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Essai McLaren Senna : c'est plus fort que toi !

Page 2Essai McLaren Senna : c'est plus fort que toi ! 

McLaren Senna
McLaren Senna

Radicale voire bestiale au premier abord, la Senna devient intimidante lorsque l’on sait que l’on va en prendre le volant. Direction la Hongrie, et le tracé F1 Hungaroring pour quelques tours de circuit. Combinaison, casque intégral, hans, les équipements exigés sont dignes d’une voiture de course, et l’on comprend vite pourquoi. Les sensations de conduite s’apparentent réellement à celles d’une voiture de compétition, la puissance du freinage est comparable à celui d’une GT3, c’est dire !

C’est peut-être la sensation la plus forte de cette auto. En bout de ligne droite (à plus de 250 km/h) avant une épingle abordée en deuxième, l’auto vous projette en avant, votre corps s’enfonce dans le baquet (pourtant très bien dessiné), et les harnais vous pressent le thorax. Votre corps est mis à rude épreuve, d’autant que la Senna nécessite une grosse pression sur la pédale. Mais le résultat est là : elle s'immobilise de 200 à 0 km/h en 100 mètres ! La Senna peut compter sur ses énormes freins en carbone/céramique dont le diamètre des disques est identique aux quatre roues (390 mm) et son imposant aileron en guise d’aérofrein. La stabilité lors des gros freinages est impressionnante.

McLaren Senna
McLaren Senna

La poussée du moteur vous comprime dans le baquet dans un râle presque assourdissant

Le tracé serré d’Hungaroring met en avant la vivacité du châssis. Le train avant est redoutable d’efficacité. La direction, ultra-précise, répond à la moindre impulsion et l’assistance électro-hydraulique communique chaque grain du revêtement. Le conducteur est ainsi connecté en temps réel pour mesurer le niveau de grip de la piste. Un grip qui semble sans limite tant l’auto est imperturbable et paraît insensible aux transferts de charge… ou presque.

McLaren Senna
McLaren Senna

À l’inverse des gros freinages, la remise des gaz doit se faire en douceur. Il est préférable d’avoir le volant dans l’axe avant de laisser les turbos souffler totalement. Dès 3 000 tr/min, les pneus arrière (Pirelli P Zero Trofeo R spécifiques) ont pour mission de transmettre 700 Nm au sol. Ce « conseil d’ami » bien compris, les relances n'ent sont que plus jouissives. La poussée du moteur vous comprime dans le baquet dans un râle presque assourdissant, les rapports s’enchaînent à la vitesse de l’éclair et le compteur n’arrête plus de s’affoler… jusqu’au prochain gros freinage. C'est parti pour un nouveau tour de manège.


Bilan essai McLaren Senna

McLaren Senna
McLaren Senna

Essayer une McLaren Senna est un moment unique. Accélérations phénoménales, freinage surpuissant, grip ultra-élevé, il s’agit véritablement d’une voiture de course à peine déguisée. Mais ce joujou se mérite. Malgré sa facilité de prise en main, quelques tours de circuit ne suffisent pas à en cerner le potentiel et encore moins d’en tutoyer les limites, que même la physique semble ignorer. Il faut l’avouer, la Senna a été plus forte que moi.

 

On aime

  • Les performances hors du commun
  • La puissance du freinage
  • L'efficacité diabolique

 

On regrette

  • Solides notions de pilotage conseillées
  • Toutes vendues
  • On cherche encore

 

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