Essai Mazda 3 restylée (2017) : notre avis sur la Mazda 3 à essence
habillage
banniere_haut

Essai Mazda 3 restylée (2017) : notre avis sur la Mazda 3 à essence

Après avoir accueilli un inédit diesel de 105 ch, la Mazda 3 enchaîne avec un léger restylage. Voilà l'occasion de reprendre en main son originale version à essence de 120 ch, nantie d'un «gros» 2.0 à quatre cylindres sans turbo. Unique chez les compactes 100% thermiques !

Publié le Mis à jour le

La Mazda 3 restylée a été commercialisée fin 2016. Cette version 2.0 à essence de 120 ch démarre au prix de 23 500 €, soit 2 000 € de moins que le diesel 105 ch.

T.Antoine/ACE Team

MAZDA Mazda 3 2.0 Skyactiv-G 120

  • - Moteur : Essence
  • - Puissance: 6 ch
  • - Lancement : Novembre 2016
  • - A partir de 23 500 €
  • - Ni bonus ni malus

Les alliances entre constructeurs nous font vivre une drôle d’époque, vraiment. Aujourd’hui, un Dacia Duster partage son diesel avec une Mercedes Classe A, la nouvelle Citroën Mehari est un ersatz de Bolloré Bluecar, et notre Twingo nationale (fabriquée en Slovénie) reste la copie d’une Smart… construite en France.

Mazda 3 2017 Dynamique vue arrière droite

La Mazda 3 à essence emploie un moteur 2.0 atmosphérique décliné en deux niveaux de puissance : 120 ch ou 165 ch. Ici à l'essai, la version 120 ch peut recevoir une boîte automatique à six rapports (+ 2 000 €).

 

Une course aux économies d’échelle peu appréciée chez Mazda, qui conserve ses propres moteurs, ses propres boîtes de vitesses, et ses propres façons de les concevoir. Résultat ? Quand les dernières compactes à essence de 120 ch dépassent rarement trois cylindres et 1.0 de cylindrée (VW Golf et Audi A3 1.0 TFSI 110, Ford Focus 1.0 EcoBoost 125, Hyundai i30 1.0 T-GDi 120...), la Mazda 3 reste fidèle à un 2.0 l à 4 cylindres sans turbo, même sur cette version restylée.

 

Vraiment restylée, la Mazda 3 «2017» ?

La Mazda 3 restylée adore visiblement les devinettes. Il faut un œil de lynx pour repérer la nouvelle forme de sa calandre, une connaissance aigüe de l’ancien modèle pour déceler ses entourages d’antibrouillards modifiés, voire un souci maladif du détail pour détecter le changement d’habillage autour des lève-vitres.

Mazda 3 Dynamique 2017 gris calandre
Mazda 3 Dynamique 2017 poste de conduite

Les évolutions prennent du relief sur le plan technique (suspension et cales de barres antiroulis assouplies, insonorisation renforcée au niveau des portières et du tunnel central), comme en matière de dotation qui accueille de nouveaux équipements de série.

 

Concurrence et prix Mazda 3 Skyactiv-G 120

La Mazda 3 n’est pas, loin s’en faut, la berline compacte la moins chère du marché. Un petit 1.5 D 105 (lire notre essai) a certes rejoint le 2.2 D 150 il y a quelques mois, mais la gamme à essence a fait chemin inverse en supprimant le 1.5 de 100 ch (vendu dès 20 700 €).

A 23 500 € minimum, notre Mazda 3 2.0 120 ch d’essai démarre même légèrement plus haut que ses rivales directes : une Peugeot 308 PureTech 110 débute dès 22 900 €, une Renault Mégane TCe 130 dès 23 400 €, et une VW Golf TSI 110 dès 22 140 € grâce à son modeste niveau d’équipement Trendline.

Mazda 3 2017 Dynamique gris vue avant gauche

Une finition d’appel justement refusée par la Mazda 3, qui justifie son tarif par une dotation très généreuse : navigation GPS, radar de recul et sièges chauffants sont notamment livrés d’office dès le premier niveau Elégance (voir cascade d’équipements en page 2).

Depuis le restylage, la Mazda 3 Elégance s’enrichit même du frein à main électrique et d’un radar anti-collision plus évolué (il sait désormais détecter les piétons, et fonctionne jusqu’à 80 km/h au lieu de 30 km/h auparavant), ajoute le volant chauffant et la reconnaissance des panneaux en niveau Dynamique, puis une batterie d’alerte (anti-somnolence, anti-collision en marche arrière…) en Sélection. Tout un programme !

 

Au volant de la Mazda 3 Skyactiv-G 120

Mazda 3 Dynamique 2017 compteurs

En bonne Mazda, la 3 accueille son conducteur dans un environnement empreint de dynamisme : assise basse, levier de vitesses court, instrumentation à grand compte-tours central. Pourtant ? Au quotidien, la japonaise devient une «petite douceur» bien éloignée de la contraignante sportive…

Les suspensions absorbent d’abord les bosses avec moelleux, malgré les grandes roues de 18 pouces de la finition Dynamique essayée. Les commandes demeurent douces et tombent parfaitement sous la main. Quant au moteur, il rappelle le temps des moteurs à essence atmosphériques, toujours plus aimables que les trois cylindres turbocompressés dans certaines situations de conduite.

Mazda 3 2017 Dynamique gris sur route arrière droit

Ainsi, passé ses légers à-coups lors des évolutions près du ralenti, le «gros» 2.0 atmosphérique séduit : aucun creux ni vibrations à très bas régimes, belle vivacité à mi-régime qui donne l’envie de grimper plus haut. Sans oublier le Stop & Start, très discret, qui sert l’agrément en ville à défaut d’exalter la sobriété : comptez plus de 8,5 l/100 km sur parcours exclusivement urbain.

Très agréable au quotidien, le 2.0 de 120 ch impose certaines habitudes que les utilisateurs de moteurs turbocompressés avaient sans doute perdu...

Très agréable à mener au quotidien, le 2.0 120 ch impose toutefois certaines habitudes que les utilisateurs de moteurs turbo -essence ou diesel- avaient sans doute perdu… Avec son pic de couple situé à 4 000 tr/min (contre 1 500 tr/min en moyenne pour les blocs suralimentés), la Mazda 3 2.0 120 ch impose de descendre plusieurs rapports lors d’un besoin de puissance, ou pour maintenir son rythme dans une longue rampe d’autoroute quand la voiture est chargée.

Mazda 3 2017 Dynamique gris sur route avant droit

Cela ne pose pas de problème en soi (la commande de boîte est agréable et le moteur ne braille pas à haut régime), mais il faut réintégrer les réflexes de cette conduite «à l’ancienne» qui, heureusement, ne grève pas trop l’appétit en carburant.

Guère impressionnante à vitesse stabilisée (à 130 km/h, la Mazda 3 sirote plus de 8 l aux 100 km), la consommation grimpe moins vite que celle des moteurs « downsizés » lors d’une conduite dynamique. Chaque technologie conserve donc son avantage selon le parcours emprunté… et l’humeur du conducteur.

 

A bord de la Mazda 3 "2017"

Mazda 3 Dynamique 2017 planche de bord
La Mazda 3 est ici photographiée en finition intermédiaire Dynamique à 25 300 €. Certains ajustements imprécis dérangeront les maniaques, mais la planche de bord procure une bonne impression de qualité.
Mazda 3 Dynamique 2017 écran tactile GPS
L'écran tactile de 7 pouces intègre la navigation GPS dès le premier niveau Elégance.
Mazda 3 Dynamique 2017 molette GPS
L'arrivée du frein à main électrique dégage de l'espace pour un porte-gobelets à cache coulissant.
Mazda 3 Dynamique 2017 affichage tête-haute
Ultimes bonifications à bord : des bacs de portes bien plus spacieux, et un affichage tête-haute désormais en couleur
Mazda 3 Dynamique 2017 coffre
Annoncé à 364 l en cinq places, le volume de coffre reste inférieur aux rivales et fait le minimum question modularité.
Mazda 3 Dynamique 2017 banquette
Pour un modèle de 4,48 m de long, l'espace arrière ne bat pas de records. Mais les passagers latéraux restent bien accueillis.
Mazda 3 Dynamique 2017 sièges avant
Les sièges avant chauffants sont livrés d'office. En revanche, la sellerie cuir noire (ou blanche à 150 €) impose la finition haute Selection.

 


Bilan de l’essai Mazda 3 2.0 120 ch

Timide sur le plan esthétique, le restylage de la Mazda 3 le reste à l’épreuve de la route. Les bonifications se jouent sur des détails (dotation un peu plus riche, rangements plus spacieux à l’avant, confort encore plus moelleux) mais restent «tout bénéfice» : les tarifs n’augmentent pas d’un centime !

Dans ce segment, la 3 à essence reste enfin la seule à employer un moteur à quatre cylindres dénué de turbo, agréable au quotidien et qui servira la quête d’originalité de l’acheteur Mazda, généralement blasé du commun des automobiles. Un choix de spécialistes.

Mazda 3 2017 Dynamique gris sur route pleine face

On aime

  • Le moteur, doux et souple
  • Le confort soigné
  • La dotation riche dès le premier niveau d’équipement

On regrette

  • Les relances timides en sixième
  • Les bruits d’air et de roulement à 130 km/h
  • Le rapport habitabilité/encombrement
Étiquettes
Soyez le premier à réagir
Envoi en cours
noeljuradoubs149 Le 11/02/2017 - 22:52
réponse à Bruno du 13 ayant 65 ans,et ayant eu la chance de rouler avec pratiquement la plus part des marques,aussi bien essence que diesel,+divers motos depuis 1967,je peux vous dire que votre moteur Peugeot THP ne fera jamais 200 ou 300.000 kms sans de GROS SOUCIS,alors que le 2L Mazda lui le fera sans problème,et aussi avec un coût d'entretien NETTEMENT moindre que les véhicules actuels,qui ont tous des soucis de(vanne EGR,Turbo,volant moteur bi-masse,Injection haute pression,Injecteurs très fragiles,Pompe injection,Rampe commune,Débimètre,Fap etc...,alors soyons honnête et reconnaissez des faits bien établis. Merci Bien cordialement. J-N
damien.buot180 Le 28/01/2017 - 18:49
L'intérêt c'est d'avoir un moteur qui reprend avec une belle rondeur en étant très bas dans les tours (sur les premiers rapports), agréable en ville notamment. Effectivement moins de couple à bas régime donc les petits turbos peuvent l'enrhumer au feu rouge mais en étant bien dans les tours elle a de la pêche et le moteur a une sonorité pas désagréable. Dernier point: 6,5 l /100 km habitant en Région Parisienne, après plus de 18000 km.
damien.buot180 Le 28/01/2017 - 18:42
Avec le radar de recul ce n'est pas en ce qui me concerne un problème (pas le moindre bobo en 2 ans et demi). Un radar de recul avant sur la finition Elegance aurait été top car long capot :)
Voir tous les commentaires (10)