Essai Subaru Impreza (2018)
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Essai Subaru Impreza (2018) : l'honnêteté ne paie plus

Par Xavier Chimits
Publié le Mis à jour le

Définition unique pour la Subaru Impreza n°5 : 1.6 essence atmo 114 ch, transmission intégrale et boîte CVT. Disponible en France en février 2018, elle débute à 23 990 €.

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SUBARU Impreza 1.6i 114ch Access

  • - Moteur : Essence
  • - Puissance: 114 ch
  • - Lancement : Décembre 2017
  • - A partir de 23 990 €
  • - 1050 € de malus.
Subaru Impreza (2018)
Son nouveau châssis constitue le point fort de la Subaru Impreza n°5 : elle vire à plat, se place avec vivacité et précision, tout en restant confortable.

Avec sa nouvelle plateforme, légère et rigide, l’Impreza adore les virages : elle s’engage sans hésiter, pose ses roues au point visé, vire à plat, et sa transmission intégrale permanente veille sur la fluidité du mouvement en répartissant le couple entre ses quatre roues pour garantir une accélération linéaire en sortie de courbe. Trois mots suffisent à décrire son comportement : stabilité, efficacité, et douceur puisque l’Impreza au centre de gravité bas n’a pas besoin de durcir ses suspensions pour résister à la tentation du roulis.

 

Le moteur manque de générosité…

Subaru Impreza (2018)

Mais son talent bute sur deux limites. Le moteur essence atmosphérique 1.6 114 ch est trop faible en couple (150 Nm) pour suivre la cadence. Une boîte à variateur, spécialité japonaise (Nissan, Honda, Subaru), c’est parfait en ville, mais irritant pour qui veut hausser le ton sur parcours routier, voire simplement entreprendre un dépassement : accélération élastique et molle, bruit strident. Avec ces deux entraves et le poids de sa transmission automatique en sus, l’Impreza au châssis de pur-sang galope le 0-100 km au rythme d’un cheval de labour : 12,4 s… Enclenché en faisant basculer le levier de vitesses, le mode Sport n’apporte pas la solution : il accroît davantage le niveau sonore que la réactivité.

 

… sauf pour le pompiste !

Subaru Impreza (2018)

Un turbo aurait donné du punch au 1.6 essence de l’Impreza. Subaru, vertueux, s’est refusé à recourir à cet artifice qui préserve la consommation officielle mais la dégrade dans la vraie vie. Résultat, double pleine. L’impreza peine à la relance sur les parcours sinueux à forte déclivité : tel est pourtant le profil routier des régions montagneuses auxquelles sa transmission intégrale permanente semble la destiner. Et présente tous les arguments qui plaisent à un pompiste : moteur atmo essence, transmission intégrale, boîte automatique. Sa facture énergétique en souffre : de 6,2 à 6,8 l/100 km en cycle mixte selon la taille des pneus, de 1 050 à 2 733 € de malus.

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winston63 Le 14/11/2017 - 14:42
Remarque tout à fait pertinente. Par rapport à une compacte traction avant, le Symmetrical AWD Subaru n'apporte pas grand chose sur le sec. Par contre une vraie transmission intégrale impose sa supériorité au fur et à mesure que les conditions météo se dégradent. Tous les possesseurs de Subaru (moi y compris) le savent surtout au moment de changer de voiture (taux de renouvellement supérieur à 80 % sur le micro-marché français). La bonne formule pour cette Impreza serait de l'accoupler avec le 1.6 DIT de la Levorg et idéalement BVM6 ou CVT au choix... Mais là on s'éloigne des préoccupations commerciales de Subaru qui fait peu de cas du marché européen ! Dommage.
Bruno du 13 Le 14/11/2017 - 10:55
Jusqu'à 2733 euros de malus pour un "monstre" de 114ch et 12s4 pour le 0 à 100km/h... et un physique, disons banal. Ils sont bien optimistes chez Subaru! J'aurais aimé un comparatif sur la tenue de route le plaisir de conduite en virages, entre cette compacte à transmission intégrale, et une bonne compacte comme une 308 ou une Focus. Histoire de savoir si, hors des routes de montagne en hiver, cette transmission intégrale apporte un réel "plus".
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