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Essai Nissan Qashqai ProPilot : j'ai testé sa conduite semi-autonome

Nissan Qashqai Drive Edition dCi 130 Xtronic (2018)
Doté d'un système de conduite semi-autonome, le Nissan Qashqai Drive Edition dCi 130 Xtronic est d'ores et déjà disponible, pour un prix unique fixé à 35 500 €.

Apparu en 2018 avec la Leaf 2, le système de conduite semi-autonome ProPilot de Nissan rejoint la gamme Qashqai. Voici notre essai sur voies rapides, terrain de prédilection de ces aides à la conduite qui se généralisent.

Voiture à l'essai : Nissan Qashqai 1.6 dCi 130ch Drive Edition Xtronic

À partir de
35 500 €
60 € de malus

Page 1Essai Nissan Qashqai ProPilot : j'ai testé sa conduite semi-autonome 

Contrôler l’accélération, le freinage et la direction : voilà la base des commandes d’une automobile, dont le conducteur se voit progressivement délesté pour laisser place à des assistances de plus en plus avancées, en attendant une conduite réellement autonome. Aujourd’hui, dans le cadre législatif, seul un niveau 2 d’autonomie est autorisé, le conducteur devant garder en permanence le contrôle du véhicule, les mains sur le volant. Mais avec un régulateur adaptatif avec fonction de conduite dans les bouchons, il n’a presque plus besoin de toucher aux pédales. C’est le schéma reproduit par Nissan sous le vocable ProPilot, avec un régulateur de vitesse adaptatif et une direction active pour le maintien dans la file de circulation. Un système qu’intègre le best-seller de Nissan, le Qashqai, après la Leaf 2. Et après nombre d’autres constructeurs.

 

Prix Qashqai Drive Edition dCi 130 Xtronic

Nissan Qashqai Drive Edition dCi 130 Xtronic (2018)

Le système ProPilot n’est proposé que dans le cadre d’une série spéciale nommée Drive Edition et reconnaissable à ses badges apposés sur les montants de custodes et le volant. À 35 500 €, son tarif est exactement identique à celui de la version Tekna, soit 2 100 € de plus que la version N-Connecta, la plus vendue. Uniquement disponible avec le moteur dCi 130 et la boîte à variation continue Xtronic, un duo plaisant sur ce véhicule, la Drive Edition inclut donc le système ProPilot avec régulateur de vitesse adaptatif, aide au maintien dans la voie, assistant de conduite en embouteillage et prévention de franchissement de ligne. On y trouve aussi de série le pack Sécurité Plus (détection de fatigue du conducteur, d’angles morts, alerte anti-collision et stationnement dit intelligent), des barres de toit, un toit panoramique, des jantes en alliage de 19 pouces et des feux de route à LED directionnels. De quoi largement justifier le supplément demandé.

 

Au volant du Nissan Qashqai ProPilot

Nissan Qashqai Drive Edition dCi 130 Xtronic (2018)

Alors que souvent, ces aides à la conduite imposent de passer par plusieurs touches de commande pour être mises en fonction, Nissan a choisi de simplifier la vie de ses clients en concentrant la mise en marche via un seul bouton clairement marqué en bleu sur le volant, qui active à la fois le régulateur adaptatif et le suivi de file. Reste à régler la vitesse voulue et, le cas échéant, la distance avec le véhicule précédent et le système est prêt à entrer en action. Après quelques secondes, les icônes représentant en vert un volant et les bandes latérales de la route confirment son bon fonctionnement.

Nissan Qashqai Drive Edition dCi 130 Xtronic (2018)
Doux et rassurant, le ProPilot du Nissan Qashqai aide à une conduite sereine, à condition de bien comprendre qu'il s'agit d'une aide à la conduite, pas d'un pilote automatique.

Un fonctionnement qui convainc, les ingénieurs de la marque et ses fournisseurs (que le constructeur ne cite pas) ayant choisi un réglage accompagnant de manière proactive la conduite, pour rester en douceur bien dans sa file, contrairement à d’autres qui voient ce système comme un aide corrective en cas de dérive de trajectoire. Mais si on lâche le volant plus de huit secondes, la sentence est implacable : des bips de plus en plus intenses retentissent, suivis de coups de frein puis d’un arrêt complet en feux de détresse (mais pas encore d’appel d’urgence automatique…).

Nissan Qashqai Drive Edition dCi 130 Xtronic (2018)

Pour la conduite dans les bouchons jusqu’à l’arrêt complet, pas de souci, le système est assez doux et il anticipe bien les gros ralentissements. L’auto repart automatiquement si l’arrêt dure moins de trois secondes ou sinon, d’une pichenette sur la pédale d’accélérateur ou sur la touche « RES ». Reste que l’ensemble est sensible aux moindres changements de marquage au sol et aux virages un peu appuyés (0,2 g maximum) et il se déconnecte alors plus facilement que d’autres systèmes. Chez Nissan, on est resté prudent. Et simple : le ProPilot n’intègre pas les fonctionnalités un peu plus sophistiquées de certains concurrents, même généralistes, comme le suivi du placement du véhicule précédent (pour laisser la place à des motos par exemple), l’adaptation automatique aux limitations de vitesse ou le lien avec le GPS pour mieux s’adapter à la topographie.

 

A bord du Nissan Qashqai Drive Edition

Nissan Qashqai Drive Edition dCi 130 Xtronic (2018)
Les commandes du ProPilot sont regroupées sur la branche droite du volant. Le bouton qui l'enclenche se reconnaît facilement avec son logo bleu. Il faudra alors régler la vitesse souhaitée et c'est parti pour la conduite assistée.
Nissan Qashqai Drive Edition dCi 130 Xtronic (2018)
Les mains doivent toujours rester sur le volant, surveillé par un capteur de micro-mouvements qui saura quand vous l'aurez lâché.
Nissan Qashqai Drive Edition dCi 130 Xtronic (2018)
La fenêtre à affichage couleur entre les compteurs confirme l'activation du système. Volant et lignes latérales en vert : c'est tout bon.
Nissan Qashqai Drive Edition dCi 130 Xtronic (2018)
La série spéciale Drive Edition se reconnaît à ses badges...
Nissan Qashqai Drive Edition dCi 130 Xtronic (2018)
... spécifiques apposés sur les montants arrière et sur le volant.

 

Concurrence du Nissan Qashqai ProPilot

Peugeot 3008
Renault Kadjar
Peugeot 3008

Concurrent évident et cousin du Qashqai, le Renault Kadjar ne bénéficie pas d’un tel système, ni même d’un régulateur adaptatif, ce qui devrait être résolu - espérons-le - avec son restylage attendu cet automne. L’autre star du marché des SUV compacts, le Peugeot 3008, est équipé d’un régulateur adaptatif et d’un système qui corrige des écarts de trajectoire lorsque la voiture se rapproche d’une ligne blanche ou la franchit, mais sans prétendre guider en permanence l’auto dans sa file comme le fait la japonaise. Il ajoute une gestion de la conduite dans les bouchons, tout comme le Volkswagen Tiguan, tandis que le prochain grand rival arrivant sur le marché, le Citroën C5 Aircross, sera doté d’un équipement complet. Les modèles des marques premiums sont quant à eux à peu près tous équipés des solutions dernier cri.

Volkswagen Tiguan
Citroën C5 Aircross
Volkswagen Tiguan

 

Bilan essai du Nissan Qashqai Drive Edition

Nissan Qashqai Drive Edition dCi 130 Xtronic (2018)

Arrivé tardivement dans la gamme du constructeur japonais, son système de conduite semi-autonome coche les bonnes cases et propose un usage simple et efficace visant à convaincre tous les conducteurs, même les moins technophiles. Une démarche de bon sens, alors que nombre d’usagers ne sont guère familiers des possibilités offertes par leurs véhicules. Encore limité à une seule version de Qashqai, ce système est loin d’être démocratisé dans la gamme. Il offre pourtant au quotidien un confort d’usage et une sécurité fort appréciables pour le conducteur. Mais son usage devrait s’étendre : prochain modèle programmé pour recevoir le ProPilot, le X-Trail.

On aime

  • Assistance à la conduite bien pensée
  • Commandes très simples
  • Système efficace

On regrette

  • Le système se déconnecte souvent
  • Pas de fonctionnalités avancées
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