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Essai Volvo V60 D3 : notre avis sur le diesel de 150 ch

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Volvo V60 D3 (2018)
Volvo veut sortir du diesel, mais la V60 n'est disponible qu'avec les D3 et D4 en France...

Nous avions déjà pris en main le nouveau V60 dans sa version diesel 190 ch. Mais sur notre marché, c'est bien le modèle D3 de 150 ch qui risque de faire le plus d'adeptes, d'autant plus qu'il s'agit de la seule autre motorisation proposée au catalogue.

Voiture à l'essai : Volvo V60 D3 150ch AdBlue Inscription Geartronic

À partir de
48 600 €
50 € de malus

Page 1Essai Volvo V60 D3 : notre avis sur le diesel de 150 ch 

Le Volvo V60, c’est d’abord une ligne : à l’heure où les spécialistes allemands du luxe se cherchent un peu, il faut bien admettre que le constructeur suédois leur administre quelques sérieuses leçons de design. Son nouveau break fait mouche grâce à un style limpide, qui sait où il va et ne multiplie pas les traits et les gimmicks. Reste que sur un marché où les clients sont en très grande majorité des sociétés, faire joli ne suffit pas. Malgré les grandes déclarations, il faut encore passer par la case diesel et si possible en plusieurs niveaux de puissance.

Volvo V60 D3 (2018)

Même Volvo, qui a annoncé à cor et à cri sa volonté d’abandonner ce type de motorisation dès l’année prochaine a bel et bien homologué son break en deux versions quatre cylindres D4 190 ch et D3 de 150 ch. Comble de l’ironie, ce sont même les seules versions disponibles au tarif France, en attendant l’arrivée des hybrides à la fin de l’année. Et vu les puissances élevées de ces derniers (340 et 390 ch), on voit mal comment la marque suédoise pourrait y renoncer de sitôt. La version D3 150 risque bien d’être sur notre marché le V60 le plus diffusé et ce pendant encore un moment. Même à ceux qui clament leur aversion du gazole, ce carburant révèle des attraits de drogue dure ! 

 

Volvo V60 : des tarifs « premiums », mais pas trop…

Depuis quelques années, Volvo se considère comme un constructeur  premium à part entière, et a abandonné toute velléité de concurrencer les généralistes. Cela se voit au niveau des tarifs, puisque la gamme V60 démarre à partir de 36 500 €. Et encore ne s’agit-il là de la version à boîte manuelle du D3, dotée du premier niveau de finition « V60 » plutôt chiche. Le ticket moyen se situe aisément au-dessus des 40 000 € tandis que notre modèle en finition haute Inscription tutoie les 50 000 € sans option. Il manque clairement dans la gamme V60 une motorisation d’accès aux environs des 120 ch que tous ses concurrents proposent.

Volvo V60 D3 (2018)

Il faut éplucher la liste des équipements de série pour constater que le V60 offre cependant un rapport prix/équipement nettement plus favorable que ses concurrents allemands désignés. Fidèle à la réputation de la marque, il joue le « tout compris » en matière de sécurité. Des équipements en option chez les concurrents sont systématiquement en série : c’est le cas du système anti-collision frontale ou encore du freinage post-collision. Mais cela ne s’arrête pas là : notre modèle Inscription est certes un peu plus cher qu’une Audi A4 Avant TDI 150 S tronic Design, mais il offre en sus le cuir, les jantes de 18 pouces ou encore la connectivité Google Car et Android Auto...

 

Au volant de la Volvo V60 D3

Volvo V60 D3 (2018)

Volvo a rarement fait figure de référence en matière de mise au point des châssis et d’agrément de conduite. Il faut cependant reconnaître que le V60 fait de sérieux progrès en la matière. Certes, on peut encore lui reprocher un filtrage insuffisant des irrégularités, mais l’amortissement non piloté se montre plutôt efficace sur tous les types de route au-dessus de 50 km/h. Sans être un modèle en la matière, la direction offre une consistance bien dosée et n’offre plus cette sensation artificielle que l’on pouvait reprocher à d’autres modèles de la marque.

Bref, sans rivaliser avec une Peugeot 508 ou même une BMW Série 3 Touring, le V60 se révèle agréable à mener. Pour autant, il subsiste des défauts, à commencer par le caractère vibrant du diesel au ralenti et bruyant dès qu’on accélère : il fait toujours entendre une note désagréable. Puisque ce n’est pas en faveur de l’insonorisation, on se demande bien à quoi servent tous ces kilos superflus que traîne le V60. Avec 1 729 kg en version BVA, ce break ne pèse rien moins que 200 kg de plus qu’une Audi A4 Avant TDI 150 S tronic 7. Si on le compare au break 508 BlueHDi 130 EAT8 l’écart atteint 250 kg ! On n’ose imaginer la masse des futures versions hybrides…

Volvo V60 D3 (2018)

Cet embonpoint se manifeste par un manque de vivacité évident compte tenu de la puissance. Les accélérations apparaissent un rien paresseuses malgré l’efficacité de la transmission à huit rapports. Il en résulte également une consommation réelle assez éloignée des chiffres normalisés. Nous avons relevé une moyenne de 7 l sur un parcours mixte mené sans excès. Il est temps que les Volvo entreprennent un sévère régime !

 

Dans l’habitacle du Volvo V60 D3

Volvo V60 D3 (2018)
Bien dessiné à l'extérieur, le V60 l'est aussi à l'intérieur. Le style est reposant et l'ergonomie « tout écran » plutôt bien pensée, sans excès de fonctionnalités. En revanche, certains plastiques laissent à désirer au niveau de la console centrale.
Volvo V60 D3 (2018)
L'absence de boutons peut parfois gêner le conducteur, mais le grand écran central tactile du Volvo V60 se révèle facile d'utilisation grâce à des menus bien pensés.
Volvo V60 D3 (2018)
Le volet de la console centrale découvre certes un rangement d'une longueur impressionnante, mais peu logeable pour y remiser un téléphone portable à plat.
Volvo V60 D3 (2018)
Deux adultes trouvent leurs aises à l'arrière. En revanche, le V60 n'a pas beaucoup d'égard pour le passager central, gêné par la console et par la dureté de son assise.
Volvo V60 D3 (2018)
Très bien dessinés, les sièges du Volvo V60 offrent un excellent confort d'assise, de très nombreuses possibilités de réglage et un bon maintien.
Volvo V60 D3 (2018)
Le V60 ne fait pas partie des breaks les plus logeables, mais il offre un volume correct de 529 l. L'aménagement de l'espace de chargement est très soigné.
Volvo V60 D3 (2018)
La banquette se rabat en plancher totalement plat grâce à des boutons. Attention ultime, les appuie-têtes se plient automatiquement pour faciliter la manœuvre.

 

Concurrence Volvo V60 D3

Audi A4 Avant
Mercedes Classe C Break
Audi A4 Avant

Le V60 trouve sur son chemin une concurrence particulièrement nombreuse, à commencer par celle venue d’Allemagne. Les trois spécialistes du premium proposent tous des modèles 150 ch. Le confortable Mercedes Classe C, qui vient d’être restylé s’oppose à notre Volvo dans sa version C200d 9G Tronic Avantgarde Line facturée 46 000 €. Hormis l’Audi A4 Avant déjà cité s’ajoute également le BMW 318d Touring, facturé 50 800 € en finition Luxury, qui va cependant être remplacé dès l’année prochaine.

V60 doit également compter avec la concurrence des constructeurs généralistes. Le plus proche en gabarit et en volume intérieur est sans conteste le Peugeot 508 SW, bientôt à l’essai dans nos colonnes. Son volume de coffre est quasiment identique à celui du Volvo mais il ne compte pas de motorisations exactement identiques puisque la version la plus proche en est le BlueHDi 160 ch, facturé 41 200 € en version GT Line. Moins porté sur l’élégance, le Volkswagen Passat SW joue en revanche sur le volume de chargement avec ses 650 l de volume utile. Il s’échange contre 46 840 € en version TDI 150 DSG7 Carat Exclusive.

Volvo XC40
Volkswagen Passat SW
Volvo XC40

Enfin, les clients pourraient bien hésiter avec le SUV Volvo XC40, qui offre une habitabilité similaire dans un gabarit un peu plus compact.

 

Bilan essai Volvo V60 D3

Volvo V60 D3 (2018)

Le Volvo V60 se montre plutôt plaisant à la conduite, offre un coffre bien aménagé, un habitacle plaisant et une habitabilité correcte. Il n’est cependant pas tout à fait au niveau des meilleurs en matière d’insonorisation, de performances et de confort. On regrette surtout sa masse élevée, qui se paie en vivacité et en consommation. Reste sa ligne extrêmement séduisante, qui aide à faire oublier ses lacunes. Et comme Volvo sait faire quelques efforts sur le plan du rapport prix/équipement, on se laisserait facilement tenter ! 

On aime

  • Style
  • Modularité
  • Châssis en progrès

On regrette

  • Moteur bruyant à basse vitesse
  • Masse très élevée
  • Détails de finition et de rangement
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