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Essai Mini Cooper SE 2019 : premier avis sur la Mini électrique

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Essai Mini cooper SE électrique
La Mini Cooper SE sera lancée au début de 2020 en seule version 3 portes, à un tarif encore inconnu.

Mini s'apprête enfin à lancer en 2019 son premier modèle 100 % électrique. La Cooper SE sera assemblée avec les autres modèles de la gamme sur les chaînes de l'usine d'Oxford. Elle reprend le moteur de la BMW i3 et semble très prometteuse après notre premier galop d'essai en avant-première.

Voiture à l'essai : Mini Mini Cooper SE

  • Moteur Electrique | Puissance : 184 ch
  • Lancement : janvier 2020
6 000 € de bonus

Page 1Essai Mini Cooper SE 2019 : premier avis sur la Mini électrique 

Cela fait longtemps que Mini travaille à proposer une version électrique de sa citadine iconique. La marque avait déjà présenté un premier modèle (Mini E) en 2008 mais il s’agissait de prototypes (600 en test) dans le cadre du développement du programme BMW i, sans commercialisation prévue. Les choses se sont un peu précisées avec l’Electric Concept de 2017 qui préfigurait la version de série promise pour la fin de cette année, celle-là même dont nous avons pu prendre brièvement le volant d’une pré-série camouflée sur la piste d’essai de BMW de Maisach (Bavière). La Mini Cooper SE, c’est son nom, reprend le groupe motopropulseur de l’i3s, mais il ne s’agit pas dans ce cas d’un modèle conçu pour l’électrification.

Elle intègre le moteur allemand sous son capot, tourné à 90° et enchâssé dans une structure tubulaire réalisée par un fournisseur de cadres de BMW Motorrad, ce qui a plusieurs vertus : rigidité, sécurité mais surtout, cela facilite le montage du bloc sur la même chaîne que les autres motorisations dans l’usine d’Oxford, une première. Elle n’est prévue qu’en version 3 portes, comme notre véhicule de pré-série d’essai et ses spécificités esthétiques seront limitées aux boucliers, calandre, logos et jantes.

arriÚre mini cooper se électrique
Nous avons pu prendre brièvement le volant d'une pré-série camouflée sur la piste d'essai de BMW de Maisach (Bavière).

 

Au volant de la Mini Cooper SE

Parfaitement intégrées sous la banquette arrière et le tunnel entre les sièges avant, les 96 cellules de batteries (le fournisseur est le chinois CATL) réparties en forme de T offrent une capacité de 33 kWh (brute)/29 kWh (nominale), soit 92 Ah (94 dans l’i3 de base) pour une autonomie que l’on peut estimer autour de 230 km maximum. Concernant la recharge, logée dans la trappe à carburant, 40 minutes suffisent à atteindre 80 % de charge sur une prise rapide (3 heures avec une prise standard).

On estime l'autonomie à 230 km maximum

Inévitablement, le poids est impacté par les batteries embarquées ici :
130 kg supplémentaires (1 350 kg en tout) et une répartition qui évolue légèrement avec 54 % sur le train avant. Les suspensions ont été revues en conséquence et gagnent des roulements pivotants spécifiques, un léger carrossage négatif de -0,5° à l’avant et un réglage ressort/amortisseur spécifique à l’arrière. Un triangle spécifique vient également rigidifier l’essieu avant. L’auto est rehaussée de 1,5 cm pour laisser la garde au sol nécessaire avec les batteries sous la caisse. Voilà pour la théorie.

Nicolas Valeano dans la mini cooper se électrique
Avec 184 ch et malgré 130 kg de plus sur la balance, la Mini Cooper SE offre une bonne vivacité.

Le levier de vitesse sur D, notre Mini s’élance dans un silence complet. Le son artificiel sous 30 km/h voulu par la future règle européenne AVAS n’est pas encore implémenté sur notre modèle d’essai. Vive et agréable, forte de ses 184 ch comme la BMW i3s, la Mini demandera entre 7 et 8 s pour passer de 0 à 100 km/h, ce qui la situe entre une Mini Cooper S essence et une i3s. Le couple de 270 Nm est aussi identique à la i3s, passant ici par les roues avant. Grâce à une fine gestion à l’accélération, même sur notre aire mouillée de test, elle accélère fort et sans aucun patinage. Vive mais douce, la Mini électrique semble mettre un point d’honneur à offrir une conduite dans l’esprit de la marque. Plusieurs modes de conduite seront d’ailleurs au programme, comme sur les versions thermiques. Au volant, la sensation de poids n’est pas trop flagrante alors que l’auto reste maniable lors des quelques slaloms que nous avons pu faire et même, amusante en virage, capable de léger survirage au lever de pied. La direction directe et la compacité de la Mini font le reste pour assurer une maniabilité plaisante malgré son embonpoint.

Vive mais douce, la Mini électrique semble mettre un point d’honneur à offrir une conduite dans l’esprit de la marque

Par défaut, c’est le mode de régénération le plus fort qui est en place. Il autorise une décélération de 0,19 G pour 0,11 G pour l’autre mode disponible. Par comparaison, l’i3 atteint 0,16 G et la Leaf, 0,2 G. Les ingénieurs de Mini expliquent que leur solution est le meilleur compromis, avec une gestion mieux maîtrisée au lever de pied à n'importe quelle vitesse. La sensation de décélération est assez douce et on peut aussi atteindre l’arrêt complet au lever de pied. Mais, a contrario de la solution embarquée dans la Leaf, le système ne fait pas appel aux freins pour compléter l’arrêt.

Le bouclier avant légÚrement bombé (+ 1 à 2 cm) inclut une calandre spécifique (jaune ou plus discrÚte, au choix) et en profite pour améliorer ses performances en choc piéton.
Le bouclier avant légèrement bombé (+ 1 à 2 cm) inclut une calandre spécifique (jaune ou plus discrète, au choix) et en profite pour améliorer ses performances en choc piéton.

 

 

Prix de la Mini Cooper SE

« Raisonnable » : voilà la réponse des responsables de chez Mini lorsque nous leur avons posé la question du prix de cette future version électrique. Il est vrai que nous sommes encore loin de la commercialisation avec un lancement début 2020 en France, pour un début de production programmé pour novembre. Difficile dès lors de deviner le tarif de la petite anglaise zéro émission, même si l’on sait que son niveau d’équipement sera celui de la Mini Cooper S. Sachant qu’une i3 débute à près de 40 000 € et que la gamme Mini oscille entre
20 000 et 30 000 € pour ses modèles de cœur de gamme, on peut supposer qu’un tarif autour des 30 000 à 35 000 € serait envisageable. Mais ce sont les responsables financiers et le service marketing de Mini qui auront le dernier mot...

 

Concurrence de la Mini Cooper SE

Difficile de trouver une concurrente directe à cette Mini électrique. Bien plus polyvalente et plus premium qu’une Smart électrique (Fortwo ou Forfour) qui est sa meilleure concurrente pour un usage citadin, elle lui opposera un supplément de confort et d’autonomie non négligeable. Face à sa cousine technique la BMW i3s aux performances comparables, la Mini reste plus limitée en habitabilité, tandis que la BMW est aussi plus raffinée et originale, avec sa conception et son design uniques pour en faire un modèle électrique spécifique.

Nissan Leaf
BMW i3s
Nissan Leaf
Kia Soul EV
Renault Zoé
Kia Soul EV

Devant des modèles moins huppés comme les Volkswagen e-up! et Renault Zoe, la Mini garde pour atout majeur sa qualité de présentation et son image très chic. C’est aussi le cas face à la Nissan Leaf, mais cette dernière peut faire valoir une bien meilleure habitabilité pour un usage plus familial. Mentionnons enfin ici aussi la Kia Soul EV dont la deuxième génération était présentée au dernier salon de Los Angeles, attendue au printemps ici, puissante (204 ch) et forte d’une très grande autonomie (452 km) dans sa version haute.

 

Bilan de l’essai de la Mini Cooper SE

Prometteuse, sans aucun doute, la petite Mini devenue électrique reste fidèle à l’esprit de la marque tout en devenant une citadine exemplaire. Avec une autonomie logiquement autour des 230 km assortie d'un habitacle et d'un volume de coffre préservés, elle s’adaptera aussi aux petites escapades pour profiter de son comportement ludique. Reste à connaître le tarif de cette nouvelle offre qui arrivera en 2020 dans un marché de plus en plus compétitif. Nous en saurons peut-être plus lors de sa première mondiale annoncée pour le salon de Francfort à la rentrée.

 

On aime

  • Vivacité
  • Comportement toujours amusant
  • Habitabilité et coffre préservés

 

On regrette

  • Poids
  • Design sage, loin du concept
  • Quid du tarif ?

 

 

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