat Ateca
Peugeot 3008
Seat Ateca

Le Peugeot 3008 vient ici à titre de référence, puisqu’il domine largement la catégorie des SUV compacts. Mais Sportage et 3008 ne donnent pas la priorité aux mêmes valeurs. Sauf une : quoique d’un style différent, ils sont tous deux très beaux. La proximité de leurs premiers tarifs est trompeuse : à équipement égal, le 3008 requiert aisément 3 000 € de plus que le Sportage. Le prix de ses talents dynamique et de sa modernité intérieure.

Hyundai Tucson
Skoda Karoq
Hyundai Tucson

Quoique plus petit (4,36 m), le Seat Ateca (ou son jumeau Skoda Karoq) est lui aussi l’un des SUV compacts les plus intéressants de l’heure. Mais sa gamme est curieusement bâtie : l’offre TDI 150 BVR7 impose une transmission 4x4, solution pourtant peu prisée des amateurs de SUV compacts en France. Quant à la version TDI 115 BVR7 4x2, elle avait provisoirement disparu des radars, le temps que Seat procède à une nouvelle homologation aux normes WLTP, mais vient de revenir.
Enfin, impossible de citer le nom Sportage sans évoquer son demi-frère Hyundai Tucson : châssis, moteur, boîte, tout est pareil. Ligne, durée de la garantie, et équipements de série selon les finitions guideront le choix. Mais là, c’est une affaire de goûts personnels…

 

Kia
Sportage CRDi 136 BVR

Hyundai Tucson
CRDI 136 BVR

Seat
Ateca
TDI 115 BVR

Peugeot
3008
HDi 130 BVA

Longueur

4,49 m

4,48 m

4,36 m

4,45 m

Hauteur

1,64 m

1,65 m

1,60 m

1,62 m

Empattement

2,67 m

2,64 m

2,68 m

Garde au sol

18 cm

19 cm

22 cm

Moteur

Diesel, 1 598 cm3

Diesel,
1 598 cm3

Diesel,
1 500 cm3

Puissance

136 ch

115 ch

130 ch

Couple

320 Nm

250 Nm

400 Nm

Boîte

Robotisée, 7 rapports

Robotisée,
7 rapports

Automatique,
8 rapports

Poids

1 605 kg

1 475 kg

1 505 kg

0 à 100 km/h

11,8 s

11,5 s

11,5 l

Vitesse maxi

180 km/h

196 km/h

192 km/h

Volume
de coffre

De 480 à 1 469 l

De 485
à 1 579 l

De 520
à 1 484 l

Consommation
mixte

4,7 l/100 km

4,9 l/100 km

4,0 l/100 km

Malus écologique

73 €

73 €

Neutre

Neutre

Premier prix

32 390 €

32 100 €

30 860 €

32 900 €

 

Bilan essai Kia Sportage 1.6 CRDi BVR7

Kia Sportage 1.6 CRDi (2018)

Le public n’est pas sot : l’accueil qu’il a réservé au Sportage prouve que ce modèle a du talent. Mais pour séduire, le Sportage ne mise pas sur ses qualités dynamiques. Kia l’a sans doute compris le premier : l’époque a changé, les préférences se sont déportées sur d’autres saveurs : style, rapport prix/équipement, espace habitable. Dans ces trois domaines, l’offre Sportage est convaincante. Vous rajoutez une garantie de 7 ans qui rassure. Une modernité technologique exprimée par le nouveau CRDi 185 à hybridation légère, solution que rependra le 1.6 CRDi mi-2019. D’ailleurs, quel autre constructeur que Kia propose aujourd’hui dans sa gamme la palette totale des motorisations propres : électrique, hybridation légère, hybridation et hybridation rechargeable ? Au final, apparait la recette du succès de Kia en France.

Le Sportage, 10e vente de la catégorie des SUV compacts en 2017, roulait déjà grand train. Aucune raison que ça change : il est encore plus beau, depuis que ce restylage a raffermi sa face avant. Reste l’épineuse question des jantes de 19 pouces… Le client les veut, affirme Kia. Très bien. Le public n’est pas sot, on l’a dit, on ne peut pas se dédire quelques lignes plus bas. Mais parfois, il devrait réfléchir deux fois.

On aime

  • Le prix, doux compte tenu de l’équipement
  • La ligne : belle et pure, sans recours à aucun artifice
  • L’espace au rang arrière et les dossiers inclinables

On regrette

  • Ce CRDi 136 manque de nerf, la boîte robotisée aussi
  • Plaisir de voyager en famille oui, plaisir de conduire non
  • Les jantes de 19 pouces dégradent le confort

 

 

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