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Essai Suzuki Jimny (2018) : gueule d'amour

Suzuki Jimny (2018)
La livraison du nouveau Jimny commencera en novembre 2018. Il débute au prix de 17 250 € dans une finition Avantage mal nommée : pour 700 € de plus, le label Privilège en offre bien davantage !

Le nouveau Suzuki Jimny gambade comme un cabri, se gare partout, aimante les regards avec son design décalé. Il fait envie. Terriblement. Un peu moins quand on découvre qu'il n'a plus de version découvrable. Beaucoup moins quand il avoue son malus...

Voiture à l'essai : Suzuki Jimny 1.5 VTT BVM

  • Moteur Essence | Puissance : 102 ch
  • Lancement : novembre 2018
À partir de
17 250 €
2 940 € de malus

Page 1Essai Suzuki Jimny (2018) : gueule d'amour 

Il ne faudrait jamais l’oublier. Au commencement, en 1941, était la Jeep Willys, mère de tous les 4x4. En particulier du Suzuki Jimny, puisque le premier du nom, lancé en 1970, reprenait tous ses codes : petit gabarit (3,20 m), deux portes latérales, design radical, pare-brise effaçable, capote, ridelle. Au fil des générations, le Jimny a pris un peu d’ampleur (3,70 m) et un toit, mais sans renier son héritage génétique : châssis échelle, transmission 4x4 de rigueur, boîte courte, essieux rigides, roue de secours dans le dos. De sorte qu’il a toujours regardé d’un œil froid l’explosion du marché des SUV urbains, véhicules proches de lui par la taille, très loin par l’esprit.

Suzuki Jimny (2018)

Le Jimny 4 renonce aux rondeurs de son aîné, pour revenir à la forme carrée et aux lignes taillées au fil à plomb du Samuraï : flancs droits, porte de coffre verticale.

D’ailleurs, afin que la distinction soit claire, le nouveau Jimny revient aux origines pour s’écarter davantage encore des SUV des villes. Il a réduit son gabarit : 3,43 m d’un bout à l’autre (3,65 avec roue de secours), élevé son toit (1,72 m), repris la ligne taillée à la serpe de sa génération II, baptisée Samuraï en France (1981-2003). Il a toutefois ajouté une touche ludique à sa palette de petit baroudeur dur au mal : un design rigolo, complice, libertaire, qui fait de lui le compagnon idéal pour aller faire ses courses au marché ou sur le port lors de vacances ensoleillées, comme jadis la Mini Moke à Saint-Tropez, en trouvant toujours une place où se garer grâce à son format court.

Le nouveau Suzuki Jimny ne propose qu’un seul moteur atmosphérique de 102 ch

La gamme du Jimny 2018 est vite décrite : un seul moteur, un nouveau 1.5 essence atmosphérique de 102 ch, proposé avec une BVA4 (1 700 € de plus). Pas de diesel, passe encore, Suzuki n’a jamais été spécialiste du genre. Plus regrettable est l’absence de toit découvrable ou Targa, ne serait-ce qu’en sa partie arrière. Ses aînés régnaient eux aussi sur les chemins. Mais savaient décliner une version cabriolet qui était le complément idéal de la maison de vacances : déchetterie le matin remorque aux fesses, direction plage l’après-midi avec les enfants à bord, cheveux au vent. C’est paradoxal. Jamais le Jimny n’a été aussi désirable par son design néo-rétro et décalé, jamais n’a proposé de teintes si joyeuses comme le Jaune Kaki ou un Bleu Caraïbe. Jamais donc n’a tant joué la carte du petit véhicule de loisirs. Et c’est à ce moment de sa carrière qu’il enferme son public sous un toit rigide…

Suzuki Jimny (2018)

Côté tarifs, le nouveau Jimny démarre à 17 250 € en Avantage. Même pas une finition d’appel : l’écart est trop faible (700 €) avec l’échelon Privilège, qui apporte sièges repliables 50/50, fermeture centralisée, vitres et rétroviseurs électriques. Dans les faits, le Jimny débute donc à 17 950 €.

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