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Essai McLaren 600 LT Spider : don du ciel

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McLaren poursuit son extension. Au menu 2019, cette 600 LT Spider et la Speedtail.

La McLaren 600 LT enlève le haut pour faire entrer le soleil dans son habitacle. Voilà une vraie divinité : les mêmes super talents que Coupé, mais 600 ch encore plus grisants à dompter.

Page 1Essai McLaren 600 LT Spider : don du ciel 

La course automobile, McLaren a ça dans le sang depuis les années 60 et son ADN de la compétition se reflète à travers la fabuleuse Senna, mais aussi les versions LT (pour Long Tail, longue queue en français). C’est le cas de la 600 LT lancée en 2018 et désormais déclinée en version découvrable Spider.

McLaren est aujourd’hui le constructeur qui combat le plus le poids à bord de ses voitures et la marque peut reprendre sans mal à son compte la devise « light is right » de Colin Chapman, le créateur de la firme Lotus. La 600 LT Spider est le meilleur exemple de cette chasse aux kilos avec seulement 1 297 kg à sec (1 404 tous pleins faits). Ferrari et Lamborghini ne peuvent en dire autant.

Ligne ultra-basse, aileron mobile et carrosserie taillée pour l'aérodynamique : la 600 LT Spider y ajoute le charme de la conduite à ciel ouvert.
Ligne ultra-basse, aileron mobile et carrosserie taillée pour l'aérodynamique : la 600 LT Spider y ajoute le charme de la conduite à ciel ouvert.

Par rapport au coupé, la 600 LT Spider embarque 50 kg de plus, ce qui est peu compte tenu de l’installation d’un toit escamotable avec son accastillage électrique et hydraulique, ainsi que de la pose d’une vitre électrique derrière les sièges qui sert de coupe-vent mais pas seulement, on le verra.  La coque en carbone très rigide d’origine a permis de minimiser les renforts, notamment au niveau de la baie de pare-brise.
 

Poids léger au prix fort

Par rapport à la 675 LT Spider à laquelle elle succède et qui était déjà légère, la 600 LT Spider gagne 100 kg mais le poids annoncé correspond à la version dotée des équipements les plus allégées, tous en options : sièges carbone Racing (- 21 kg, 6 530 €), jantes en alliage forgées ultra-légères (- 17 kg, 5 340 €), éléments en carbone sur la carrosserie (- 7 kg, 770 €) pour ne citer qu’eux. L’ensemble fait grimper la facture, mais en matière de super sportive le tarif est rarement un problème.

Pour afficher son poids d’athlète, la McLaren se passe aussi d’équipements de série que l’on peut retirer gratuitement : climatisation (-12,6 kg) et système audio-GPS (- 3,3 kg) par exemple. Enfin, l’aérodynamique est très peu impactée en dépit de la partie haute redessinée pour accueillir le toit et son articulation : la Spider conserve 100 kg d’appui à 250 km/h comme pour le coupé.
 

Au volant de la 600 LT Spider

Il faut 15 secondes pour ranger le toit et la manœuvre peut se faire jusqu’à 40 km/h. Le parcours routier permet d’apprécier la conduite cheveux au vent, même si les turbulences à bord sont assez nombreuses passée la vitesse de 100 km/h. Le toit rangé permet en tous cas de profiter pleinement de la sonorité des échappements situés sur le dos de la voiture. Quelle claque à chaque changement de rapport ! A noter qu’avec le toit en place, il suffit d’abaisser la vitre arrière pour profiter du concert rocailleux du V8. Sympa !

Sur la route la docilité de la 600 LT est étonnante grâce à la progressivité du puissant couple (620 Nm). L’anglaise se mène du bout des doigts, se place au millimètre et son confort est acceptable puisque la suspension n’est pas casse dos comme d’autres sportives de cette trempe.

mclaren 600 LT spider

Lorsque l’on devient pressant sur l’accélérateur, la furie se déclenche. Mais là aussi tout est facilement contrôlable et la puissance du freinage rassure. On est un peu moins convaincu par la sonorité des échappements et du moteur à la longue : ça gronde fort mais ce n’est pas très mélodieux. Cette fusée cabriolet ne perd quasiment rien en performances par rapport au coupé : le 0 à 100 km/h est exécuté dans le même chrono expéditif de 2,9 s, le 0 à 200 km/h lâche peu (8,4 s au lieu de 8,2 s) et la vitesse maxi ne changera rien aux sensations (324 km/h au lieu de 328…).

Pour prendre toute la mesure de la 600 LT Spider, direction Phoenix et son Arizona Motorsport Park. Sur ce tracé tourmenté, les accélérations fulgurantes entrevues sur la route s’amplifient : les 600 ch du 3.8 V8 biturbo soufflent très très fort et, moi, je retiens le mien pour encaisser la poussée fulgurante. Avec le moteur et la boite en mode Track, les passages de vitesses font le spectacle : c’est utra rapide et chaque rapport claque autant que dans une voiture de course. Grisant !

La 600 LT Spider passe de la docilité à la virilité en un claquement de doigts et elle se plaît dans cet exercice. Ses freins carbone-céramique sont ultra puissants et surtout endurants : pendant toute la session circuit, aucune variation dans la pédale de frein n’a été constaté. Au-delà de l’efficacité, ce qui réjouit le plus c’est la manière dont on fait corps avec la voiture lorsque le châssis est en mode Track.

Il suffit de regarder où on veut aller et la 600 LT Spider y va. Redoutable !

La direction à assistance électro-hydraulique (ça devient rare) offre un exact ressenti du travail des roues avant et une précision millimétrique pour optimiser trajectoire. On ressent bien les réactions du châssis au point que la 600 LT semble le prolongement de soi-même. Il suffit de regarder où on veut aller et elle y va ! En actionnant l’ESP en mode Dynamique, l’anglaise augmente son agilité et laisse quelques libertés au train arrière. C’est jubilatoire ! Dans ce mode, l’électronique laisse une belle latitude dans les rotations et très finement si on est trop optimiste. Au final, cette Spider reste aussi athlétique que le coupé, direction et baie de pare-brise ne souffrent d'aucun phénomène de torsion, mais en offrant les plaisirs du plein air pour décupler le plaisir.
 

A bord de la McLaren 600 LT Spider

Le toit rangé facilite l'accÚs à bord mais il faut un minimum de souplesse pour s'installer à bord... et surtout s'en extraire.
Le toit rangé facilite l'accès à bord mais il faut un minimum de souplesse pour s'installer à bord... et surtout s'en extraire.
Ces siÚges carbone Racing sont légers et d'un seul tenant : il n'y a pas de réglage d'inclinaison du dossier mais on fait vraiment corps avec la voiture.
Cette petite vitre de custode coupe un peu les remous d'air. La descendre permet aussi de mieux profiter de la sonorité du moteur, toit fermé.
Ces sièges carbone Racing sont légers et d'un seul tenant : il n'y a pas de réglage d'inclinaison du dossier mais on fait vraiment corps avec la voiture.
Pour alléger la voiture, le systÚme multimdia-GPS peut passer en option négative. Gain de poids : 3,3 kg
La 600 LT présente une finition soignée avec Alcantara, carbone et instrumentation digitale, mais les options sont nombreuses.
Pour alléger la voiture, le système multimédia-GPS peut passer en option négative. Gain de poids : 3,3 kg

 

 

Prix et concurrence McLaren 600 LT Spider

La 600 LT Spider est facturée 252 000 €, c’est 20 000 € de plus que le coupé. Mais avec les nombreuses options, le tarif peut flirter avec les 300 000 €. Sur ce point, McLaren est gourmand mais la concurrence évolue à la même altitude : 251 071 € pour la Ferrari 488 Spider (670 ch) sa rivale la plus proche. Avec leur V10 (mélodieux !) et leur quatre roues motrices, les Lamborghini Huracan LP 610-4 Spyder (610 ch /223 740 €) et Audi R8 Spyder (620 ch / tarif non connu en version restylée) jouent un registre différent. Enfin, Porsche ne vient pas ici puisque sa 911 GT3 n’a jamais été décliné en cabriolet. Mais la nouvelle génération type 992 pourrait y succomber.

 

Bilan essai McLaren 600 LT Spider

mclaren 600 LT spider

Cette 600 LT Spider grimpe au sommet des supercars découvrables par ses prestations, son charisme et le plaisir procuré sur circuit. Pour les sorties Clubs auxquelles elle se destine, l’anglaise sera un outil redoutable. Le plaisir cheveux au vent ne lâche pas un pouce de sportivité par rapport au coupé, donc autant craquer pour cette version divine Spider. Ferrari et Lamborghini ne disent pas merci au ciel.
 

On aime

  • Une vraie pistarde !
  • Sensation et facilité de prise en main
  • Châssis de très haut niveau
  • Plaisir du Spider et performances préservées

 

On regrette

  • Sonorité à parfaire
  • Remous d’air vite envahissants
  • Beaucoup d’options
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