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Essai Volkswagen Polo TDI : faut-il encore acheter une Polo diesel ?

volkswagen polo TDI 2018
La Polo 6 roule aussi au gazole mais son logo TDI n'est plus aussi attirant qu'auparavant.

Le public boude les petits voitures diesels qui restent pourtant nécessaires pour une partie des automobilistes. La Polo 6 équipée du nouveau 1.6 TDI de 95 ch peut-elle encore séduire ?

Voiture à l'essai : Volkswagen Polo 1.6 TDI 95 ch Confortline

À partir de
21 230 €
ni bonus
ni malus

Page 1Essai Volkswagen Polo TDI : faut-il encore acheter une Polo diesel ? 

Depuis son lancement fin 2017, la nouvelle Polo roule quasi exclusivement à l’essence. Plusieurs raisons à cela : les clients se détournent massivement du diesel sur les petites voitures, les moteurs essence TSI sont pertinents sur la Polo et le moteur TDI est arrivé tardivement pour cause d’homologation repoussée. Le résultat est sans appel : le diesel représente seulement 8 % des commandes de la Polo depuis janvier 2018 avec le 1.6 TDI décliné en deux puissances, 80 et 95 ch.

 

Prix Volkswagen Polo TDI 2018

Au catalogue depuis le début de l’année mais livrable depuis peu, la Polo 6 diesel reçoit un nouveau 1.6 TDI qui intègre la technologie SCR avec traitement AdBlue pour réduire les émissions de Nox. Ce moteur est équipé d’un Stop&Start et l’ensemble est calibré pour des émissions de CO2 de 97 g/km avec roues de 15 pouces et 99 g avec du 16/17 pouces. C’est le point fort de cette version, non pas pour les particuliers, mais pour les entreprises dont la TVS (taxe sur les véhicules de société) est indexée sur le niveau de CO2…. et divisée par deux pour les voitures qui passent sous les 100 g de CO2/km.

volkswagen polo TDI 2018
La Volkswagen Polo 6 TDI est ici photographiée en finition Confortline.

Le prix de la Polo TDI 95 démarre à 18 490 € en Trendline et passe à 20 770 € en Confortline comme notre modèle d’essai. Elle doit se contenter d’une boîte manuelle à cinq rapports, mais peut disposer de la DSG7 contre un supplément de 2 080 €. Le niveau Confortline propose un équipement de série sans générosité, à part l’écran tactile de 8 pouces avec système audio 6 HP. Mais la présentation intérieure comme extérieure manque vraiment de charme par rapport à une Carat. Comparée à la Polo TSI 95 de même puissance, la Polo TDI est plus chère de 2 390 €. Le surcoût du diesel devient quasiment impossible à amortir compte tenu du resserrement du prix des deux carburants à la pompe et de la sobriété de la version TSI sur la route.

 

Au volant de la Polo TDI 95

Si les diesels modernes limitent leurs vibrations et leur niveau sonore sur les grands véhicules, ce n’est toujours pas le cas sur les voitures de petit format. La Polo 6 TDI le confirme avec un grondement omniprésent du moteur dans les bas régimes et sur autoroute. Ce n’est pas non plus insupportable et, en échange de son bavardage, la mécanique diesel fournit des reprises vigoureuses à 2 000 tr/min que ne peut offrir son homologue à essence. On tient donc un bon rythme routier en roulant sur le « couple », sans forcer, ce qui est favorable à la consommation.

volkswagen polo TDI 2018

La conduite assez fluide est aussi assurée par le maniement rapide de la boîte mécanique. Mais on cherche le sixième rapport une fois sur l’autoroute pour diminuer le régime moteur et donc le niveau sonore. Pour cela, il faudra opter pour la DSG7. En revanche, ce qui n’est pas corrigeable c’est le Stop&Start bruyant et trop lent au point de rater quelques démarrages. Le mieux est de le neutraliser. De toute façon, la Polo TDI est très sobre en ville, bien plus que la TSI équivalente, et cela reste son point fort par rapport à l’essence. Sur la route et l’autoroute, notre test de consommation s’est soldé par une moyenne de 5,6 l/100 km qui n’a rien d’extraordinaire, mais que l’on peut mettre sur le compte du manque de rodage de notre modèle d’essai qui ne comptait que 30 km lors de notre prise en main.

Si la mécanique de cette Polo diesel est moins douce que celle de la version à essence, pour le reste on retrouve les qualités de la Polo 6. Le bon compromis entre confort et dynamisme, la direction précise ou encore la bonne aisance au volant sont de mise, au point que cette Polo n’a jamais autant mérité son surnom de « petite Golf ». Le seul bémol vient de la monte pneumatique Hankook Kinergy en 185/65 R15, en série sur la Confortline, qui manque de tenue et provoque l’effet « paillasson » : dans un virage pris avec un peu de dynamisme ou lors de freinages appuyés, la voiture se dandine sur ses flancs de pneus hauts et mous.

 

Dans l’habitacle de la Polo Confortline

L'habitacle de la Polo est devenu vaste grâce aux dimensions au hausse. Dommage, aisance ne rime pas avec bienveillance cÎté présentation. En Confortline, l'habitacle manque cruellement de charme : gris c'est gris. La qualité de fabrication est au rendez-vous.
L'habitacle de la Polo est devenu vaste grâce aux dimensions au hausse. Dommage, aisance ne rime pas avec bienveillance côté présentation. En Confortline, l'habitacle manque cruellement de charme : gris c'est gris. La qualité de fabrication est au rendez-vous.
Les compteurs sont classiques, mais trÚs lisibles et précis. L'écran central fait office d'ordinateur de bord.
En Confortline, la Polo est dotée de la climatisation à commande manuelle et d'une prise USB.
Les compteurs sont classiques, mais très lisibles et précis. L'écran central fait office d'ordinateur de bord.
Le Bluetooth est de série mais pour profiter de la navigation GPS, il faut cocher l'option à 800 €.
L'écran tactile de 8 pouces est le morceau de choix avec une belle qualité d'écran et un graphisme soigné.
Le Bluetooth est de série mais pour profiter de la navigation GPS, il faut cocher l'option à 800 €.
Bon coffre facile à charger, double plancher et dossiers de banquette 60/40 : la Polo n'a pas peur des voyages.
La Polo 6 a « poussé les murs » au point d'offrir la meilleure habitabilité du segment aux places arrière.
Bon coffre facile à charger, double plancher et dossiers de banquette 60/40 : la Polo est pratique.
Bon coffre facile à charger, double plancher et dossiers de banquette 60/40 : la Polo est pratique.

 

Concurrence Volkswagen Polo TDI

Le recul du diesel dans la catégorie touche l’ensemble des modèles, au point qu’il représente aujourd’hui 26 % des ventes du segment. Les concurrentes Peugeot 208 et Renault Clio commencent à avoir des kilomètres au compteur puisqu’elles seront toutes deux renouvelées l’an prochain. En attendant, la 208 BlueHDi 100 (20 000 € en Signature) avance un peu plus d’équipements, alors que la Clio dCi 90 (19 600 € en Limited) rate le coche fiscal auprès des entreprises avec un CO2 à 104 g/km. La plus pertinente est certainement la Citroën C3 BlueHDi 100 Shine (20 250 €) : présentation pimpante, meilleur confort, équipement plus généreux et un CO2 à 95 g/km qui ouvre en grand la voie des ventes aux sociétés.

 

Bilan essai Volkswagen Polo TDI 95

volkswagen polo TDI 2018

L’évolution de la fiscalité sur l’essence et le gazole plombe la rentabilité des petits modèles diesels, sans parler des incertitudes sur la revente d’ici 5 ans de ces versions. La Polo TDI n’échappe pas à cette règle, et elle a en plus dans les pattes la version TSI 95 plus pétillante à conduire et qui sait rester sobre. Les gros rouleurs étant rares dans cette catégorie chez les particuliers, le dernier refuge pour la Polo TDI demeure le marché des entreprises où son CO2 permet encore de réduire l’impact fiscal et le budget carburant.

 

On aime

• Citadine spacieuse et pratique
• Consommation autoroute et ville vs essence
• Fiscalité intéressante pour les entreprises


On regrette

• Mécanique bruyante, Stop&Start lent
• Boîte à 5 rapports seulement
• Rentabilité vs essence
• Présentation en Confortline
 

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